Rupture 2019…

 

« Je n’ai jamais détesté un homme après une rupture au point de lui rendre ses diamants ».

Zsa Zsa Gabor (1917/2016).

 

« Cinq ans, c’est une éternité dans la vie d’un torero. Plus encore lorsqu’elle se déroule dans un contexte si souvent hostile, et pourtant, des défis inédits ont été relevés et transformés en étapes marquantes. En sommets, en apothéoses. Mais jamais seul. Un torero n’avance jamais seul. Il est toujours accompagné de personnes essentielles qui partagent sa foi en ces défis et qui, ensemble, les transforment en étapes marquantes. Les personnes qui ont tant partagé avec moi ces cinq dernières années partagent un nom de famille et des liens du sang. Mais pas seulement : elles partagent aussi une philosophie de vie, une manière d’être et d’agir dans l’arène. De plus en plus exclusive, car de plus en plus rare. Je l’appelle la noblesse. Car la famille Lozano, mes compagnons de route durant ces cinq dernières années – si difficiles, si intrépides, si importantes et si inoubliables pour moi – incarne la noblesse de la tauromachie.

La vie est un voyage. Un voyage constant. Et ce voyage s’enrichit lorsqu’il est accompagné d’une figura aussi humaine et tauromachique que Don Pablo Lozano. Le «Don» précède toujours le terme employé lorsqu’on s’adresse à un homme de la tauromachie et de la vie. Comment vous remercier, maestro, pour tant d’enseignements, tant de sagesse et l’immense chance de vous connaître personnellement et d’apprécier votre compagnie ? Mes plus profonds respects, Don Pablo. Quant à vous, Luisma, c’est avec vous que nous avons eu notre première conversation, notre accord pour marcher ensemble, notre poignée de main, notre présence si proche, même si les exigences liées à la gestion d’une figure historique comme El Juli ne nous permettaient pas de partager tous les après-midis, tant d’après-midis de corridas. Mais vous étiez toujours là, avant et après, toujours attentif, toujours présent. Comme un torero se doit de le faire. Cela, et le fait d’être traité comme un torero. Vous avez rapidement compris mes besoins, Luisma, ce que ma carrière exigeait et méritait, et vous avez défendu les deux avec un engagement total et une détermination sans faille à ce que la place et les manières appropriées soient respectées. C’était difficile, n’est-ce pas, Luisma ? Mais aussi passionnant. Et magnifique. Et stimulant. C’est pourquoi j’ai le sentiment que vous avez marqué un tournant dans ma carrière.

Toi, Luisma, et toi, Pablo. Mon écuyer, mon ombre, mon soutien. Une amitié indéfectible, loyale et inconditionnelle. Modération et bonnes manières, bienveillance et équilibre. Sérieux. Une conduite exemplaire, j’insiste. Si rare de nos jours, où le rôle de manager d’un torero est si peu compris comme celui de celui qui le soutient, comme tu l’es. Nous avons formé une équipe, Pablo, et tout ce que nous avons accompli, nous l’avons accompli ensemble. Ensemble, nous avons gravi chaque échelon, chaque pente, et ensemble, nous avons atteint chaque objectif. Et quels objectifs ambitieux, n’est-ce pas, Pablo ? Merci infiniment, manager !

Il est vrai que le moment est venu pour moi d’emprunter une autre voie. C’est la vie. Cela arrive dans tous les domaines : les affaires, la famille, et même la tauromachie. Et je franchis cette étape avec la détermination de continuer à tracer mon propre chemin, de relever de nouveaux défis, de rêver à de nouveaux sommets. Bref, d’avancer, mais avec la conviction d’avoir partagé avec vous cinq années merveilleuses et marquantes, des années fondamentales et inoubliables. Vous faites et ferez toujours partie de Diego Ventura ».

 Diego Ventura

Datos

Diego Antonio do Espírito Santo Ventura «Diego Ventura», né le 4novembre 1982 à Lisbonne ( Portugal ).

Débuts : 1996.

1ère corrida de rejón : 21 février 1998 à Churriana.

Alternative : 13 septembre 1998 à Utiel ; parrain : Joao Ventura (son père) ; témoins : Francisco Benito et Sergio Galan ; ganadería d’El Campillo.

Confirmation à Madrid : 3 juin 2000 ; parrain : Fermín Bohórquez ; témoins : L.A. Domecq et Martín González Porras.

18 Puertas Grandes à Madrid où, en 2018, il coupa 5 oreilles et une queue.

10 Portes du Prince à Séville.

Apoderados successifs : Manuel Álvarez Canorea ; casa Matilla ; casa Lozano de novembre 2014 à octobre 2019. Depuis 2020, Andrés Caballero gère la carrière du rejoneador de La Puebla del Río.

Pablo Lozano Martín (Alameda de la Sagra, 29 de agosto de 1931/Madrid, 29 de octubre de 2020), apodado como La Muleta de Castilla, fue un torero, empresario y ganadero de bravo. Hermano de Manuel, Eduardo y José Luis Lozano, fue apoderado de importantes diestros desde los años ochenta así como propietario de la ganadería de Alcurrucén, El Cortijillo y de Hermanos Lozano.

Luis Manuel Lozano (Madrid, 1966/), también apodado « Luisma », procede de una de las familias más influyentes de la tauromaquia. Es hijo de Pablo Lozano. Si bien también alberga la ambición de volver a ser empresario de la plaza de Las Ventas, cargo que ejerció junto a su familia, es el oficio de apoderado el que más le apasiona.

Luis Manuel Lozano ha dirigido la carrera de toreros de primer nivel: Rincón, El Juli, Castella, Luque…

Patrice Quiot