Mercredi 19 Juin 2019
Chroniques du Mardi
Mercredi, 15 Juillet 2015

Pamplona, Juli, Drame, Coruña, Union, Jesús…

 

PAMPLONA

L’UCTL vient de publier une information concernant les bénéfices de la Feria de Pamplona et les retombées qu’ils génèrent…

Parmi leurs conclusions, on notera que les corridas garantissent les œuvres sociales de la Casa de la Misericordia envers les plus nécessiteux, un  tiers des personnes âgées sur les 555 hébergées dans la résidence de cette institution étant sous le seuil de pauvreté.

L’apport économique des corridas permet d’équilibrer le budget, y entrant pour 30%, ce qui est considérable. La recette est constituée par la vente d’environ 200.000 billets pour les corridas et de 150.000 pour les spectacles matinaux, arrivée des encierros et vaquillas.

Mais outre ces chiffres concernant les retombées directes pour la Casa de la Misericordia, toute la ville et ses alentours profitent économiquement de l’afflux d’aficionados et touristes durant cette feria, notamment dans le domaine de l’hôtellerie et des services.

Tout ça pour dire que malgré l’arrivée au pouvoir des uns ou des autres, et surtout des uns, il m’étonnerait fort qu’un jour où l’autre les toros soient supprimés ! Au risque d’une révolution…

JULI

Dix puertas grandes des arènes de Pamplona, ça ne s’obtient pas par hasard ! On sait ce qu’il faut d’abnégation, de régularité, de technique et de talent pour se maintenir aussi haut. Rendons donc à Julián ce qui lui appartient, en reconnaissant ses mérites, dont le dernier n’est certainement pas le fait d’être l’un des rares de nos jours à attirer autant de monde partout où il passe.

Cela dit, lors de sa dernière corrida pamplonica, dans une feria qui se dit du TORO, un petit bémol, doux euphémisme, est venu entacher sa partition. En effet, si l’ensemble du lot de Garcigrande-D. Hernández n’était pas le plus charpenté du cycle, l’un d’entre eux était carrément imprésentable. Le second du Juli !

« Sospechoso de pitones », comme disent nos amis ibères, avec notamment une corne droite affreusement sectionnée et un piton gauche à la pointe éclatée. Sans entrer dans des détails techniques pour experts, que je ne suis pas, il ne faut pas être grand clerc pour constater que dans de telles conditions, et dans un tel endroit, il y a des triomphes qui demandent à être relativisés. Je vous ferai grâce de la photo des cornes… Una vergüenza !!!

DRAME

Que ce soit chez nous ou de l’autre côté des Pyrénées, les fêtes battent leur plein et pour la plupart d’entre elles, les taureaux en sont au centre, dans l’arène comme dans la rue.

Le plus souvent, les encierros comme les “festejos populares” avec leurs toros en la calle, apportent leurs lots de blessés plus ou moins graves, mais il arrive aussi qu’un drame vienne endeuiller la fête…

C’est ce qui s’est hélas produit hier à Pedreguer, une commune de la province d’Alicante, où lors d’un lâcher de taureaux en nocturne, un Français de 44 ans a trouvé la mort des suites d’une cornada.

Bien sûr, ces accidents sont rares, mais outre la douleur de ses proches, ils rappellent combien le risque est toujours présent. Alors, devant les toros,, la prudence est toujours de mise car si comme à Pamplona, pour ne prendre que cet exemple, des miracles se produisent tous les jours, la tragédie n’est jamais très loin…

CORUÑA

On savait très bien que depuis les dernières élections municipales en Espagne, et en tenant compte de diverses compromissions chez pas mal d’assoiffés du pouvoir qui ont tout fait pour sauver leur strapontin, la corrida allait être mise à mal dans pas mal de villes ou pueblos.

Depuis, la menace se précise, sans que le couperet ne soit encore tombé, à quelques exceptions près, dont La Coruña. Alors que Tomás Entero, le gérant de la plaza de toros, avait élaboré le programme de la feria, Xulio Ferreiro, le nouveau maire, de la tendance “Marea Atlántica”, proche de Podemos, lui a fait savoir qu’il n’y aurait pas de toros à La Coruña cet été. Une décision purement politique, ou plutôt politicienne, qu’il justifia par la stricte application de son programme electoral.

Certes, La Coruña n’est ni Las Ventas, ni la Maestranza, mais cette politique d’effritement est en marche, c’est clair, et si rien ne l’arrête, aidée en cela par la passivité des organismes professionnels, la tauromachie a du souci à se faire, non ?

UNION

Dans cet ordre d’idée, pour défendre ce qui peut encore l’être, Serafín Marín et Esaú Fernández ont lancé un appel à la mobilisation, par l’union de tout le secteur taurin.

En effet, les organisations ne manquent pas, les entités non plus, mais jusqu’à présent, on a le plus souvent eu l’impression que chacun prêchait pour sa paroisse, davantage que pour le bien commun.

Compte tenu de la situation actuelle, tous les professionnels, soutenus par l’aficion et leurs nombreuses associations, ont une chance historique de s’unir et de mettre en ordre de marche la revendication de la liberté d’aller aux toros, rejetant toute prohibition qui serait un désastre, sur le plan taurin, bien sûr, mais aussi économique et écologique. Seront-ils capables de relever ce défi et de lancer le chantier ?

JESÚS

Alors qu’à Céret, de nombreux aficionados catalans espagnols avaient fait le déplacement pour notamment revendiquer le retour des toros dans leur province, et plus particulièrement à la Monumental de Barcelone, d’autres s’étaient rendus à Las Navas del Marqués (Ávila) pour encourager leur compatriote Jesús Fernández qui allait y prendre l’alternative.

Parmi eux, les dirigeants et professeurs de l’école taurine de Catalogne où Jesús a fait ses classes. Parrainé par César Jiménez avec pour témoin Manuel Escribano, Jesús a coupé quatre oreilles aux toros de Sánchez Urbina, un triomphe qui, on le lui souhaite, est de bon augure pour son futur.

Enhorabuena y Suerte… et Viva la Catalunya Taurina !!!

 

Paul Hermé

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