Mercredi 19 Juin 2019
Arles, Dax…
Dimanche, 09 Septembre 2012

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Sortie a hombros de Pablo Hermoso de Mendoza et Juan Bautista. A Dax, c’est Iván Fandiño qui a franchi la Grande Porte…

Beau temps, plus de trois quarts d’arène, areneros et palco en tenue goyesque, arène magnifiquement décorées avec une piste ocre soulignée de paillettes dorées sur les lignes. Deux toros de La Capea pour le rejón et quatre de Victoriano del Río (le 3 de Cortés), meilleur le premier pour Juan Bautista, plus compliqués les autres.

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Remarquable accompagnement musical de l’orchestre Chicuelo II et des Chœurs de Voce…

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Pablo Hermoso de Mendoza (silence et deux oreilles) a étonnamment paru hésitant et peu à l’aise avec son premier. Plusieurs touchettes avec Viriato, un peu mieux avec trois courtes sur Pirata, mais rejón final tombé. Il se rattrapa avec son second opposant avec qui le public retrouva le virtuose qui met le feu. Grande démonstration avec notamment Manolete, Icaro et Pirata, au son de Clavelito, avec ce coup-ci un rejón d’effet immédiat.

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Juan Bautista (deux oreilles et palmitas) accompagna Mendoza dans sa sortie par la grande porte grâce à une excellente faena distillée au meilleur toro de Victoriano del Río. Après un bon capoteo,  deux piques cuidées et un bon second tercio, l’enfant du pays brinda au peintre Loren, qui aurait pu lui aussi sortir a hombros pour la superbe faena qu’il a dessinée en piste et autour des barricades.

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Au son du Concerto d’Aranjuez, bonne entame avec cambio, séries templées et ajustées sur les deux côtés, trois dosantinas et final luquesino. Entière.

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Le cinquième ne sortait pas du même tonneau et après trois rencontres poussées, mais en sortant seul, Jean-Baptiste se ploya sur l’entame avant de s’engager dans une faena complète manquant toutefois de transmission car, par la faute du bicho, il manquait un troisième temps à la valse ! Entière et descabello.

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Manzanares (saluts et silence) ne nous a pas paru très à son aise, suite à sa longue période de récupération. Il faut dire qu’il n’a pas eu face à lui le toro qui aurait pu totalement s’accorder avec la virtuosité de l’accompagnement musical… Avec le troisième, de Cortés, il distilla de superbes véroniques templées avec lenteur et rematées par une rebolera de catégorie. Forte poussée du toro avec piquero en perdition qui se fit confisquer son palo, Manzana se faisant menacer au moment de vouloir le récupérer… Second assaut cuidé, bon tercio de banderilles et face à un adversaire qui ne se livrait qu’à petite dose, Manzana insista, sous l’air de Manolete, finissant par lui soutirer de somptueux redondos. Légèrement bousculé à gauche, il se reprit bien sur un final enchaîné sur les deux rives. Las, ce qui était l’une de ses spécialités, l’épée, l’a totalement trahi, Manzana en finissant d’une entière tendida après deux pinchazos puis deux descabellos.

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Face à l’ultime, l’Alicantino signa un superbe enchaînement par véroniques, chicuelinas et rebolera. Deux bons puyazos avant un quite de Morenito de Nîmes par farol. Saluts de Trujillo pour une paire exposée à la porte de l’arrastre entame templée à droite, faena élégante et racée face à un toro noble mais violent à qui il manqua beaucoup de choses et qui finit rajado. Nouvel échec avec la rapière ponctué de deux avis.

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DAX

Samedi, 2ème de Toros y Salsa.
Plein. Six toros de Fuente Ymbro.

El Cid en rose et or: un avis et silence et sifflets.
Ivan Fandiño en vert et or: une oreille et deux oreilles.
David Mora: en fuschia et or: silence et une oreille.

Sortie par la Porte du Prince d’Ivan Fandiño.
Saluts des banderilleros Roberto Martín "Jarocho" et David Díaz "Llaverito".

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Magicien des ruedos, Ricardo Gallardo avait emmené dans ses bagages six estampes, dont deux "jaboneros" (2ème et 4ème) superbes. Des "Fuente Ymbro" qui prirent au total 14 piques et donnèrent par la suite un jeu passionnant. On fera une exception: le troisième, juste de forces, qui se défendait sur place. Les premiers, seconds - pour lequel le public a demandé la vuelta - et surtout le sixième donnèrent un jeu plein de piquant, de relief, tenant en haleine public et professionnels.

Le Cid, qui pourtant toucha un bon lot, ne fut pas à la hauteur de ce que demandaient les sujets du sieur Gallardo. Qu’elle est loin cette fameuse main gauche qui fit sa réputation ! Peu inspiré, souvent pris en défaut, la muleta touchée, il souffrit de la comparaison. Il connut mille morts à l'épée et finit par se faire siffler par un secteur du public. Le torero de Salteras n'est plus que l'ombre de lui-même...

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Iván Fandiño sortit plein d'enthousiasme pour profiter de la fête. Il débuta ses deux faenas par le haut, les pieds immobiles, assujettissant le fauve jusqu'à sept fois de rang lors de son second passage. Le torero d'Orduña eut le mérite d'appeler ses adversaires de loin, ceux-ci répondant promptement à ses cites impressionnants. Il mit le toro en valeur, ce qui est - à juste titre - au goût du jour. Le public emballé ne lui mégota pas son soutien et Fandiño construisit ses deux faenas dans un enthousiasme de bon aloi. Final par "bernerdinas" (au 1er) puis par "manoletinas" (au 2ème) ajustées au millimètre, bien dans son style téméraire et engagé. Deux estocades à "la ley" et l'affaire était dans le sac...

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David Mora a dessiné les meilleures véroniques de la journée: soyeuses, rythmées, dominatrices aussi. Il domine parfaitement le toreo de capote. Il tomba sur le "garbanzo negro" de l'après-midi et ses efforts - réels pourtant - se perdirent. Une entière dans l'indifférence générale. Il avait décidé de ne pas se laisser manger la laine sur le dos et sortit motivé pour le vibrant sixième. Il le cita lui aussi de loin et lia de belles séries avec de la lenteur et du charme, sur les deux côtés. Une épée tombée limita son succès.

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Le torero basque connut la joie de traverser le parc Théodore Denis sur les épaules de solides dacquois qui le déposèrent au pied du "Splendid", le palace bien nommée.
Samedi matin, 1/3 d'arène. 1ère de "Toros y Salsa".
4 novillos du Lartet

Lama de Gongora: un avis et silence et salut.
Lilian Ferrani: salut et salut.

Belle présentation des Lartet; le premier compliqué et partant aux planches, les trois autres nobles mais justes de forces. Quelques bonnes séries de Lama de Góngora à son second passage. De la volonté et une certaine maturité chez Lilian Ferrari qui accueillit son second par une larga de rodillas. Dans l'ensemble, on a été déçu.
Pierre Vidal

Avec Feria TV, la vidéo de la corrida en cliquant ICI

 

Paul Hermé

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