Samedi 27 Novembre 2021
Arles, Dax, Cerqueira, Tour…
Lundi, 12 Septembre 2011

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Triomphe de David Mora et prix au toro du Conde de Mayalde…

Arles dimanche 11 après-midi. Ciel gris, environ un tiers d’arène. Corrida Concours…

Rafaelillo : silence et deux vueltas.
Julien Lescarret : silence et saluts.
David Mora : deux oreilles et vuelta.

Deux petites remarques en préambule, d’abord sur la fréquentation, avec un tiers d’arène seulement pour une course où les six beaux toros exposés dans la semaine auraient dû davantage inciter l’aficion, au moins celle dite torista, à venir occuper les gradins… Soit elle s’est diluée au fil du temps, soit la crise, en cette période de rentrée, a aggravé ce phénomène de désertion. Il doit y avoir un peu des deux…

La deuxième réflexion concerne la présidence. Pour avoir connu ça un bon moment, je connais bien l’ingratitude du rôle et je ne fais pas partie de ceux qui crient systématiquement haro sur le baudet, mais il y a au moins un cas où les choses sont facilitées, c’est lorsque une pétition est à l’évidence majoritaire. Dans ce cas, tout devient facile car l’on doit s’en tenir à la stricte application du règlement, et non pas à des états d’âme personnels. C’est en cela qu’on peut considérer que Rafaelillo s’est fait voler au quatrième…

Verderón - Conde de la Corte - N° 18 - 605 kg…  De la charpente, mais une prestation en demi-teinte. Quatre arrancadas au cheval sans vraiment s’employer dans le peto. Ensuite, le La Corte baissa rapidement et ne permit pas à Rafaelillo de tirer son épingle du jeu dans une faena brindée au public et conclue à la peine.

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Dolorido - Cebada Gago - N° 54 - 540 kg… Ne se fit pas prier pour aller au cheval dans des assauts toutefois désordonnés. La faena de Julien Lescarret connut des hauts et des bas, le Cebada requérant un gros effort technique pour le canaliser et le forcer à humilier, ce qu’il fit parfois avec classe. Les aciers n’ont rien arrangé et curieusement, Dolorido fut honoré d’une vuelta que pratiquement personne n’avait demandée… Excès de protagonisme ou de triomphalisme ?

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Chorlito - Conde de Mayalde - N° 2 - 520 kg… Ce fut le toro de l’après-midi. Un toro assez trompeur puisqu’il sortit seul de ses quatre rencontres mais qui se grandit plus tard à la muleta. Avec lui, Mora se fit d’abord remarquer au capote dès sa réception, puis sur un quite par chicuelinas qui arracha les olés… Brindé au public, Mora profita des excellentes qualités du Mayalde pour nous offrir un faenón qui constitua de loin le meilleur moment de la tarde. Vuelta au toro, pour sa noblesse et sa faculté à répéter certainement, car au cheval...

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Comadroso - Dolores Aguirre - N° 40 – 54 0 kg. Tercio de piques en quatre assauts à l’exécution exemplaire de la part de Juan José Esquiviel puis brindis à Juan Bautista pour une faena marquée par la volonté d’en découdre avec entrega et aguante. S’ensuivirent des enchaînements au relief à l’intensité variable, mais après entière, on aurait pu penser que Rafaelillo allait promener l’oreille pétitionnée. C’était sans compter avec un président devenu subitement tacaño, le refus de récompense entraînant deux vueltas du Murciano chaleureusement fêtées puis une bronca de gala pour le palco.

Belugo - Hubert Yonnet - N° 59 - 540 kg… Prit quatre piques sans grande agressivité avant un deuxième tercio excellemment exécuté par Morenito d’Arles et Manolo de los Reyes qui furent invités à saluer. Julien brinda à sa cuadrilla mais face à un adversaire qui ne se livra pas vraiment et qui déclina, il ne put exposer que sa volonté, sans vraiment être parvenu à le faire humilier.

Pandore - Tardieu frères - N° 102 - 580 kg… Ne resta pas longtemps en piste, le mouchoir vert tombant pour boiterie. Son remplaçant, un castaño oscuro de López Gibaja, prit deux piques hors concours et resta toujours menaçant et accrocheur. Avec un bagage technique très étayé, Mora ne s’en laissa pas conter, mais l’affrontement fut marqué par davantage d’âpreté que de suavité. Une autre facette de ce torero « puesto » qui au final aura connu un excellent après-midi en rapport avec les qualités étalés devant un auditoire conquis par sa maestría…

A l’issue de la course, les prix suivants ont été remis en piste…

Meilleur toro au Mayalde, meilleur piquero à Juan José Esquiviel et meilleur lidiador à David Mora. Des récompenses qui firent logiquement l’unanimité.

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Matin. Soleil, un tiers d’arène environ. Six toros de Martelilla donnant un jeu inégal.

Joao Moura : silence et deux oreilles
Manuel Manzanares : saluts et silence.
Manuel Lupi : deux oreilles et saluts.

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(Photo rejón : Daniel Chicot)

DAX

Dimanche 11 septembre, seconde corrida de Toros y Salsa. Plein.

Quatre toros de Victoriano del Río et deux de Cortés (le second et quatrième).

Morante de la Puebla, ébène et or: silence et silence après un avis.
El Juli, olive et or: ovation et salut.
El Cid, encre et or: un avis et salut et ovation.

Changement d’ambiance ce dimanche pour ce final de la temporada dacquoise, le ciel était couvert et les esprits tendus. Les toros de Victoriano del Río ont été protestés pour leur manque de trapío. L’ambiance était à la contestation et les quolibets ne cessèrent de surgir des tendidos. Il y eut même une banderole "aficion indignée" au sixième. Elle fut très applaudie.

Pourtant, les toreros firent l’effort. Morante de La Puebla, absent au premier - mis à part quelques véroniques de son jus - tenta tout et son possible au second passage. On vit alors quelques pincées de cet art si personnel qui le caractérise, quelques détails car la faiblesse de l’opposant ne lui permit pas d’atteindre le Nirvana. Mais les amateurs se seront régalés de sa fin de faena où il fit preuve d'une entrega qu'on ne lui connaissait pas.

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El Juli, sauveur des empresas, cacha par sa technique l’inanité des opposants. Bien à son premier, il construisit parfaitement sa seconde faena qui, allant à más, finit par retourner le public. Mais les dieux n’étaient pas avec Julián qui peina avec l’épée et la mauvaise humeur ambiante se poursuivit.

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El Cid vit son premier toro particulièrement protesté pour son manque de trapío dès sa sortie. Le torero de Salteras dessina pourtant de belles figures de cette main gauche magique et tua d’une entière basse. Il eut le courage d’offrir le dernier à un public amer et cette fois, il se fâcha vraiment, un spectateur l’ayant apostrophé durement. Deux séries finales de qualité terminées par ces longs pechos dont il a le secret Ces efforts ne servirent à rien, le ciel n’y étant pas : un tiers de lame et trois pinchazos et quelques bravos.

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La soirée se conclut par une grosse bronca finale.
Pierre Vidal

Avec Feria TV, pour voir le triomphe de Manzanares à Dax… Cliquez ICI

Pour le résumé de la corrida de clôture, cliquez  

CERQUEIRA

Le novillero Cayetano Ortiz, blessé, sera remplacé à Nîmes par Thomas Cerqueira pour la novillada du vendredi 16 à 11h30.

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(Communiqué)

TOUR

Le point, le truc, la chose, que vous voyez en haut de la tour avec un appareil photo à la main, eh bien oui, c’était moi ! Panorama fantastique non seulement de l’arène, mais aussi d’Arles et ses environs.

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Et moi qui ai peur du vide… je reconnais que je n’en menais pas large, même si l’ascension en valait la peine ! Surtout quand il a fallu se pencher pour prendre le paseo…

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Paul Hermé

soler 2017

Affiches / Cartels

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