Samedi 27 Novembre 2021
Céret : Un final en apothéose !
Lundi, 11 Juillet 2011

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Triomphe de Javier Castaño et d’un toro d’Escolar Gil, « Cortesano », qui eut les honneurs de la vuelta al ruedo. Sortie a hombros de Castaño en compagnie du mayoral au terme d’une tarde mémorable…

Arènes pleines, ciel voilé, temps chaud. Six toros d’Escolar Gil superbement présentés, bien dans le type, aux armures parfois imposantes, pesant de 520 à 550 kilos, donnant dans l’ensemble du jeu, en retrait le premier, le troisième étant honoré de la vuelta posthume.

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Ça ne pouvait pas mieux finir et le public cérétan arborait à la sortie une bien meilleure mine que la veille. Les responsables aussi ! Il faut dire que l’on venait d’assister à une grande course avec un lot donnant entière satisfaction et des toreros motivés qui le plus souvent se sont appliqués à donner le change.

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Pour ses dix ans de présence dans le ruedo cérétan, Fernando Robleño fut accueilli par une chaleureuse ovation. Il reçut son premier en instrumentant d’excellentes véroniques, ce qui sans qu’on le sache encore, allait donner le « la » d’une course entretenue. Voulant certainement trop bien faire, il s’enquit de faire briller son opposant en le plaçant loin, trop loin, car le bicho avait annoncé une certaine propension à lorgner les planches, davantage que la cavalerie. Mis plus près, il prit ses deux rations de fer puis à la muleta, de tardo, ce toro est passé rapidement à la condition de marmolillo, Robleño insistant jusqu’à lasser l’assistance qui le pria d’en finir, ce qu’il finit par faire de trois quarts de lame.

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Le quatrième, une estampe applaudie à sa sortie, prit deux piques et avait de bien meilleures dispositions que son premier. Sa faena connut des moments de bon toreo, notamment une série de naturelles qui déclencha l’intervention de la cobla. Entière, un descabello et oreille méritée.

Le premier adversaire de Javier Castaño sortit avec fougue et leva d’emblée du bois avant d’être le protagoniste d’un grand tercio de piques à charge de Paco María, le toro étant présenté progressivement plus loin avec pour le dernier assaut, lancement de la montera pour le décider à foncer, ce qu’il fit alors sans se faire prier…

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Brindée à Juan Carlos Carreño, la faena allait comprendre plusieurs séries templées des deux côtés, bien en harmonie avec le rythme du toro, avant un final à genoux puis plusieurs adornos, dont la passe du mépris. Entière a recibir, deux oreilles, vuelta al reuedo pour « Cortesano », puis Castaño avec son piquero. Un grand moment !

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Avec le quinto, Castaño se fit applaudir au capote, puis tercio de piques en trois rencontres, le toro ayant failli au passage couper le lidiando en deux ! Réservé aux banderilles, il contraria quelque peu les préposés aux palos avant de répondre sans trop d’histoires aux sollicitations de Castaño drapelet en mains, mais avec moins de classe et d’allant que le deuxième, bien qu’offrant de bonnes possibilités à tribord. Entière contraire, puis une autre, silence.

Certainement regonflé par sa louable prestation de la veille à Pamplona, Alberto Aguilar se jeta dans la bataille sans aucune retenue, recevant son premier par larga afarolada de rodillas puis capoteo enflammé… A la pique, le toro poussa fort sur le premier assaut, bon quite d’Alberto pour le replacer plus loin pour deux autres rencontres à l’impact moins précis. Le public demanda ensuite au diestro de banderiller, mais il eut un geste vers son genou pour décliner sagement l’invitation. Brindant à l’auditoire, le Madrilène débuta bien à gauche avant d’essuyer un désarmé. La suite, des séries énergiques sur les deux rives et hélas pas mal de problèmes avec les aciers. Silence après deux avis. Malgré cet échec dans la conclusion, Alberto avait montré un réel désir de s’imposer et s’il est un domaine qu’il lui faudra encore travailler, c’est bien celui de la suerte suprême qui lui vaut quelques désagréments à l’heure de la distribution des prix, sa petite taille n’étant pas faite de surcroît pour l’aider…

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Avec l’ultime, « todo un tío », précédé d’une grande intervention de la cobla La Millenaria avec la traditionnelle « Santa Espina », Aguilar allait tenter le desquite en affichant toujours autant de détermination. Ce fut d’ailleurs nettement mieux et après deux piques, la première poussée, Alberto brinda encore au public tandis que le toro s’évertuait à aller faire du bois pour l’hiver… sans pour autant s’offrir un callejón ! Gros effort d’un diestro décidé qui afficha une belle autorité et pas mal de maîtrise face à un opposant qui avait ses armures à la hauteur de ses yeux ! On eut droit au passage à l’invective d’un agrégé es-tauromachie qui lui lança le sempiternel « cruzate !!! », avant un final méritoire encore gâché hélas par une conclusion médiocre. Autre silence après avis, mais le petit Madrilène semble être sur la bonne voie après l’entrega et les ganas qu’il vient d’étaler en terre catalane. Dommage que son homme de confiance, Denis Loré, ne puisse pas lui prêter son bras !

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Le prix remis en piste au meilleur picador est allé à Paco María, alors que les récompenses offertes par l’ADAC ont été attribuées à José Doblado et le même Paco María.

A la sortie, no hay billetes à la buvette… car il fallait bien arroser ça !!!

Le matin, grosse entrée, ciel progressivement voilé et chaleur lourde. Novillos de Moreno de Silva superbement présentés avec au moral et au comportement, un peu de tout, meilleurs notamment les 1, 4 et 6, parfois hélas pas toujours bien lidiés. Avec beaucoup de présence, du trapío et des armures aux allures de toros… et même un peu plus de ce qui nous est donné de voir ici ou là…

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El Dani, venu remplacer Cayetano Ortiz, chuta d’emblée devant le premier, se relevant en se tenant les côtes. Trois assauts avant que le Dani, revenu sans chaquetilla, ne brinde à Juan Carlos Carreño. Début prudent, suite plus probante par derechazos templés avant que son adversaire ne s’affale sur un remate. A gauche, quelques gestes agréables, puis on notera une belle trinchera, le toro allant toutefois a menos en fin d’exercice. Entière caída et saluts.

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Le quatrième, applaudi pour ses hechuras et surtout pour ses défenses, s’emploiera dans le capote du Dani avant de faire les choses « a su aire »… Après trois rencontres et un brindis à l’assistance, le bicho alla a más à la muleta lors d’une faena de valiente hélas mal rematée avec les aciers, ce qui fit perdre l’oreille au Dani qui était pourtant bien parti pour couper. Applaudissements à l’arrastre et vuelta chaleureusement fêtée pour le novillero.

Blanco prit d’abord un Moreno qui mesura les planches, affichant d’entrée sa propension pour la fuite… Drôle de tercio de piques avec acharnement inutile à le faire venir de loin, compte tenu des conditions de l’animal. Quatre rencontres de manso puis novillo rajado, Blanco ayant du mal à planter le moindre essai, se faisant promener au gré de l’insistance de son adversaire à longer les planches. Trapazos y trapazos… long à cadrer, entière habile et silence.

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Avec sa robe cardeña, le cinquième était une estampe, salué comme tel. Il fut l’auteur de deux extraños après être sorti avec fougue, faisant au passage une fusée meurtrière vers le burladero avant de prendre une triple ration… Brindis au public, et trasteo ni fu ni fa, le Moreno allant progressivement a menos alors que Blanco tenta d’intéresser les étagères, y compris dans un  final encimista. Aciers approximatifs et silence après avis.

Adrián de Torres se retrouva d’emblée au tapis puis trois rencontres d’inégale intensité avec un sensationnel numéro d’équilibriste à charge du piquero sur le premier assaut, le troisième se terminant sous la bronca pour dépassement abusif après sonnerie des clarines. Du coup, Adrien se fit jeter lorsqu’il voulut brinder au public, puis se fit rapidement menacer. D’un ensemble décousu face à un bicho limité de charge, on retiendra quelques séquences gauchères… avant désarmé. Entière tendida, prolongations au descabello, avis et silence, applaudissements au novillo.

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L’ultime provoqua un batacazo sur la première rencontre, suivie de deux autres, dont une dernière très sévère qui vit le piquero se faire conspuer pour avoir ouvert le Moreno… Banderilles plantées jusqu’à moitié des bâtons dans l’estafilade béante occasionnée par le lancier, brindis au ciel puis bonnes réponses du novillo, au demeurant noble, qui s’il avait été davantage cuidé, aurait été le novillo de la matinée… qu’il a été quand-même ! Adrián de Torres a esquissé quelques gestes valeureux, mais a fini par lasser un auditoire préalablement indisposé, et pour cause. Golletazo puis entière. Silence.

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Une famille ganadera très satisfaite à l'issue de la novillada !

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Petit hommage à la cobla Mil Lenària qui a enchanté le public par la qualité de ses interprétations…

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Sympathique réception du CTR « La Querencia » de Saint-Gilles le samedi après la novillada. Sur la photo, Philip Kugener, président du club, Guy Tanguy, trésorier de la FSTF, Jean-François Coste, de la FSTF, et Bernard Raviglione, président de l’ADAC.

 

Paul Hermé

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Affiches / Cartels

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