Mardi 23 Juillet 2024
PATRICE
Lundi, 10 Juin 2024
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Bienfaisance de gloria…
 
C’était à Madrid.
 
C’était en 1970.
 
C’était le 4 juin.
 
 
 
Il y a 54 ans.
 
Et.
 
7 jours.
 
 
 
C’était un jeudi.
 
C’est presque toujours un jeudi.
 
Depuis 1874.
 
 
 
«Trois jeudis brillent plus que le soleil. 
 
Le jeudi saint, celui du Corpus.
 
Et celui de la corrida de Beneficencia».
 
 
 
Francisco Camino Sánchez a 29 ans.
 
Il est matador de toros.
 
Depuis onze années.
 
 
 
Ça ne s’était pas passé comme il le voulait pour son fichaje de Séville.
 
Pour celui de la San Isidro qui vient de se terminer non plus.
 
Il avait zappé les deux.
 
 
 
Ordóñez était aussi absent de Madrid.
 
Le Cordobés.
 
Lui, en deux corridas, quatre toros de José Mari Perez Tabernero et d’Atanasio y avait coupé huit oreilles.
 
 
 
Camino avait demandé à Leopoldo Matos, président de la Diputación de Madrid.
 
De toréer la corrida de la Beneficencia «por defender mi orgullo y mi categoría profesional».
 
En solitaire et gratis avec six ganaderías différentes.
 
 
 
Juan Pedro.
 
Urquijo.
 
Miura.
 
 
 
Pablo Romero.
 
Buendía.
 
Et Manuel Arranz.
 
 
 
Camino s’habille au «Wellington».
 
Costume grana y oro.
 
De chez Fermín.
 
 
 
La corrida.
 
Est télévisée.
 
Dans tout le pays d’Espagne.
 
 
 
Après le paseo.
 
Madrid lui demande de saluer.
 
Montera en mano, Francisco Camino Sánchez le fait.
 
 
 
Les toros sortent dans l’ordre d’ancienneté.
 
 
 
Au premier, «Rabioso», un toro distraido portant le fer de Veragua, Camino va "sobrado y facil" et coupe l’oreille.
 
“Camino tuvo ante sí como primer enemigo un toro de don Juan Pedro Domecq, que trotó y embistió distraído; fue un toro que facilitaba las atenuantes. Paco opuso a las cualidades negativas de la res la suma de sus conocimientos y el afán que calificaría a toda la corrida ; por el quehacer correcto y fácil sobrevino la primera oreja de la tarde, que se abrió con ovaciones para el diestro que, en solitario, encabezó el paseo de las cuadrillas”.
 
 
 
A «Pompon», l’Urquijo descendant des vieux Murube de Dolores Monge, sorti en second et qui va en se grandissant à la muleta, le quite, celui des chicuelinas, est d’anthologie et le trasteo de pouvoir pour deux oreilles dans l’esportón.
 
En el segundo, de Urquijo esculpió Camino unas chicuelinas inimitables, que levantaron ovación calidísima ; frente al andar de su antagonista, el muletero empleó una técnica plausible. El toro, poco castigado, se fue arriba, y el torero peleó con el astado, fuerte, con utilización de los poderosos resortes de su airosa maña. Otra nota de dominio le ofreció Camino ante la adversidad del toro de Miura, que escarbó pronto y mostró blandura: las dotes de muletero lucieron cuanto fue menester”.
 
 
 
«Cuchillero», le Miura de médiocre condition.
 
Ne permet pas.
 
Et Camino « anduvo sobrado con él ».
 
 
 
On change le Pablo Romero qui manquait de force par un Juan Pedro.
 
"En el sobrero de Domecq resplandeció al arranque de un quite por gaoneras y la faena constituyó modelo de variedad. Et Camino, bigarré de splendeur de capote et muleta, coupe les deux oreilles d’«Inopinado».
 
 
 
Deslucido est «Espiguillo», le Buendía cinquième et Camino tout en mesure et élégance.
 
« Al de Buendía, deslucido, que salió en quinto lugar, Paco le aplicó la discreción que demandaba la condición de la res ».
 
 
 
Une synthèse des cinq autres est la faena à «Bocanegra», le sixième d’Arranz. Oficio, dominio, arte y torería, faena venteña et deux oreilles de plus pour les statistiques.
 
 « Al sexto, de Arranz, lo recibió con lances de juego bajo y le administró una faena armónica y variada, y al último, cuya lidia ofreció el matador único, lo lanceó de salida con limpias verónicas; lo muleteó sobre la rodilla, ejecutó molinetes y kikirikíes y añadió cumplidos adornos de remate".
 
 
 
Camino offre le septième.
 
Un Buendía, du sang bleu de Santa Coloma.
 
Dont il coupe l’oreille.
 
 
 
Sept toros, sept faenas. 
 
Chacune différente
 
Huit oreilles.
 
 
 
"Como matador Paco Camino hizo gala de pulcritud y facilidad »  écrira Selipe.
 
« Adelante con los faroles de las luminarias del verdadero arte de torear! » écrira Cañabate.
 
 
 
Ce 4 juin 1970.
 
Jeudi de Beneficencia.
 
A Madrid.
 
 
 
Il y a 54 ans.
 
Et.
 
7 jours.
 
 
 
Paco Camino Sánchez.
 
Matador de toros por la gracia de Dios.
 
Entre dans l’histoire du toreo.
 
 
 
Pour l’éternité.
 
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Datos 
 
Francisco Camino Sánchez «Paco Camino», né le 14 décembre 1940 à Camas ( province de Séville ).
 
Au cours d’une longue carrière, Paco Camino obtint tous les succès que peut obtenir un matador, tant en Espagne et en France qu’en Amérique latine. Il a été en permanence dans les premiers postes de l’escalafón. Durant les années 1960, alors que des matadors tels que « El Cordobés » ou « Palomo Linares » triomphaient avec leur toreo spectaculaire, jugé de mauvais goût par les puristes, mais apprécié des publics peu connaisseurs, surtout attirés par l’aspect festif de la corrida, Paco Camino, tout comme « El Viti », Diego Puerta ou Jaime Ostos, a su être apprécié, non seulement des puristes, mais aussi du grand public, grâce à son toreo élégant basé sur une technique parfaite, une grande connaissance du toro et de sa lidia.
 
En 2004, il reçoit la Médaille d'or du mérite des Beaux-Arts par le Ministère de l'Éducation, de la Culture et des Sports.
 
Débuts en public : Cumbres Mayores (Espagne, province de Huelva) en 1954
 
Débuts en novillada avec picadors : Saragosse le 7 septembre 1958 aux côtés de José Julio et « Chiquito de Aragón ». Novillos d’Escudero Muriel.
 
Alternative : Valence le 17 avril 1960. Parrain, Jaime Ostos ; témoin, Juan García « Mondeño ». Toros d’Antonio et Carlos Urquijo de Federico.
 
Confirmation d’alternative à Madrid : 12 octobre 1961. Parrain, Julio Aparicio ; témoin, José María Clavel. Toros d’Antonio Pérez de San Fernando.
 
Premier de l’escalafón en 1963 et 1966.
 
Interruption de sa carrière en 1973.
 
Après une absence de 7 années des arènes, il revient en 1980. "El 30 de junio, un toro de los Herederos de Baltasar Ibán le derribó pegándole una cornada en la rodilla y en el suelo otra cornada en el cuello. Camino estuvo al borde de la muerte."
 
Patrice Quiot