Samedi 22 Juin 2024
SEMANA GRANDE
Lundi, 06 Mai 2024
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Publication du N° 1407 : L'année de la porta gayola...
 
Rarement on aura vu autant de toreros s'aventurer à porta gayola, c'est-à-dire attendre le toro à sa sortie du toril, la plupart du temps à genoux. C'est un bel exemple de courage gratuit, car à la fin du combat, selon comment a été la faena et surtout l'estocade, bien peu de spectateurs se souviennent de son début. Et c'est un exercice extrêmement risqué, comme on a pu le constater encore mercredi dernier à Madrid, quand le novillero Jesús Moreno a vu sa cuisse gauche transpercée de part en part par un novillo d'Aurelio Hernándo au trapío de toro de Pamplona...
 
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Devant la très large porte du toril de Séville, nombreux ont été les toreros à y être allé cette année. Manuel Escribano demeure le spécialiste par excellence. Pas moins de 46 fois dans sa carrière, il a replié sa cape sous la hanche de la main droite au burladero, avant de traverser d'un pas déterminé la grande ellipse de la Maestranza pour fièrement se laisser tomber à genoux et réaliser une larga ou, plus rarement, un farol. Tout cela devant des Miura ou des Victorino. Une performance admirable qu'il réalisa quatre fois lors de la dernière feria d'avril. Mais il ne fut pas le seul. On y a vu aussi Lama de Gongóra, José Garrido, Leo Valadez, Borja Jiménez, Tomás Rufo, El Fandi, Esaú Fernández, ces deux derniers face à des Miura. Et le novillero Tristan Barroso, pas plus loin que dimanche dernier. Lui attendit debout pour faire des chicuelinas à un novillo de Julio de la Puerta...
 
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