Vendredi 19 Avril 2024
PATRICE
Lundi, 04 Mars 2024
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 La dieta en nada torera d’Honoré de Balzac...
 
 
« Au fond des provinces, il existe des Carême en jupons, génies ignorés... »
 
Honoré de Balzac - “La Rabouilleuse” (1842)
 
"El día de la corrida como hidratos, normalmente pasta, cinco horas antes de torear. Se hace así por si sucediera algo y tuvieran que intervenir” dit Cayetano.
 
"En mi nevera no puede faltar pavo, jamón, leche, fruta, verdura, yogures, chocolate, refrescos de Coca-Cola, huevos y queso" dit Canales Rivera.
 
Quant à Curro, pendant quelques années, il fut végétarien.
 
Honoré, lui, était dans un corte alimentaire différent….
 
Provincial monté à Paris, il resta toujours attaché à sa Touraine natale ; dans Le lys dans vallée, il parla avec amour et regrets des rillettes du Tours de son enfance: « Les célèbres rillettes et rillons formèrent l'élément principal du repas que nous faisions au milieu de la journée (...) Cette préparation, si prisée par les gourmands, paraît rarement sur les tables aristocratiques. Je n'avais jamais eu le bonheur de voir étendre pour moi cette brune confiture sur une tartine de pain ».
 
Quand plus tard, il reçut le bon à tirer d'un de ses ouvrages, il siffla pour fêter l'occasion, quatre bouteilles de Vouvray.
 
Quand il écrivait, Balzac passait quinze heures à sa table de travail, jusqu'à ce que son ouvrage fût achevé. Il mangeait alors des fruits en grande quantité, surtout des poires, dont il était particulièrement friand et du raisin, parfois des œufs et du jambon, et restait alors parfaitement sobre. Il ne buvait alors pas de vin, mais consommait de grandes quantités de café. Tout changeait après ces périodes d'écriture.
 
Son éditeur Werdet l'a décrit sobre quand il travaillait et comme un véritable Vittelius quand il mangeait. Balzac a toujours été impécunieux durant sa vie, dépensant plus qu'il ne gagnait. Il avait une peur panique de la prison pour dettes, mais il y alla non par pour dettes, mais parce qu'il refusait de s'acquitter des obligations de la garde nationale. En prison, il se fit donner deux cents francs par son éditeur, et organisa un véritable festin avec celui-ci et des invités choisis. On raconte qu'un jour il ingurgita un cent d'huîtres d'Ostende, douze côtelettes de pré-salé, un canard aux navets, un couple de perdreaux rôtis et une sole normande. Et Werdet de conclure : « Tout est englouti sans miséricorde ! Il ne resta que les os et les arêtes ».
 
Dans la Comédie Humaine, les expériences gastronomiques de Balzac sont surtout rapportées dans « le cycle Vautrin », grand brigand et manipulateur dont Vidocq aurait été le modèle. Certaines des expériences gastronomiques de Balzac y sont décrites dans l'odyssée de Lucien de Rubempré : Quand il arrive à Paris, il déguste chez Very, restaurant à la mode du Palais Royal, « des huîtres d'Ostende, un poisson, une perdrix, un macaroni et des fruits arrosés d'une bouteille de Bordeaux », pour une addition énorme à l'époque de 50 francs, soit un mois de sa vie dans son Angoulême natal.
 
Tous les personnages de la Comédie Humaine se retrouvent aussi au Rocher de Cancale, autre lieu de haute gastronomie. Avec le temps, la mode se déplaça du Palais-Royal au Boulevard des Italiens et notamment au Café Anglais où Rastignac avait ses habitudes.
 
C'est l'époque de Flicoteaux, place de la Sorbonne, qui proposait des repas de trois plats pour 18 sous sans vin et 22 avec, « avec du pain à volonté et des pommes de terre à tous les repas ».
 
Pas loin de là, les personnages du Père Goriot se retrouvent à la Pension Vauquer, où l'on est logé et où l'on mange pour 30 francs par mois, mais l'ordinaire est moins bon, dominé par le haricot de mouton et l'accommodement des restes.
 
Mais l'on mangeait aussi chez soi et Balzac a essayé tous les types de mangeurs : De l'avare qu'est le père Goriot, jusqu'au vrai gastronome qu'est le Cousin Pons. Il décrit les grands traiteurs de l'époque comme Chevet qui forma le jeune Antonin Carême et Dunand, le cuisinier de Bonaparte à Marengo, inventeur du poulet Marengo.
 
Du Père Goriot, il fait un “vermicellier”, qui sait reconnaître les farines juste en reniflant un bout de pain :"Le père Goriot leva la tête en flairant un morceau de pain qu’il avait sous sa serviette, par une vieille habitude commerciale qui reparaissait quelquefois. Eh bien, lui cria aigrement madame Vauquer… est-ce que vous ne trouvez pas le pain bon ? Au contraire, madame, répondit-il, il est fait avec de la farine d’Étampes, première qualité. A quoi voyez-vous cela ? lui dit Eugène. A la blancheur, au goût."
 
Balzac était-il un gastronome comme Flaubert ou simplement un gros mangeur, comme son embonpoint peut le laisser supposer ? Plus probablement, il compensait ses périodes ascétiques d'écriture, par des périodes de détente et d'excès dont la gastronomie n'était pas absente. En témoignent son amour des vrais produits, huîtres et fruits, des plats du terroir.
 
En contrepoint de Manzanares hijo qui, lui, confie : «La alimentación es lo que más me cuesta. Me gustan mucho las pizzas, las hamburguesas... »
 
Sources : Jean Vitaux/Canal Académies.
 
Datos 
 
Honoré de Balzac, nom de plume d'Honoré Balzac né le 20 mai 1799 (1er prairial an VII du calendrier républicain) à Tours et mort le 18 août 1850 à Paris, est un écrivain français. Romancier, critique d'art, dramaturge, critique littéraire, essayiste, journaliste et imprimeur, il a laissé l'une des plus imposantes œuvres romanesques de la littérature française, avec plus de quatre-vingt-dix romans et nouvelles parus de 1829 à 1855, réunis sous le titre de La Comédie humaine. À cela s'ajoutent Les Cent Contes drolatiques, ainsi que des romans de jeunesse publiés sous des pseudonymes et quelque vingt-cinq œuvres ébauchées.
 
Il est un maître du roman français, dont il a abordé plusieurs genres, du roman philosophique avec Le Chef-d'œuvre inconnu au roman fantastique avec La Peau de chagrin ou encore au roman poétique avec Le Lys dans la vallée. Il a surtout excellé dans la veine du réalisme, avec notamment Le Père Goriot et Eugénie Grandet.
 
Jean Vitaux est docteur en médecine et spécialiste gastro-entérologue mais aussi fin gastronome, membre de plusieurs clubs renommés, et, bien sûr, grand connaisseur de l’histoire de la gastronomie.
 
Patrice Quiot