Samedi 24 Février 2024
PATRICE
Lundi, 13 Novembre 2023
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Fiche S : Pedro Romero Martínez…
 
Nom : Romero Martínez.
 
Prénom : Pedro.
 
Date de naissance : 19 novembre 1754.
 
Lieu de naissance : Ronda.
 
Grand-père : Francisco Romero Acevedo (1700/1763), matador de toros.
 
Père : Juan Romero de los Santos (1727/1824), matador de toros.
 
Fratrie : José Romero (1745/1826), matador de toros.
 
Baptisé dans l'église du Saint-Esprit, dont les Rois catholiques avaient ordonné la construction pour commémorer leur victoire contre les Maures.
 
Epouse : Maria Pinzón.
 
Enfants :  2.
 
Aspect physique : Forte corpulence, silhouette grande et athlétique.
 
Caractère : Rigide voire austère, mais coureur de jupons.
 
Premier toro tué : 1771, à l'âge de 17 ans, à Ronda.
 
Manière de toréer les toros : "Il n’admet que les figures classiques : la “veronica”, la passe “ naturelle ”, la plus difficile, avec la main gauche. Il exclut de son répertoire les frous-frous sévillans". (Jacques Durand)
 
Manière de tuer les toros : Siempre recibiendo.
 
Relations : Fray Diego José de Cadix ; José Delgado Guerra « Pepe Hillo» (1754/1801) ; Francisco José de Goya y Lucientes 1746/1828) ; Leandro Fernández de Moratín.
 
Groupie : La Duchesse d’Albe.
 
Retirada : 1799 à Madrid, à l'âge de 45 ans.
 
Résidence de retraite : Vuelve a Ronda para descansar de su vida taurina.
 
Toros tués : 5 600.
 
Percances de importancia: Jamais été blessé.
 
Religion: Catholique très croyant comme en témoigne son appartenance et son activité au sein des confréries rondeñas.
 
 
Emploi en su retiro rondeño : Visitador de estancos.
 
Capital accumulé : Propriétaire de plusieurs propriétés rurales et urbaines ("deux fermes, deux oliveraies, une vigne et onze maisons" (Jacques Durand).
 
Pension de retraité : Neuf réaux por su cargo de visitador de estancos.
 
Dernier emploi connu : En 1830, à l'âge de 76 ans, par ordre du Roi, il est nommé directeur et professeur de l'École taurine de Séville.
 
Dernier toro tué: Madrid, à l'âge de 77 ans, en portant un toast à la Reine.
 
Mort : Ronda le 13 février 1839 de la fièvre typhoïde, à l'âge de 85 ans.
 
Sépulture : Enterré dans un ancien cimetière ; au fil du temps, ses restes ont disparu.
 
Iconographie : Représenté par Francisco de Goya.
 
Apologue : Leandro Fernández de Moratín (1760/1828).
 
Citations de Pedro Romero :
 
« El toreo no se hace con las piernas, sino con las manos » ; 
 
« Más cornadas da el miedo que los toros » ; 
 
« El matador nunca debe saltar la barrera, ni huir con espada y muleta » ;
 
« El cobarde no es hombre. Para torear se necesitan hombres ».
 
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Datos 
 
Pedro Romero Martínez, né le 19 novembre 1754 à Ronda (Espagne, province de Málaga), mort le 10 février 1839 à Ronda.
Pedro Romero appartient à une famille comptant de nombreux matadors parmi ses membres : son père, Juan Romero et son jeune frère José Romero furent eux aussi matadors ; son grand-père, Francisco Romero, est généralement considéré comme « l’inventeur » de la corrida, pour avoir été le premier à utiliser muleta et épée pour mettre à mort le taureau.
 
Il commence sa carrière en 1771 comme « seconde épée » dans la cuadrilla de son père, participant à trois novilladas dans les arènes de Jerez de la Frontera. Il se présente pour la première fois comme matador à Madrid en 1775. Commence alors sa rivalité avec « Costillares » et « Pepe Hillo ». Son talent dans le maniement de l’épée le fait surnommer « El Infalible ».
 
Il se retire en 1799, mais participe encore de manière épisodique à quelques corridas, avant de se retirer définitivement en 1806. Il prend alors la direction de l’Ecole de tauromachie de Séville, à laquelle il est nommé par ordonnance royale. Il y aura notamment pour élève Francisco Montes « Paquiro 
 
Portrait de Pedro Romero est un tableau de Francisco de Goya peint entre 1795 et 1798, représentant son matador préféré.
 
Ce portrait a été peint au moment où une rivalité féroce opposait le torero de Ronda, au matador sévillan Costillares. Goya était alors le meilleur portraitiste de son temps, sa préférence allait à Romero, pourtant on lui attribua longtemps le portrait de Costillares, œuvre de Francisco Domingo (musée Lázaro Galdiano, Madrid)
 
Le tableau qui était la propriété de la famille Goya de Madrid avait disparu lors de l'inventaire des biens de Javier Goya. Il devint en 1812 la propriété de la veuve Vera (Séville), puis passa dans les mains du journaliste, polémiste et collectionneur Henri Rochefort (Paris).
 
On le retrouve successivement dans les collections de don Sebastian Gabriel de Bourbon Bragance (Pau), Léon Lafitte, héritier du précédent le reçut, puis le vendit à Rodolphe Kahn (Paris), qui le vendit à William Adby (Londres). puis Arthur Sachs (New York) l'acquit en 1966 pour la fondation Kimbell.
 
Il est exposé au musée d'art Kimbell, Fort Worth (États-Unis).
 
Patrice Quiot