Vendredi 24 Mai 2019
Encerrona de Juan Bautista à Istres
Dimanche, 16 Juin 2013

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Beau temps, arènes pleines. Toros de Puerto de San Lorenzo, Victorino Martín, Jalabert frères puis un sobrero d’Antonio Palla, Miura, La Quinta et Torrestrella.

A l’issue du paseo, le maire d’Istres, François Bernardini, et Bernard Marsella, entourés d’un groupe d’Arlésiennes, ont remis la médaille de la ville à Juan Bautista.
Juan Bautista : saluts, deux oreilles, oreille, oreille, deux oreilles et rabo symboliques et applaudissements.


On a souvent une petite appréhension en se rendant aux arènes pour assister à une encerrona, de peur que le torero qui se livre à ce genre d’exercice ne puisse exposer une variété dans son jeu, ce qui risque de le rendre trop répétitif. Mais ce jour, dans la plaza du Palio, Juan Bautista s’est montré varié et a fait preuve tout au long de la tarde d’une entrega, d’un soin de la lidia et d’une maîtrise technique qui lui ont fait franchir l’épreuve avec succès…


Son premier adversaire, du Puerto, a été accueilli par larga puis capoteo décidé, Jean-Baptiste entrant d’emblée dans le vif du sujet. Le bicho cassa quelques planches au passage, prit une pique, et après un bon tercio de banderilles puis brindis au public, l’Arlésien signa un trasteo agréable, correspondant bien aux caractéristiques de son opposant, plus noble que solide. Il donna bien la distance et construisit plusieurs échanges valeureux, le tout se terminant par manoletinas au fil des planches. Pinchazo, demie et descabello.

 

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Juan Bautista se fit ensuite applaudir sur une excellente réception au capote de son Victorino qui prit trois piques, bien la première, et plus spectaculaires les deux suivantes en partant de loin, Tito Sandoval se faisant ovationner. Brindée à sa sœur, la faena comprit de bons enchaînements sur les deux rives, avec notamment plusieurs séries de naturelles au tracé irréprochable. A la fin, il planta l’épée dans le sable pour parachever son œuvre qui lui valut deux trophées après une demi-lame. Le Victorino a été honoré de la vuelta posthume et le ganadero est venu en piste congratuler l’Arlésien dans un abrazo bien sympathique.

 

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Le Jalabert s’invalida après deux puyazos de Gabin puis une vuelta de campana et fut remplacé par un Palla piqué en deux fois avec lequel Juan traça quelques muletazos valeureux à un opposant vite attiré par les planches. Trois quarts et descabello.

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Le Miura fut reçu par plusieurs capotazos décidés, prit cinq piques sur des assauts de plus en plus reculés, les deux derniers depuis le toril. Ovation au piquero puis tercio de banderilles de bon niveau avec quite par chicuelinas après la seconde paire puis saluts de Curro Robles. Début de faena énergique avec passages arrodillados, le Miura affichant une bonne noblesse exploitable sur les deux cornes. Demi-lame a recibir puis grand coup de verdugo.

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Le cinquième, de La Quinta, allait faire le spectacle par ses qualités, dès les premiers capotazos puis sur deux piques, la première poussée. Jean-Baptiste se saisit alors des palos pour recevoir une belle ovation avant de brinder au maire. Il se débarrassa alors de ses zapatillas et s’engagea dans un trasteo élégant et ajusté qui fit monter la pression sur les étagères au point que l’on sentait qu’il y avait de l’indulto dans l’air… Petit à petit, la pétition monta pour finir quasiment unanime à l’issue du faenón. Grâce obtenue pour « Golosino » et énorme ovation pour Jean-Baptiste qui savoura son triomphe avec sa fillette dans les bras…


L’ultime, de Torrestrella, n’avait pas autant de qualités, mais la messe était dite… Après deux bonnes piques à charge de Jacques Monnier, Juan brinda à l’assistance, mais le toro, soso puis parado, ne lui permit pas de transmettre autant qu’il l’aurait voulu. Entière caída après pinchazo, puis sortie triomphale dans l’euphorie générale…


En matinée, la becerrada a été entretenue, les quatre aspirants luttant bec et ongles face à du bétail Camargue d’Agu, la palme allant au Nîmois Rafi qui sortit a hombros, les autres, Antonio Garcia et Finito d’Arles, de l’ETA, ainsi que Solalito, du CFT comme Rafi, s’attirant aussi la sympathie de l’auditoire… On y reviendra.

 

Paul Hermé

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