Lundi 24 Juin 2019
Saint-Gilles, Saint-Sever, Mimizan...
Dimanche, 23 Juin 2013

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La seule oreille pour Javier Castaño et les trophées pour sa cuadrilla…

Devant des gradins abondamment garnis, par grand soleil et un Narbonnais venu agiter les voiles, les aficionados ont pu apprécier le sérieux de la présentation du lot de Baltasar Ibán qui dans l’ensemble ont donné du jeu au cheval avant de se montrer inégaux à la muleta. La palme est allée au quinto qui a eu les honneurs de la vuelta posthume. Après le paseo, une minute de silence a été observée à la mémoire du picador Fritero.

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Antonio Ferrera (saluts et silence) s’est distingué au capote face au burraco qui ouvrit la séance et après deux bons puyazos de Jacques Monnier, il se fit ovationner palos en mains. A la muleta, labeur irrégulier conclu par entière caída.

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Avec le quatrième, Zébulon allait se fâcher après que son piquero se soit fait remonter les bretelles par une partie du conclave pour s’être pris lors de la troisième rencontre pour... le poinçonneur des Lilas ! Refusant de banderiller et visiblement irrité, on pensait alors qu’Antonio allait expédier les affaires courantes, mais il eut tout de même un sursaut d’orgueil, finissant par s’arrimer pour remonter le courant avec quelques muletazos… électriques ! Las, la ferraille fut défaillante et le tout se termina dans le silence après trois pinchazos et un tiers de lame en passant par le pont du Rhône...

Javier Castaño (applaudissements et oreille) a été fidèle à sa réputation de torero qui propose un programme bien rodé avec sa cuadrilla... A son premier, Tito Sandoval piqua par quatre fois en musique, le bicho étant placé progressivement plus loin, puis l’orphéon joua encore quand le duo Adalid-Sánchez se chargea de la pose des bâtonnets, saluant comme d’habitude à la fin du tercio.

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La faena fut courageuse, entrecoupée de gestes déterminés face à un animal compliqué et dangereux, le tout allant toutefois a menos dans un final à l’emporte-pièce, les rafales n’arrangeant rien. Entière. Avec le quinto bueno, qui poussa en trois fois, bis repetita aux banderilles pour David Adalid et Fernando Sánchez puis âpre combat d’un Castaño qui fit admirer sa vaillance comme son recours, le tout étant conclu par estoconazo.

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Camille Juan (saluts et silence) brilla au capote lors de la réception de son premier client et après un bon tercio de piques, il fit étalage de sa volonté dans un trasteo brindé à l’assistance qui comprit plusieurs séquences méritoires, même si elles ne furent pas complètement abouties, son opposant, du genre violent, ne l’aidant guère, surtout sur la rive gauche où il faillit être pris pour avoir trébuché devant l’animal. Entière trasera.

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L’ultime fut applaudi à sa sortie pour son portemanteau, il poussa sur trois assauts face à Gabin et le diestro local fit ensuite preuve d’une grande détermination face à un adversaire qui termina rajado, un effort compris du public, hélas terni par deux pinchazos avant une demi-lame.

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Le prix au meilleur banderillero a été partagé par la cuadrilla de Castaño et celui du meilleur picador est allé à Tito Sandoval.

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Après la corrida, sur la scène de la cour des arènes, Javier Castaño a reçu  des mains de Bernard Planchon le trophée 2012 de l’UCTPR section  Sud-Est au meilleur matador.

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En matinée, belle démonstration de deux talents prometteurs, Daniel Soto et Louis Husson, qui grâce à l’excellente réplique des becerros de La Paluna, ganadería locale de Michel et Vincent Fare, les 2 et 3 ayant les honneurs de la vuelta, ont affiché la plupart du temps pas mal de maîtrise et d’envie…

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Enhorabuena aux deux, qui sont sortis a hombros avec l’éleveur, Louis Husson (deux oreilles et oreille) remportant le trophée de la Querencia au meilleur novillero, et Daniel Soto (oreille et oreille) celui des Amis du Mundillo.

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Ces deux-là, c’est sûr, on va les revoir souvent. Avec plaisir…

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SAINT-SEVER

3/4 d'arène. Six novillos d'Escolar Gil.

Cayetano Ortiz en vert olive et or: ovation et une oreille.

Tomás Angulo en vert bouteille et or: vuelta et une oreille.

Borja Jiménez en myosotis et or: silence après deux avis et silence.

Très bel envoi d'Escolar Gil, impeccable de présentation et bien dans le type de la maison dans l'ensemble. Sous l’œil du Fundi, gendre du ganadero, venu pour l'occasion, les Escolar ont fait honneur à leur réputation et ce lot devra compter à la fin de la saison pour la remise des prix de la temporada. Il y avait de la solidité, de l'agressivité aux piques et surtout une noblesse sans naïveté qui permettait de glaner des succès, mais qu'il fallait consentir avec vigilance. Ce n'était pas des bonbons et il y eut plusieurs moments où les toreros, Tomás Angulo comme Borja Jiménez, se sont faits sérieusement secouer, sans dégâts fort heureusement. Viril mais correct pour utiliser la métaphore rugbystique. Le quatrième était un toro de vuelta.

Cayetano Ortiz a mieux maitrisé son sujet à son second passage qu'à son premier. Il parut pour ce début froid et ce manque de transmission ne permit pas à son travail de décoller vraiment. Il s'accorda mieux avec l'excellent quatrième. On vit alors qu'il possédait déjà du bagage, mais qu'en plus il pouvait émouvoir, transmettre aux gradins et sous sa muleta apparurent clairement les qualités de l'Escolar qui répétait avec alegría des charges bien conduite par le bas. Il tua d'un estoconazo, mais au second essai, et le puntillero tarda, ce qui réduisit son succès à une oreille, de poids néanmoins.

Tomás Angulo, encore vert et à court de novilladas, a du courage et il l'a montré tout au long de ses deux faenas. Il se fit secouer sérieusement en tentant de tuer son premier adversaire achevé au troisième essai. Sa détermination lui valut une vuelta. Son second passage fut plus maîtrisé et son travail mené au centre mieux construit. Le toro avait beaucoup de transmission, et répétait ses charges. Il sut se mettre au diapason et eut quelques détails élégants. Il le tua d'un tiers de lame et coupa une oreille.

Borja Jiménez souvent décentré à son premier passage, connut mille morts avec l'épée. Il entendit deux avis et fut sauvé in extremis du troisième. Il se retrouva entièrement face au sixième avec lequel il se confia. Il y eut de très bonnes séries avec de la classe et du temple, de l'élégance aussi. Il a le sens du rythme aussi face à un novillo qui lui aussi ne demandait qu'à répondre à ses appels. Trois pinchazos successifs lui ôtèrent tout espoir de succès, mais sa vuelta fut chaudement fêtée.

Le matin, les toros de la novillada avaient été courus lors d'un encierro dans les règles, sur un parcours de près de 2000 mètres. Un succès populaire pour cette première dans le Sud-Ouest avec une centaine de coureurs et un blessé par corne de toros que l'on dut évacuer à l'hôpital.

Pierre Vidal

MIMIZAN

Jeudi 1er août à 21h30- FESTIVAL TAURIN - Arènes de Mimizan…

Cinq toros de Salvador Domecq pour Jérémy Banti, Mehdi Savalli, Marco Leal, Mathieu Guillon et Thomas Cerqueira.

Les toreros français et la culture landaise seront à l'honneur (échassiers, sauteurs, chanteurs gascons, calèche..).

Organisation AMTF avec le soutien du club taurin Mimizanais.

(Communiqué)

 

 

Paul Hermé

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