Lundi 06 Février 2023
Istres : El Fandi a hombros
Samedi, 18 Juin 2011

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Triomphe du Fandi et une oreille pour El Juli et Juan Bautista…

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No hay billetes avec météo plutôt clémente pour cette première corrida du Xème anniversaire qui a vu El Juli recevoir en piste à l’issue du paso des trophées de la part de l’UCTPR, des critiques taurins du Sud-Est et du maire, M. Bernardini.

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Après deux années de fort mistral, les arènes du Palio ont retrouvé une météo, certes pas idéale, mais moins gênante pour les toreros, à part une légère brise avec ciel voilé. Les toros de Domingo Hernández, de présentation correcte pour la catégorie, monopiqués, ont donné dans l’ensemble du jeu, avec de la mobilité et de la noblesse, seulement saupoudrée parfois de quelques aspérités…

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El Juli :  saluts depuis le callejón et oreille.

Juan Bautista : oreille et applaudissements.

El Fandi : oreille et oreille.

Fait rare, dès sa sortie plein gaz, le premier toro (Garcigrande) est allé se fracasser le portrait contre un burladero et a dû être puntillé en piste ! Le sobrero, de Domingo Hernández, même maison, allait apporter sa pointe de piment dans la sauce, le Juli, au demeurant bon au capote, se faisant inquiéter rapidement avant de se ressaisir pour finir par imposer sa loi. On notera toutefois un désarmé sur la fin, avant entière au deuxième envoi.

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Le quatrième, un castaño oscuro qui s’employa au capote, prit une pique sans se rebiffer puis fut réglé en quatre doblones avant que le Juli ne l’embarque dans des séries au tracé agréable, sans pour autant transmettre plus que de mesure. Entière après pinchazo, oreille.

Juan Bautista se fit applaudir par sa réception au capote du deuxième, qui prit une pique appuyée. Brindée au public, sa faena débutera aux planches par doblones allurés, la suite s égrenant sur les deux rives par plusieurs séries bien menées, mais le tout baissant un peu en fin de faena jusqu’à un désarmé sur un cambio. Adornos allègres, trincherazo, manoletinas… Entière et oreille.

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Le quinto, un castaño reçu par larga afarolada de rodillas, s’avéra limité de forces. La faena comprit quelques séquences templées et dosées en rapport avec les conditions de son opposant, Jean-Baptiste pinchant avant de placer une entière. La suite traîna quelque peu et le public ne pétitionna pas, réservant toutefois à l’Arlésien de sympathiques aplausos.

El Fandi a fait du Fandi… Son premier le gratifia d’un bel extraño dès le deuxième capotazo et l’on vit le Granadino grimacer de douleur, recevant au passage un coup au bas-ventre avant de franchir la barrière. Après la monopique de rigueur, il se fit applaudir sur un quite par chicuelinas rematé par rebolera. Puis vint son temps fort, les banderilles, où le Fandi ne manqua pas d’enflammer l’assistance en affirmant sa puissance sur trois paires enlevées. Au cours de sa faena brindée au public, il passa le répertoire dans son style habituel, à savoir à la fois emporté et un peu fruste, mais avec pas mal de recours, comme quand il glissa et se rattrapa en faisant dans la foulée un desplante… Entière au deuxième coup et oreille.

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Avec l’ultime, reçu par larga afarolada, qui mesura les planches, le Fandi s’appuya encore sur le second tercio pour faire vibrer les tendidos. Quatre passages, dont solo de violon au dernier, avant une faena marquée par son entrega et sa décision, tout en restant le plus souvent marginal et un poil basto. Entière trasera, deux coups de verdugo et autre oreille.

En résumé, une corrida plutôt intéressante grâce à un jeu varié des toros, nobles dans l’ensemble avec parfois quelques complications. Mais à mon avis, il y avait toutefois plus d’oreilles à couper…