Jeudi 20 Juin 2019
Mont-de-Marsan, Châteaurenard, Orthez...
Dimanche, 24 Juillet 2016

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Pour la clôture de la Madeleine avec les Miura, l’unique trophée pour un Alberto Lamelas héroïque... et miraculé !

Beau temps, arènes pleines. Six toros de Miura divers de présentation, de pintas, d’armures et de tamaño, protestés les deux premiers, compliqués à divers degrés.

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Fernando Robleño (silence et saluts) ouvrit le bal avec un exemplaire protesté par un secteur du public, notamment pour son armure. Il sera piqué sur le voyage et passera un bon bout de temps à longer les planches, les protestations redoublant au second tercio. Après quelques velléités, l’affaire tourna court, Fernando allant chercher l’épée pour mettre rapidement un terme à un non combat. L’imposant quatrième alla saluer les gens du callejón, sans dégâts toutefois. Trois piqûres avant une séance de toreo des années 20, du temps où la défensive était prônée pour combattre ce genre de bétail. En fin spécialiste de ces affrontements improbables, Robleño adopta l’attitude adéquate, avec cran, énergie et vaillance. Metisaca puis pinchazo.

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Javier Castaño (silence aux deux) eut en partage un premier client piqué en deux fois qui fut ensuite banderillé dans la confusion, avec à la clé de nouvelles protestations. La dérision envahit alors les gradins du soleil d’où partit notamment le chant de « la Boiteuse », œuvre impérissable s’il en est de notre patrimoine ! Dans cette ambiance pour le moins curieuse, Javier passa le plus clair de son temps à se défendre, évitant plusieurs retours aux intentions pour le moins assassines. Avec son second, bien piqué en deux fois par Alberto Sandoval, le Salmantino brinda à Guillaume François un trasteo méritoire, avec cites lointains pour étaler ses intentions de montrer le toro. Mais ça ne marche pas à tous les coups et les réponses du Miura l’empêchèrent d’organiser les séries comme il l’aurait certainement souhaité. Quelques naturelles estimables puis deux pechos arrodillados avant de s’enliser avec les aciers.

Alberto Lamelas afficha sa grosse décision dès la réception a portagayola de son premier. Certes, ce ne fut pas un modèle du genre, mais c’était tout de même gonflé, et en tout cas, bien reçu par le public, d’autant plus que par la suite, il dessina plusieurs capotazos aux contours remarquables. Trois rencontres, brindis à l’assemblée, début honorable avec plusieurs naturelles bien consenties, puis Alberto dut à son tour penser à se protéger face à un opposant dont les intentions belliqueuses étaient évidentes. Final par manoletinas puis échec avec la ferraille. Le grand moment d’émotion est ensuite venu avec l’ultime. En effet, alors que cette miurada n’avait en définitive réservé aux aficionados que peu d’occasions de s’enthousiasmer, Lamelas retourna a portagayola, se faisant sur la lancée ovationner pour de vibrants capotazos jusqu’à un violent accrochage, Alberto étant repris violemment contre les planches. On craignit sur le coup la blessure grave, et on se disait que décidément, il n’avait pas de chance...

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Le visage recouvert de poussière et ensanglanté, avec une impressionnante coupure au cou, Alberto était alors évacué sur ses pieds vers l’infirmerie, mais avant d’y arriver, il rebroussa chemin et décida de revenir en piste. Immédiatement, des cris de « Torero ! Torero ! » descendirent des travées. L’émotion était alors à son comble et Lamelas reprit dès lors les affaires en mains, encore plus décidé, comme si rien ne s’était passé. Après deux rencontres, il brinda à Mme Geneviève Darrieussecq, maire de Mont-de-Marsan, une faena courageuse, une fois les zapatillas enlevées, faite de vaillance et de pundonor.

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Avec le visible soutien inconditionnel du conclave, mais par ses propres mérites, il est allé ensuite chercher l’unique trophée de cette ultime tarde après conclusion par entière, qu’il promena autour du ruedo non sans dissimuler une certaine émotion, ou plutôt une émotion certaine, avec les yeux embués qui allaient avec ! Le Plumaçon prenait congé de la meilleure des façons, en réservant une dernière ovation, aussi émouvante que méritée, à un authentique miraculé !!!

CHÂTEAURENARD

Devant environ 2/3 d’arène, triomphe de Juan Bautista, oreille et oreille, et de Thomas Dufau, deux oreilles et deux oreilles, face à des toros de Salvador Domecq dont le sixième a été crédité de la vuelta posthume.

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Oreille et saluts pour le Fandi.

(Photo : Jean-Claude Carbonne - D’autres photos lundi ou mardi...)

ORTHEZ

Triomphe d’Emilio de Justo qui a coupé une oreille à chacun de ses toros de  Hoyo de la Gitana.

Saluts et silence pour López Chaves et Alberto Aguilar.

En matinée, novillos du Retamar pour Luis David Adame, oreille et oreille, et Adrien Salenc, silence et vuelta.

 

Paul Hermé

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