Mercredi 07 Décembre 2022
Vauvert, Eauze, ETA, Madrid, Barcelone, Lorca, Carcassonne…
Dimanche, 03 Juillet 2011

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Triomphe de Cayetano Ortiz qui a coupé trois oreilles aux Palha...

Cinq oreilles de différents poids, la vuelta al ruedo d’un novillo avec saluts du mayoral, un palmarès éloquent d’une novillada de Palha qui avait attiré une demi-arène. Avec comme vainqueur indiscutable de l’étape, le Biterrois Cayetano Ortiz.

Les novillos portugais, bien présentés, plus corpulents les trois derniers, ont eu des comportements divers, plus intéressants les 4 et 5, très sérieux l’ultime.

Damián Castaño (silence et saluts) a brillé au capote devant son premier qui ensuite envoya bouler le lancier. Il brinda sa faena à l’assistance et eut du mal à trouver le sitio face à un bicho menaçant qu’il tua à la peine.

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Avec le quatrième, scénario différent. Belle entame au capote puis tercio de piques assez curieux, le novillo s’élançant sur le piquero dès sa sortie, prenant un second puyazo sans être convenablement placé, puis deux autres bien mieux administrés. Castaño mit ensuite le fauve dans sa canasta dès les premières séries, son opposant s’avérant mobile et finalement plutôt franc du collier. Se sont succédés des enchaînements plus harmonieux sur la rive droite, Castaño se faisant toutefois surprendre sur une circulaire inversée qui l’a vu soulevé sans caractère de gravité. La finition laissant à désirer, c’est le novillo qui lui vola la vedette avec sa vuelta posthume, Castaño devant se contenter d’un salut qui provoqua des réactions diverses.

Sergio Flores (silence et oreille) a été globalement décevant car on pouvait s’attendre à mieux d’un jeune précédé d’une très flatteuse réputation. Avec son premier, il se contenta d’une faena droitière peu imaginative et le plus souvent marginale, sans peser sur son adversaire, de surcroît mal rematée avec l’estoc.

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Au cinquième, son début de faena fut prometteur, mais les choses allèrent a menos, le Mexicain ne parvenant pas tout à fait à maîtriser la situation malgré une évidente envie de séduire. Entière et oreille.

Cayetano Ortiz (oreille et deux oreilles) a été le logique vainqueur du jour. Son premier, au comportement de manso dès sa sortie, provoqua un batacazo puis Cayetano tombera à ses pieds sans que le bicho n’en fasse cas ! Le Biterrois brinda à Denis Loré et accompagné par « Nerva », s’engagea dans un trasteo composé de cinq séries templées à droite, avant deux bons enchaînements gauchers, des redondos inversés et un final par entière efficace qui contribua à l’octroi d’un premier pavillon. 

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Avec l’ultime, bien piqué par deux fois, Cayetano, qui brinda à l’empresa, donna d’emblée la distance, enchaîna les séries des deux côtés avec une certaine autorité et tua d’une entière au second envoi, se faisant toucher au-dessus du genou sur la dernière entrée a matar, sans conséquences trop graves d’après son entourage. Deux oreilles qui scellaient une sortie a hombros encourageante pour celui qui a incontestablement dominé les débats.

 

EAUZE

2/3 d'entrée. Six toros des frères Gallon.

Curro Diaz en bleu Atlantique et or: silence, silence et silence.
Juan Bautista en bleu Méditerranée et or: saluts, deux oreilles et une oreille.
Juan Bautista est sorti en triomphe et il a reçu le prix Pierre Miquel.

Justes de présentation, les toros des frères Gallon avaient de bonnes intentions : de la classe, de la noblesse et ils sont allés au cheval sans rechigner. Il leur a manqué la force indispensable au spectacle. Ils n'ont pris chacun qu'une seule pique en accusant nettement le coup et en manquant de mobilité par la suite. On fera une exception notable pour le quatrième "Frisono" excellent de bout en bout, grand toro sous la muleta de Juan Bautista. Le cinquième s'est blessé à la patte en tentant de sauter la barrière.

On n'a pas retrouvé le grand Curro Diaz de l'année précédente. Il se ressent encore, visiblement, de sa grave blessure de Séville. Mal servi il est vrai, le torero ne Linares n'a pas vraiment fait l'effort, décentré le plus souvent et tuant mal ses trois adversaires. Sa cuadrilla lamentable, ne l'a pas aidé à son premier passage notamment.

Juan Bautista a été le sauveur de cette après-midi grâce à la qualité de son toreo. Très décidé, précis, il a d'abord veillé à lidier avec précaution le lot qui lui était échu. Il a montré l'étendu de sa classe devant l'excellent quatrième et devant le sixième donnant à la tarde des couleurs qu'elle n'aurait pas eu sans sa science et son esthétique. Comme il l'avait fait à Aire il y a quinze jours, et peut-être mieux encore, il a su tirer le maximum de ses adversaires. La variété de son jeu à la cape: véroniques mélodieuses, chicuelinas vibrantes, gaoneras marchées, serpentinas envoutantes et même une larga de rodillas a mis d'emblée le public à ses côtés. A la muleta, ce fut aussi un récital face à "Frisono", bien sûr, mais aussi face au dernier, "Mosquero" qu'il a su garder maintenir debout et auquel il a littéralement tout fait malgré sa faiblesse congénitale. Derrière ce manque de force, il y avait de la classe, il est vrai...

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Son final par "Bernerdinas sans épée" fut un modèle du genre; une faena à montrer dans les écoles taurines. L'Arlésien allie la science à la beauté. Ce n'est pas donné à tout le monde. Deux estocades sensationnelles à recibir pour "Frisono" qui tomba au centre comme un brave et un volapié fulgurant qui fit rouler "Mosquero" dans la foulée.

L'arlésien est dans un grand moment et à Eauze, il a tutoyé les sommets.

Eauze le matin, Jean Louis Darré à l'honneur...  
 
1/4 d'arène., 4 erales du Camino de Santiago.
Brandon Campos : silence et salut.
Clementito: 2 oreilles et une oreille
Sortie en triomphe de Clementito et vuelta finale du ganadero Jean Louis Darré.

Pierre Vidal - Photo Nadège Vidal

ETA

Premier succès d'une belle aventure...

Ce mercredi 29 juin, Julien Aubert, doctorant de l'Université de Toulouse, et Paquito Leal, Directeur de l'Ecole taurine d'Arles, ont présenté un projet qu'ils ont imaginé au cours des premiers mois de cette année. La bibliothèque de l'école taurine d'Arles voit le jour et, avec elle, de nombreux projets tous aussi novateurs les uns que les autres.

Après que l'école taurine d'Arles ait créé un fond basique, nombreux sont ceux qui ont participé, chacun à sa manière, à l'élaboration de cette bibliothèque novatrice.

En effet, la participation de diverses associations et de diverses entités ouvre la voie à la mise en place de nombreux projets :
• L'association Torería, dirigée par Thierry Ripoll, organisera autour de ce projet un concours de nouvelles taurines destiné aux jeunes.
• Le Prix Hemingway proposera des lectures de textes écrits par Alain Montcouquiol et par Simon Casas, au cours de l'automne.
• Des personnalités attachées à promouvoir la culture taurine proposeront des soirées cinéma-taurin lors desquelles seront visionnées des videos d'archives et des films taurins, que nos invités commenteront.

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L'école taurine d'Arles tient à remercier toutes les personnes qui ont participé à l'élaboration de cette bibliothèque que tenait particulièrement à cœur à Paquito Leal et à Julien Aubert. Les dons de clubs taurins et de particuliers sont possibles puisque la bibliothèque n'est qu'à ses débuts.
Ont participé à l'opération :
• La boutique des passionnés
• Les clubs taurins réunis d'Arles, sous l'initiative d'Evelyne Lanfranchi
• Les éditions Au diable Vauvert et le prix Hemingway
• Les éditions Acte Sud
• La revue Planète Corrida
• La revue Cuadernos de tauromaquía
• Patrick Siméon
• L'association Toreria
• Paul Hermé (torofiesta.com)
• Francis Wolff et Yves Charnet, pour leur soutien sincère et touchant.
• Jacques Durand, qui parraine ce projet et qui a remis les livres aux élèves de l'école taurine.
(Communiqué)

Photo : Jiès

MADRID

Mansada de Zacarías Moreno. Luis Miguel Casares : silence et ovation, cornada de 15 cm dans la cuisse droite infligée par le quatrième, le novillero tenant à finir sa faena avant d'être dirigé vers l'infirmerie pour y être opééré.

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Juan del Álamo : sifflets et silence. Víctor Barrio : saluts aux deux. Demi-arène.

BARCELONE

Triomphe d'Andy Cartagena qui a coupé les deux oreilles de chacun de ses adversaires de la Capea,  Fermín Bohórquez en obtenant une à son deuxième et Diego Ventura une à son premier. Un tiers d'entrée, et pour sa sortie a hombros, Cartagena était suivi par un aficionado qui arborait une bandera catalane portant l'inscription "Liberté pour notre Culture" !

LORCA

Triomphe absolu du festival donné au bénéfice des sinistrés du récent tremblement de terre. Arènes pleins et deux oreilles pour tous, Enrique Ponce, Pepín Liria, Morante de la Puebla, El Juli, El Fandi, Manzanares, Alejandro Talavante et le novillero Miguel Ángel Moreno, avec en prime un rabo pour El Juli...

Que du bonheur, en piste comme sur les gradins, avec en prime l'indulto d'un novillo d'Espartaco (nous y reviendrons...).

CARCASSONNE

Cartels de la Feria de Carcassonne qui se déroulera les 27 et 28 août…

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Samedi 27

11h : novillada non piquée de Paul et Jérôme Bonnet pour quatre aspirants dont Dorian Dejean.

17h30 : novillada-concours 100% française : Los Galos, Jalabert frères, Gallon frères, Jean-Louis Darré, Patrick Laugier et Pagès-Mailhan pour Mathieu Guillon, Cayetano Ortiz et Juan Leal.

Dimanche 28

11h : novillada non piquée de Granier frères pour quatre aspirants.

17h30 : six Torrestrella pour Antonio Barrera, David Mora et Mehdi Savalli.

Réservations et renseignements : consulter le site de l’UDAC ICI 

 

Paul Hermé

soler 2017

Affiches / Cartels