Lundi 17 Juin 2019
Istres, Aire…
Dimanche, 16 Juin 2013

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Clôture en demi-teinte avec au final l’unique oreille de la tarde pour Alberto Aguilar…

Toutes les conditions étaient réunies pour faire de cette clôture une apothéose, mais les toreros proposent et les toros disposent… Et ce dimanche, les toros de Victorino n’étaient pas souvent bien disposés à donner le jeu qu’attendaient toreros et aficionados.

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A l’issue du paseo, les ganaderos Victorino Martín père et fils ont reçu la médaille de la ville des mains du maire, François Bernardini, et de Bernard Marsella, alors qu’Alain Bonijol se voyait remettre un souvenir pour son action en faveur de piques.

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Uceda Leal (saluts et silence), fit remarquer ses bonnes manières au capoteface à un premier opposant qui prit un puyazo. Brindis au conclave pour une faena agréable, bien dessinée sur les deux rives et conclue par une entiuère. Sans la maladresse du puntillero qui ternit l’impression d’ensemble, il aurait à mon avis mérité un trophée. Le quatrième ne sortait pas du meilleur tonneau, sa surcharge pondérale et ses réponses parfois vicelardes ne permettant pas au Madrilène d’exploiter au mieux  un fonds de noblesse toutefois exploité sur quelques passages à bâbord, les aciers finissant de faire retomber le soufflet.

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Sébastien Castella (applaudissements et silence) a fait un effort à son premier, qui n’avait rien d’une sœur de la charité… Dans l’impossibilité de lier les muletazos comme il l’aurait certainement voulu, le Biterrois fit front en aguantant au passage plusieurs scuds peu engageants. Pinchazo puis entière. Le quinto ne confirma pas l’adage et après deux piques, Sébastien tenta d’instrumenter un trasteo cohérent et suivi, sans y parvenir totalement, quelques détails gauchers relevant toutefois l’ensemble.

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Alberto Aguilar (silence et oreille) brilla au capote face au troisième qui prit une pique, puis s’engagea dans une faena approximative compte tenu des mauvaises intentions de son client qui alla vite a menos. L’ultime afficha plus de qualités et après deux rencontres carioquées, le petit Madrilène fit encore montre de sa détermination dans une faena dynamique, volontaire et techniquement cohérente. Plusieurs bons passages, notamment sur la dextre, deux pinchazos puis entière qui libéra l’unique oreille de cette tarde qui ne restera pas dans les annales. Logiquement, il a remporté le Prix Pierre Pouly au meilleur lidiador.

 

AIRE

Décadence des Prieto

Une moitié d'arène. Sept toros de Prieto de la Cal, le cinquième changé pour un sobrero du même fer.

Marc Serrano en yaourt Bulgare et or: tour de piste et silence.

Javier Castaño en petit Suisse et or: salut et silence.

Manuel Escribano en bleu sirène et or: silence et silence.

Prix du meilleur picador à Tito Sandoval pour le cinquième toro.

Salut de David Adalid et Fernando Sánchez au cinquième toro.

Brindis de Manuel Escribano à Thomas Dufau, une des rares choses à retenir.

Une moitié d'arène, à l'ombre pour l'essentiel, malgré la canicule ça n'était pas si mal. L'affiche était alléchante et on attendait beaucoup des toros de Prieto de la Cal. Ce fut, il est vrai, un régal pour la vue: deux jaboneros, deux berrendos (en blanc et noir et en blanc et marron) et des animaux bien dans le type Veragua, leurs lointains ancêtres. Mais le ramage ne fut pas à la hauteur du plumage et on ne vit pas la couleur du fromage ! L'ensemble manqua de race, de force, de piquant, de ce supplément d'âme sans lequel la corrida devient un spectacle ennuyeux. Et on s'ennuya ferme pendant trois heures.

A cela, il faut ajouter le malheureux incident du cinquième qui se blessa en piste et qu'il fallut achever d'un coup de pistolet électrique. On sauvera de cette déroute deux tiers de piques au cinquième et sixième et le tiers de banderilles de la cuadrilla de David Adalid et Fernando Sánchez dont le spectacle bien rôdé fit son effet.

Marc Serrano se confia face au naïf (soso) premier, mais cela ne passa pas la rampe. Une grande estocade permit au Français de faire un tour de piste. Par la suite, il tenta beaucoup face à une mule qui n'avançait pas, sans succès. Il s'en défit d'une bonne épée au second voyage.

Javier Castaño se livra dans son début à son premier passage. Trois séries qui permettaient d'espérer, mais le toro s'arrêta et il s'en débarrassa d'une entière tombée. Le cinquième qui avait fait de l'effet après l'intermède laborieux du toro changé, se dégonfla lui aussi et Javier peina à conclure avec l'acier.

Manuel Escribano accueillit ses deux adversaires à genoux les saluant d'un farol. Ses deux tiers de banderilles, le premier surtout, furent justement applaudis. Ils furent tous les deux conclus par des quiebros exposés. Par la suite, le courageux sévillan dut renoncer devant l'inanité des opposants. Beaucoup d'efforts de la part des Aturins qui voulaient cette année frapper un grand coup, détruits par la médiocrité des Prieto. De cet élevage mythique, il ne reste plus que de splendides carrosseries poussées par des moteurs de Vélosolex !

Pierre Vidal

 

 

Paul Hermé

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