Retour par Freddy Porte sur la prestation de Léa Vicens lors de la corrida mixte du dimanche 9 août à Vauvert…

 

Quel plaisir, le diable n’en croyait pas ses yeux : No hay billetes !…

Paséo couleur locale : 2 cavalières alguaciles en selle et tenue gardianne sur leur sympathique Crin Blanc…

Léa en tête, le défilé s’immobilise pour une Marseillaise reprise en chœur.

Deux toros de Fermín Bohórquez seront opposés à la rejoneadora en première et cinquième position pour cause de blessure de Castella.

Avec 480 kg, le N° 49 Universo fut combattu le premier et reçu par Pistacho pour deux châtiments : le premier le meilleur, le second un peu bas.

Jocker fut sublime lors de 2 banderilles de face à piton contraire. Le Braga se montrant également très à l’aise dans les déplacements latéraux.

La faena se poursuivit avec Diluvio et 3 banderilles à son actif : les 2ème et 3ème furent les meilleures. Subtiles images que de voir le noir arabisé, tel un patineur, glisser hanches en dedans avec grâce et aisance…

Une belle entrée en scène au pas dit espagnol et Fermín apparaît : 2 courtes rematées par une levade. Place laissée à Espontáneo pour une bonne entière sans casser le manche qui nécessita cependant 4 descabellos. Ainsi s’envolèrent les trophées mérités par la faena. Saluts aux tiers.

 

Collarín, le second opposant de Léa, portait le numéro 128 pour un poids de 492 kg.

C’est Guitarra, fidèle jument isabelle en perpétuelle progression qui eut en charge de recevoir le Bohórquez. La yegua a gagné encore en flexibilité latérale et pèse davantage sur son adversaire.

Un peu distrait, il faudra pour réveiller l’humeur belliqueuse du pensionnaire d’Arcos de la Frontera, un premier castigo. Un second fer et d’excellents recortes avant de laisser la place à Betico : 3 banderilles à tira en pesant sur l’extérieur successivement posées avec le Peralta. Une génuflexion pour saluer le cornu. Ce dernier transmettant plus que le premier fut tout aussi noble.

Et voilà Pantera qui vient interpréter une des dernières créations de la Nîmoise : piaffer dos au toro avant de se retourner et de clouer 3 bâtons identiques. Un peu plus précipité que de coutume.

Dès son apparition, Greco salue à l’estribo : 2 courtes avant que le fidèle Espontáneo n’entre en scène pour une belle entière après un pinchazo sans lâcher.

Malgré la qualité du rejón, le toro tarda quelque peu à se coucher, ce qui déclencha quelque impatience dans les gradins : 1 oreille.

Léa Vicens fut l’auteure de deux belles faenas harmonieusement construites.

 

Freddy Porte