Lundi 05 Décembre 2022
Ronda, Bayonne, Arles…
Dimanche, 04 Septembre 2011

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Corrida goyesque triomphale avec les sorties a hombros de El Juli, Manzanares et Cayetano…

Un après-midi rondeño que les présents garderont longtemps en mémoire pour les mille composantes d’une mosaïque qu’on pouvait au final considérer comme une authentique œuvre d’art. Et comme pour les réalisations les plus réussies, le scenario est allé « a más » jusqu’à l’apothéose finale…

No hay billetes, évidemment, et beau temps avec léger vent. Huit toros de Núñez del Cuvillo - le septième en supplément et l’ultime  comme sobrero - correctement présentés, tous monopiqués, inégaux de forces et de comportement, meilleurs les 4, 6 et 8. Le quatrième a eu les honneurs de la vuelta posthume.

El Juli (oreille et deux oreilles) lança les débats par un brillant capoteo puis un quite au centre après une première piqûrette qui allait être de mise pour tous les premiers tercios qui allaient suivre... Brindée au public, sa faena débuta par le haut, son adversaire, malgré un fonds de noblesse, s’avérant faible et soso, ce qui ternit quelque peu le relief des échanges. Suite templée sur les deux bords, un désarmé avant d’excellents redondos puis entière de la casa après pinchazo. Oreille que l’on qualifiera de bienveillante.

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Avec le quatrième, un castaño également cuidé sous le fer, Julián se fit ovationner sur un quite par chicuelinas au centre, puis… pour son brindis à la Duchesse d’Albe, très en vue accompagnée de son « novio ». Faena démarrée tambour battant, le maestro de Velilla faisant venir de loin un opposant qui allait se grandir au fur et à mesure de séquences templées et ajustées qui se succédèrent des deux côtés. Faenón achevé par entière au deuxième envoi qui libéra deux oreilles unanimement pétitionnées.

Manzanares (oreille, saluts puis deux oreilles) a débuté avec un jabonero sucio qui manquait de moteur. Relation de cause à effet, sa capacité à transmettre n’était pas très élevée et « Manzana » dut se contenter de nous proposer quelques beaux gestes isolés. Un estoconazo est venu mettre un terme aux débats et a déclenché une pétition suivie d’effet, la distribution de mouchoirs blancs à l’entrée étant d’ailleurs elle aussi… suivie d’effet !!!

Contrairement à ce que prétend l’adage, il y a bien des quintos malos, la preuve avec le cinquième Cuvillo totalement décasté qui après les saluts de Curro Javier et Luis Blásquez se montra rapidement avisé et décomposé. Manzanares eut même la surprise de le voir s’affaler avant qu’il ne puisse porter l’épée puis en finir d’un canonazo maison.

Visiblement déconfit par cette malchance au sorteo, l’Alicantino demanda l’autorisation de lidier le sobrero en fin de séance. Malheureusement, après un début prometteur au capote, celui-ci s’invalida et dut être puntillé en piste. Sortir alors le second sobrero pour une faena brindée à ses deux compañeros et Francisco Rivera Ordóñez…

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Avec une excellente entame au centre, on comprit que les débats allaient s’achever par un faenón qui allait permettre à Manzanares de remonter au score après une faena complète d’une haute intensité, bien soutenue par la musique et conclue par une autre entière a recibir, égalisant en nombre de trophées pour une sortie a hombros du trio longtemps ovationnée par un public visiblement ravi d’un tel épilogue. Il y avait franchement de quoi…

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Cayetano (oreille et deux oreilles), vêtu d’un magnifique traje dessiné par son amie la Duchesse, prit d’abord un castaño oscuro. Début de faena alluré sans par la suite grande possibilité de lier, le cadet des Rivera devant se contenter de gestes séparés, mais au cachet parfois relevé. L’entière déclencha l’octroi d’un pavillon et comme ses compagnons, il allait doubler la mise avec son deuxième, brindé à la Duchesse.

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Faena démarrée à genoux, puis poursuivie au centre sans ses zapatillas par des enchaînements relevés par  la virtuosité de la musique de Los Barrios… Avec un espadazo final, Cayetano, pour sa prestation réussie, venait d’honorer sa ville ainsi que la mémoire de son grand-père et de son père de la meilleure façon possible…

BAYONNE

Samedi 3 septembre, 3/4 d'arènes. Six toros de Jandilla. Le premier changé par un sobrero du même fer.
Mano à Mano.

Sébastien Castella, rouge corail et or: silence,salut et salut.

Miguel Angel Perera, Bordeaux et or: salut, deux oreilles et deux oreilles.

Salut des banderilleros: Morenito d'Arles et Guillermo Barbero.

Sobresaliente: Morenito de Nîmes.

La corrida de Jandilla très armée et bien présentée a manqué de race, sans allant à la pique et baissant au fil des combats à la muleta. L'ensemble, noble certes, a eu peu de transmission compliquant la tache des matadors. On fera une exception pour le sixième, le plus spectaculaire.

Sébastien Castella n'a pas touché le bon lot. Il fit un effort en raccourcissant les terrains à son premier et second passage mais ça ne fut pas suffisant pour réveiller les gradins de leur torpeur. Il accueillit le sixième de loin mais après une première bonne série, le toro s'arrêta empêchant le bitterois de développer cette tauromachie vibrante qu'il affectionne.Il abrégea d'une bonne estocade "sin puntilla".Personne ne lui en voudra de cette sortie à blanc, le public lui fit une belle ovation à sa sortie, mais le bilan de son passage dans le sud-ouest est mince...

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De son côté, Miguel Angel Perera s'est taillé un gros succès totalement justifié; même si on considère que la deuxième oreille ne s'imposait pas lors de son second passage. On peut ne pas avoir pour tasse de thé son concept du toreo, il faut tirer son chapeau devant son "arrimon" et son "aguante". De ce point de vue, sa faena face au sixième accueilli par dix aidées par le haut sans bouger d'un poil fut saisissante.

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La faena fut du même tonneau, l'extremeño se plantant sans jamais trembler, devant la tête du toro, la corne frôlant la chaquetilla, caressant la jambe du torero. Comme dirait Hemingway, dans un livre célèbre: " En avoir ou pas". Perera lui, il en a...

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Pierre Vidal

ARLES

Le lot de Toros de la Corrida Goyesque du ganadero Daniel RUIZ retenu au préalable par l'Empresa et n'ayant pu être embarqué dans son intégralité, les membres de la CTEM ont émis un avis défavorable sur les toros présentés.

Un nouveau lot de toros d'une autre Ganaderia sera présenté aux Corrales en début de semaine.

www.arenes-arles.com

Tel: 08 91 70 03 70 (0,225TTC/mn)

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Paul Hermé

soler 2017

Affiches / Cartels