Communiqué de l’Observatoire National des Cultures Taurines…

 

Une relaxe qui incite à la récidive

 

En qualifiant l’irruption de militants anti corrida dans les arènes de Nîmes sur une base erronée, le tribunal a prononcé une relaxe incitant ceux-ci à récidiver.

A la différence des autres tauromachies qui sont encadrées par des fédérations sportives, la corrida n’a jamais été considérée comme un sport : elle est un spectacle vivant  qui a été inscrit en 2011 au Patrimoine culturel immatériel français.

Les arènes ne sont donc pas une enceinte sportive mais un lieu culturel dans lequel toute atteinte à la liberté d’expression doit être sanctionnée.

Il est à espérer que la Cour d’appel requalifiera les faits afin de condamner ces comportements délictueux et de ne pas inciter leurs auteurs à récidiver.

Pour mémoire, le fait d’entraver, d’une manière concertée et à l’aide de menaces, l’exercice de la liberté de création artistique ou de la liberté de la diffusion de la création artistique est puni d’un an d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende conformément à l’article 431-1 du code pénal.

En attendant que justice soit faite, les organisateurs de spectacles tauromachiques doivent faire preuve de vigilance partout face aux menaces explicites proférées depuis les marches du Palais  de justice de Nîmes par les agitateurs relaxés…