L’aventure continue…
Dimanche 23, novillada sans picador des fêtes. Près de ½ arène.
Noel García : palmas et saluts.
Fernando Vanegas : oreille et tour de piste.
Maxence, le sobresaliente, a effectué deux beaux quites par chicuelinas et véroniques.
Le prix des clubs taurins a été partagé entre les participants.
Paola Martin, ganadera de « La Rosa », a été récompensée après le paseo pour la prestation de son bétail qui faisait sa présentation l’an dernier dans ces mêmes arènes.
Maubourguet, commune fleurie du Val d’Adour, est désormais la seule à organiser une novillada dans le département des Hautes Pyrénées. C’est une sorte de village gaulois qui y maintient la tradition contre vents et marées. On le doit à son club taurin et à son président Pascal Bouneau qui n’économise pas ses efforts. Il est bon d’honorer ici cette détermination. L’entrée du jour sensiblement supérieure à celle des années passées est réconfortante pour l’avenir. Pascal Bouneau l’a annoncé dès la fin du festejo : « il y aura bien une novillada l’an prochain ». Olé !
Les fracassants débuts de la Rosa, ganadería d’origine Murube installée dans le Pays Basque dans le village d’Araute Charrite, avaient attiré de nombreux aficionados. La cuvée de cette année était impressionnante de trapío et aurait pu supporter un puyazo. Elle eut un comportement divers avec un excellent troisième mobile, répétant et humiliant en fin de faena. Le second avait sa part de complications manifestées par des hachazos violents. Violent aussi le quatrième qui monta sur Vanegas à plusieurs reprises jusqu’à laisser le Vénézuélien sans chaquetilla pour terminer son travail en chemise. Plus abordable le premier. Tous sont morts bouche fermée, au centre, sans démonstration de faiblesse préalable et après avoir fait preuve de mobilité.
Bref, ça n’était pas du gâteau, mais les deux jeunes appelés ont été à la hauteur du challenge proposé. Remplaçant de dernière minute, (Julio Martin forfait, Noel qui est le fils du grand picador « El Legionario » a montré qu’il avait déjà un solide bagage. Il ne se laissa impressionner par la taille de ses deux opposants et les conduisit avec autorité à la muleta tout en gardant une certaine distance (prudence nécessaire dans le contexte).
Il ne put conclure à la mort, à l’estoc comme au verduguillo, et dut se contenter d’un succès d’estime.
Fernando Vanegas n’est autre que le jeune frère de Manolo Vanegas, cruellement blessé lors d’une tienta. Le jeune homme possède ce côté battant des toreros d’Amérique latine. Il banderilla en s’exposant ses deux adversaires, concluant ses tiers par des paires al violín. Varié à la cape, il proposa des suertes diverses comme une lopecina difficile à réaliser car le toro ne venait pas d’assez loin. A la muleta, il choisit la gauche lors de son premier passage et on vit l’animal sous sa meilleure facette.
Faena larga conclue par un estoconazo qui fit tomber le mouchoir blanc présidentiel. Il attaque le sixième, moins avenant, par doblones autoritaires et construit une faena essentiellement défensive, mais qui avait son intérêt. L’imprécision à l’épée l’empêcha de doubler la mise et il se contenta d’une vuelta…
Pierre Vidal – Photos : Pierre Delhoste






