Errare humanum est, perseverare diabolicum…

 

Nous avons publié un article sur la présence des toreros français à Ronda. Dans la liste, nous avions oublié la novillada de la Goyesque de 1996.

Ce jour-là, la France taurine est doublement à l’honneur. Figurent au cartel l’élevage d’El Palmeral, dont les terres se trouvent alors vers Bidache (entre Béarn et Pays Basque), et le torero né à Hendaye, Rafael Cañada.

 

Les liens entre Antonio Ordóñez et Olivier Martin, propriétaire du fer d’El Palmeral, étaient très étroits. C’est par l’intermédiaire de l’épouse du ganadero, l’artiste Hélène Peyruqueou, qui avait dessiné une affiche pour un festival à Villeneuve-de-Marsan, que cette histoire a commencé. Le torero de Ronda avait « flashé » sur cette peinture et invita l’artiste à dessiner le cartel d’une goyesque. C’est ainsi qu’une amitié profonde et solide se créa entre les deux hommes.

Rafael Cañada était apodéré par Olivier Baratchart, ami de longue date d’Olivier Martin. Par ce biais, le torero d’Hendaye fit sa présentation en Espagne, en novillada piquée, à Ronda.

 

À noter que ce jour-là, Morante de la Puebla, qui n’était pas encore le Genio que l’on connaît, se présentait lui aussi à Ronda. Le troisième homme était David Vilariño. Sur les six novillos prévus, seuls cinq purent sortir. Un Pilar Lezcano, épouse d’Ordóñez, compléta l’affiche…

Jean Charles Roux