Dimanche 21 Avril 2019
Arles, Dax, Ronda, Banti, Hemingway...
Samedi, 10 Septembre 2016

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Triomphes de Luis Francisco Esplá et Juan Bautista...

Arènes quasiment pleines, temps chaud. Six toros de Zalduendo corrects de présentation, donnant un jeu varié... selon leurs forces, meilleurs les 3, 4 et 6. Le troisème, « Opulento », a eu les honneurs de la vuelta posthume.

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Luis Francisco Esplá (oreille et oreille) mérite une double mention, d’abord en tant que scénographe d’une œuvre éphémère qui a constitué le superbe théâtre d’une réapparition qui ne l’est pas moins, éphémère. Ensuite, pour une prestation en deux épisodes qui malgré les inévitables outrages du temps, ont permis, aux aficionados de retrouver par bribes le maestro qu’ils ont connu du temps de ses prestations héroïques avec notamment les Nimeño II, Ruiz Miguel, Mendes, Campuzano et compagnie... Avec les banderilles en moins, mais toujours autant de charisme, de recours, d’envie et d’entrega, avec aussi une sérieuse rouste encaissée en retournant au combat en brave, sans se regarder, histoire de nous rappeler que ses adversaires n’étaient pas forcément de doux complices, Luis Francisco Esplá a fait honneur à sa réputation tout au long d’une prestation que l’on pourrait résumer en un seul mot : le Pundonor !!!

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Avec Morante de la Puebla (bronca et oreille), on a eu d’abord le sentiment d’être invités à aller scruter le fond de l’abîme, mais avec un tel maestro, tout aussi imprévisible que fantasque, ce qui est la marque de fabrique des génies, on s’attend toujours à l’étincelle... qui ne se produit pas pour autant sur commande. Celui de la Puebla s’est fait fracasser avec son premier qu’il n’a pas voulu voir, mais a fait l’effort de vouloir se rattraper à son second, au demeurant noble mais terriblement faible, qui lui a permis après s’être débarrassé de ses zapatillas, de composer toutefois quelques instantanés rappelant ce dont il était capable les jours de grande musique. Sauf qu’avec un tel opposant, il n’en est resté qu’au stade des bonnes intentions, le temps de diviser l’opinion et d’avoir ensuite suffisamment de malice pour s’assurer une sortie sous les applaudissements, en accompagnant ses deux compañeros dans leur sortie a hombros... dans un rôle inopiné de costalero  !!! Sacré Morante...

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Si pour le souvenir, une certaine créativité et une idée bien affirmée de ce qu’il est convenu d’appeler un « torero à l’ancienne », la palme est revenue incontestablement à Luis Francisco Esplá, si celle de l’inconstance, du désamour et du mode « je t’aime, moi non plus ! » est allée à Morante, il n’en reste pas moins évident que celle de la torería accomplie sous toutes ses facettes est revenue aujourd’hui à la cheville ouvrière, et même patronale, de cette journée, Juan Bautista (deux oreilles et la queue puis deux oreilles), qui devant les caméras de la télé espagnole a montré de quel bois il pouvait se chauffer.

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Et après ses deux passages, l’avoir vu porter l’épée dans son exécution parfaite, pour ne pas dire magistrale, du recibir, on a eu l’impression à chaque fois que les anges avaient décidé de venir le tutoyer.  Une tarde « a lo grande » pour un maestro qui ce jour a accompli en tant qu’empresa comme torero - et même  banderillero pour avoir cloué les palos à son second ! -  une impeccable démonstration.

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Avec au chapitre des remerciements, ceux destinés au violoniste Paco Montalvo, au guitariste et percussionniste, et surtout à l’orchestre Chicuelo II, notamment pour leur remarquable interprétation du « Caridad del Guadalquivir », un émouvant morceau qui accompagna la seconde faena de Jean-Baptiste. Il était alors temps de savourer une sortie a hombros qui fera date...

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DAX

Cinq toros de Fuente Ymbro et un sobrero de José Cruz (3 bis), remplaçant le titulaire complètement invalide. Tous les toros ont manqué de force, de caste pour :

Diego Urdiales : un avis et silence, silence.

Iván Fandiño : une oreille, salut au tiers.

Pepe Moral : silence, silence.

Salut d’Iván García après avoir banderillé le cinquième. 12 piques et picotazos (surtout des picotazos). Cavalerie Bonijol. Poids moyens des toros : 510 kg. 7/10ème d’arènes. Chaud soleil estival.

Les Fuente Ymbro de Dax confirment que la ganadería est en train de s’enfoncer dans un bache dont elle aura du mal à sortir. Moyennement présentés, ils se sont souvent décomposés ou éteints dès la quatrième série. Seul le second a tenu un peu plus longtemps. Souvent sosos, ils ont transmis autant d’émotion qu’un récitant énumérant le bottin parisien.

Diego Urdiales n’a pas pu tirer grand-chose d’un premier soso, attiré par les planches et peu intéressé par la muleta. Son second n’est pas plus motivé que le torero et la faena va très vite à menos. Après-midi sans gloire, ni peine pour un torero qui a en plus fait preuve d’une très grande prudence à l’épée.

Iván Fandiño était lui très motivé. Il avait envie de triompher. Son premier est plutôt noble et répond bien au cite avec la muleta. La faena du Basque est bien construite, allurée mais malheureusement tout est fait sur le voyage puis fuera de cacho quand le toro baisse de ton. Il coupe une oreille. Franck Lanati, dans sa grande sagesse, résiste à la pétition de la seconde demandée par une partie du public probablement ému par la voltereta impressionnant du torero, subie en entrant à matar.

Son second est moins bon. La faena est moins spectaculaire, mais plus sincère. Le Basque se croise, torée sans perdre un pouce de terrain face à un toro qui faut obliger. La fin de faena est élégante et émotionnante, le torero se faisant durement secouer en citant pour une manoletina. Malheureusement, l’épée entière est atravesada et Fandiño doit se contenter de saluer.

Pas grand-chose à retenir d’un Pepe Moral qui ne se croise pas, torée sur le pico et passe à côté des quelques possibilités de son second.

(Corridasi - RT)

RONDA

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Traditionnel « no hay billetes » pour la goyesque rondeña qui a résulté triomphale pour les toreros « à pieds »...

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Manuel Manzanares : saluts.

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Manzanares : saluts et deux oreilles.

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Cayetano : oreille, saluts et deux oreilles du sobrero de regalo.

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Alberto López Simón : oreille et oreille.

(Photos : Arjona)

BANTI

Depuis quelques temps voué le plus souvent au rôle de sobresaliente, Jérémy  Banti n’en est pas moins matador de toros et dans les arènes de Saint-Gilles, il a voulu se rappeler au bon souvenir des aficionados... et des empresas.

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Vendredi soir, il a combattu trois toros dans les arènes Emile Bilhau, respectivement de Jacques Giraud, Dos Hermanas et Gallon frères. Une démonstration positive, même si elle fut quelque peu entachée par le maniement de l’estoc.

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A noter que l’on retrouvera Jérémy à Nîmes pour l’encerrona de Sébastien Castella, puis à Las Ventas pour le mano, a mano entre Curro Díaz et José Garrido. Mais de cela, on reparlera...

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(Photos : Daniel Chicot)

HEMINGWAY

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Paul Hermé

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