Jeudi 18 Juillet 2024
PATRICE
Jeudi, 23 Mai 2024
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Feria de Pentecôte : Colores de Nîmes... (1)
 
Soleil.
 
Arènes pleines.
 
Et «La Marseillaise» a cappella chantée debout par tout un peuple.
 
 
 
Immense.
 
Boulimique d’un plaisir retrouvé.
 
La foule.
 
 
 
Bariolée.
 
Vibrante.
 
Somptueuse.
 
 
 
Cocardière.
 
Populiste.
 
Elle peut devenir méchante.
 
 
 
Enthousiaste.
 
Spontanée.
 
Elle est grandiose.
 
 
 
De liberté.
 
D’égalité.
 
Et de fraternité éphémères.
 
 
 
Colores de Nîmes en soulèvement.
 
Bleu, blanc et rouge de cultura nosta.
 
Du vendredi au lundi.
 
 
 
Pour, avec Mirabeau.
 
St Just et Robespierre.
 
Dire la force de cet interdit.
 
 
 
A la résonance des clarines.
 
Qui sonnent.
 
Comme les tambours de Santerre.
 
 
 
Au goût du pain noir.
 
Retourné sur les tables.
 
Pour nourrir Charles-Henri Sanson.
 
 
 
Et à l’éclat.
 
Des mouchoirs trempés de sang.
 
De la place de Grève.
 
 
 
Qui fait battre le cœur des Girondins.
 
Et blesse.
 
Celui des Montagnards.
 
 
 
Colores de Nîmes en tonalité de plaisirs.
 
Fête de religion païenne en élévation d’aïoli et hosties de brandade.
 
Du vendredi au lundi.
 
 
 
« O nimouas, mi fraire.
Zou ! à plein toupin.
De nostre terraire, beguen lou bon vin. »
 
 
 
Comme en témoignent.
 
Les Actes 1-2-4.
 
Du Nouveau Testament :
 
 
 
« Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu. 
 
Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d'un vent impétueux.
 
Et il remplit toute la maison où ils étaient assis.
 
 
 
Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres.
 
Et se posèrent sur chacun d'eux, et ils furent tous remplis du Saint Esprit.
 
Et se mirent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer. »
 
 
 
Colores de Nîmes, majourau de l’afición.
 
En rouge de muleta et vert d’espérance.
 
Du vendredi au lundi.
 
 
 
Pour, les yeux écarquillés.
 
Voir mourir.
 
Quarante toros.
 
 
A suivre...
 
Patrice Quiot