Mardi 25 Juin 2019
Arles, Dax, Ronda…
Samedi, 07 Septembre 2013

 

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Sortie a hombros du Juli, qui a indulté un toro, et de Juan Bautista sur un tapis de roses…

La traditionnelle corrida goyesque d’Arles nous réserve toujours des surprises, autant sur le plan du décorum que dans le ruedo, et cette édition n’a pas failli à la règle, d’abord grâce à l’inspiration de l’artiste invité, Rudy Ricciotti, qui depuis très jeune devait offrir un bouquet de roses à sa maman pour la fête des mères…

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A l’âge adulte, il a dû se souvenir de ces moments de tendresse pour décorer l’amphithéâtre arlésien, et c’est avec une piste remplie de pétales rouges, avec un pourtour assorti, que  s’est déroulée cette corrida pas comme les autres, soutenue une fois de plus par les excellents chœurs de Voce et le non moins excellent orchestre Chicuelo II.

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Du grand spectacle, du grand apparat… avec en prime cette année, un indulto et des gens heureux à la sortie… avant de prendre la douche qui à quelques minutes près aurait gâché le final d’une corrida entretenue…

Arènes pleines, ciel menaçant avec averses passagères. Six toros de Domingo Hernández bien présentés, donnant un jeu irrégulier mais le plus souvent intéressant, le second, « Velero », ayant la vie sauve. A l’issue de la course, le mayoral est venu saluer.

Enrique Ponce : silence aux deux.

El Juli : trophées symboliques et saluts.

Juan Bautista : deux oreilles et deux oreilles.

Enrique Ponce, vêtu d’un superbe costume, a d’évidence voulu confirmer le bon moment qu’il traverse. Las, il n’est pas tombé sur les meilleurs, et à son premier, après un bon capoteo et deux piques discutables, surtout la première par carioca, le maestro de Chiva se montra déterminé à exposer ses bonnes manières. Mais son opposant n’avait pas les forces nécessaires pour suivre la cadence et l’affaire ne décolla jamais, malgré une grande série de derechazos, les aciers n’arrangeant rien. Avec la quatrième, protesté à sa sortie puis ovationné sur un premier assaut poussé avec force, ô public versatile, Enrique ne trouva pas par la suite une opposition conséquente pour réussir le desquite. Quelques éclaircies dans la grisaille et de nouveaux déboires avec la ferraille.

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El Juli  a réussi son opération séduction, bien soutenu par un public qui l’a porté tout au long d’un premier trasteo décidé, tant au capote qu’à la muleta. Le bicho prit deux piques, poussée la première et cuidée l’autre, Julián entamant ensuite une faena brindée au conclave en donnant la distance et enchainant des séries ajustées sur les deux bords, avec autant d’aisance et de maestría que d’entrega. A partir de là, comprenant que montant et descendant des étagères d’étranges murmures, il fit chauffer la marmite jusqu’à la mettre en ébullition, un mouchoir orange finissant par tomber du palco. « Velero » venait d’être gracié sous l’ovation, avec toujours une petite part d’incertitude, de critiques, de doutes, de tout ce qu’on voudra, mais lui, il réintégra le toril sans se faire prier. De nouvelles fonctions l’attendent, pas forcément les plus désagréables… Avec le quinto, Julián aligna les échanges allurés sur les deux mains aux accents de « Manolete », termina bousculé sans dégâts avant manoletinas de cir constance, mais pincha à deux reprises sa faena avant une entière maison.

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Juan Bautista ne fut pas en reste et dans son jardin, il réalisa une première faena comprenant plusieurs passages ajustés aux sons du Concerto d’Aranjuez, avec final rapproché, signant des détails allurés, même si son adversaire n’avait pas le même « son » que son prédécesseur. Face à l’ultime, dans une espèce de pénombre blafarde due à la fois aux projecteurs et à un ciel prêt à se déchirer, qui eut toutefois la bienséance d’attendre la fin de la course avant de déverser son trop plein, l’Arlésien doubla la mise non sans consentir un bel effort. En effet, le bicho s’avéra compliqué, et Jean-Baptiste, visiblement décidé à finir sur une bonne impression, se lança dans la bataille avec des arguments de gagneur, passant le répertoire avec autant de détermination que de recours technique, concluant par une entière caídita qui libéra deux autres trophées dans l’allégresse générale… 

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DAX

Arènes pleines, temps pluvieux. Six toros de Torrestrella bien présentés et donnant un jeu varié. Sortie a hombros d’Iván Fandiño…

Juan José Padilla : oreille et saluts.

Iván Fandiño : oreille et oreille.

Jiménez Fortes : silence et applaudissements.

RONDA

 Sortie a hombros de Morante de la Puebla au terme de son encerrona  qui sans avoir pu cuajer le faenón espéré, aura tout de même tiré son  épingle du jeu en proposant quelques séquences de grande torería…

Saluts, oreille, deux oreilles, silence, saluts et applaudissements. Toros de Juan Pedro Domecq et Parladé (5), meilleur le troisième, décevants la plupart.

 

 

Paul Hermé

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