Ce dimanche 26 pour la clôture, Madeleine s’est mise hélas à pleurer…
Avant toute chose, il convient de souligner qu’une intervention au micro a rappelé la terrible situation liée aux incendies qui dans le Sud-Ouest a pris des proportions dramatiques. Aussi, en guise de soutien à tous ceux qui en subissent les conséquences et à ceux qui combattent le feu sans relâche, une minute d’applaudissements a eu lieu avant le paseo. Initiative aussi justifiée qu’émouvante…
Dimanche, arènes presque pleines. Toros de Victorino Martín plus un sobrero de José Cruz venu remplacer le premier, trop faible, mais sorti en quatrième position après inversion de l’ordre de sortie. Un ensemble plutôt bien présenté et armé, mais au comportement globalement décevant…
Morenito de Aranda : silence aux deux.
Román : saluts et silence.
Juan de Castilla : silence aux deux.
S’il y eut au cours de cette Madeleine 2026 des hauts et des bas, on ne pouvait imaginer que le plus dur restait à venir en ce dimanche de météo plus abordable. Et l’on dut rapidement déchanter à cause notamment d’un bétail bien peu fidèle à sa réputation, avec d’abord un premier Victorino rapidement prié de dégager la piste pour faiblesse, remplacé par la second Victorino pour Morenito auteur de trois arrancadas applaudies, mais se révélant par la suite de charge réduite. Quelques mouvements droitiers estimables, sans plus, avant une faillite totale avec la ferraille. Plus tard, Morenito ne pourra réussir le desquite face au sobrero avec lequel les choses se diluèrent rapidement, le tout manquant de chispa, mais non d’éclats de voix. Demie après deux pinchazos.
Après deux rencontres et un quite cafouillé par gaoneras de Juan de Castilla puis un salut de Víctor del Pozo avec les palos suivi d’un brindis à l’assistance, Román se montra appliqué dans son entame de faena, mais les choses n’ont pas duré, preuve en est un lancement de la musique refusé illico par le respectable ! La suite par pinceladas, mais sans rythme soutenu, avant entière au second envoi. Le quinto prit deux piques sans style avant une faena soporifique sans grand écho sur les étagères.
On s’est longtemps demandé si Juan de Castilla pourrait venir honorer son contrat au Plumaçon après sa grave blessure de Pamplona, eh bien oui, le Colombien était bel et bien là. Son adversaire prit une première pique rectifiée suivie d’une autre sans grand éclat. Second tercio médiocre puis brindis aux gradins d’une faena énergique, mais de peu de fonds. Metisaca suivi d’un chapelet de pinchazos. Avec l’ultime, deux rencontres ont précédé un dernier trasteo inconsistant libérant un conclave fort déçu et qui le fit savoir après deux pinchazos suivis d’une entière caída. On aurait aimé bien sûr un tout autre épilogue…
(Demain lundi, retour sur les corridas d’Orthez et Beaucaire)…



