Samedi 27 Novembre 2021
Aire, Rassemblement, FSTF, Toros de France, Galván…
Dimanche, 23 Octobre 2011

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Corrida sérieuse de Yonnet, mais sans récompense…

Devant une demi-arène environ, par beau temps pour la saison, la corrida de Hubert Yonnet (le sixième de Françoise Yonnet) s’est avérée remarquablement présentée et de jeu irrégulier, meilleurs les 1, 2 et surtout le 4.

Javier Castaño : vuelta aux deux, Manuel Escribano : saluts et vuelta et Mehdi Savalli : silence aux deux.

Une minute de silence a été observée à la mémoire d’Antoñete. Présidence de Matías González, qui officie d’habitude au palco de Bilbao. Basilio Martín s’est coupé la coleta après une longue et honorable carrière de banderillero au service de quelques figuras.

RASSEMBLEMENT

Retour sur le rassemblement de vendredi dernier à Nîmes avec les images de Feria TV. Cliquez ICI

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FSTF

Le ctpr la Querencia de Saint -Gilles avait en charge l’organisation du congrès 2011 de la FSTF.

Le samedi après-midi a été consacré à la libre parole des clubs présents avec environ 90 personnes représentants les clubs de Albi, Carcassonne, Nîmes, Castres, Vauvert, Bayonne, Toulouse, Montauban, Arles, Alès, Mont-de-Marsan, Béziers….

Plusieurs débats ont eu lieu, arbitrés par Joel Bartolotti, de la revue "Toros", dont un, fort intéressant, sur les présidences de course.

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Une mini-conférence sur les élevages francais de Toros de Combat par Francis Fabre et en présence du ganadero Christophe Fano a conclu cet après-midi avant la réception en mairie avec Mr Alain Gaido qui a reçu et récompensé Mr Roger Merlin, président de la Fédération des Societés Taurines de France.

Le dimanche a permis d’élaborer le palmarès 2011 :

- Prix Claude Popelin à David Mora.
- Prix Tío Pepe (JP Darracq) au picador Tito Sandoval.
- Mauvais geste taurin au G10 espagnol.

Une charte déontologique des "palcos" sera éditée, étant une première étape avant l’élaboration d’un listing des présidents de course.

L’uctpr a adhéré à cette initiative et fournira une liste de présidents de palcos des Ctpr corrida en exercice qui le voudront.

Un coup de cœur a été adressé à Julie Zaoui et au journal La Provence.

Trois vice-présidents de région doivent être nommés.

Enfin, le site Internet de la FSTF sera "rafraichi".

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Un abrivado en piste dans les arènes de Saint-Gilles effectué par la manade Thibaud a conclu cette assemblée générale avant l’apéritif d’honneur offert par l’Uctpr et son délégué Bernard Planchon.

Merci à Philip Kugener du Ctpr la Querencia pour sa parfaite organisation et au maire de Saint-Gilles Alain Gaido.

(Texte et photos Bernard Planchon)

 

TOROS DE FRANCE

"TOROS DE FRANCE", l'oeil du veto - Le challenge TOROS DE France par Hubert COMPAN, vétérinaire taurin…

L’Association des Eleveurs Français de Toros de Combat a mis en place cette temporada 2011 le challenge « Toros de France ». Six lots de toros ont été proposés à des organisateurs de corrida qui recevaient de l’Association des Eleveurs Français de Toros de Combat une aide financière incitative. L’Association des éleveurs et Luc Jalabert étaient maîtres d’œuvre pour le choix des ganaderías. Un jury de 7 membres a été mis en place pour désigner la meilleure ganadería, le meilleur toro, le meilleur torero, à partir d’une fiche de notation qui estimait la présentation, le comportement à la pique et le comportement à la muleta (mobilité, noblesse).

Le jury était composé de ganaderos : Michel Barcelo, Gérard Granier, du représentant des clubs taurins Ricard : Bernard Planchon, d’un journaliste : Laurent Deloye, d’un vétérinaire, d’aficionados : Guy Tanguy, et de personnalités recrutées sur place : Jacques Cathala, Marcel Garzelli, etc...

Les corridas :

Le 3 avril à Vergèze : toros de Yonnet pour Guillermo Albán, Marc Serrano, Paco Ramos.
Le 9 avril à St Martin de Crau : toros de Tardieu Frères, pour Javier Castaño, Julien Miletto, Iván Fandiño.
Le 8 mai à Palavas : toros de Margé pour El Juli, Juan Bautista, Castella.
Le 19 juin à Aire/Adour : toros de Jalabert pour Padilla, Juan Bautista, Miletto.
Le 3 juillet à Eauze : toros de Gallon pour Curro Díaz et Juan Bautista.
Le 27 août à Mimizan : toros de Darré pour Miletto, Adame, Lescarret.

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Sur les six corridas, il ya eu de tout, du meilleur et du moins bon, mais dans tous les cas, la présentation des toros a été au niveau des ganaderías espagnoles et souvent au-dessus. Vous avez peut-être lu quelques chroniques qui en général ont été très « discrètes ». Les notations du jury ont été collectées par le Parc Régional de Camargue et le palmarès a été annoncé d’abord à l’issue de la corrida de Mimizan, puis le vendredi soir 9 septembre après la (bonne) novillada de Margé en Arles :

Meilleur lot : Jalabert, 2ème Gallon, 3ème Darré.
Meilleur toro : le n° 122 de Gallon, magnifiquement toréé par Juan Bautista.
Meilleur torero : Juan Bautista, en état de grâce devant les toros de la famille.

Quelques commentaires :

La corrida des fêtes à Aire/Adour :
Sur les six toros, cinq toros solides prenant deux vraies piques, rentrant dans la muleta allègrement, donnant tous du rythme au combat et terminant bouche fermée sans la moindre génuflexion. Seul le 6ème accusa de la faiblesse en début de faena, mais récupéra par la suite grâce à la tauromachie intelligente de Miletto. Le public festif est rentré dans la corrida dès le premier toro, et a su réclamer à juste titre la vuelta du 5ème, vuelta que le 4ème aurait autant mérité si Padilla avait économisé du carburant dans les 1ères séries données à un rythme d’enfer !

L’événement a été la conduite du tercio de pique. D’abord avec l’utilisation de la pique de Bonijol qui semble être définitivement admise par les cuadrillas et qui rentre plus facilement dans les masses musculaires. En restant très prudent car sans preuves « scientifiques » pour le moment, je crois pouvoir dire que si la pique est donnée simplement sans faire le « marteau piqueur », le toro saigne moins.

J’en arrive à l’événement : Après une mise en suerte parfaite par les trois toreros, Juan Bautista ayant à cœur de valoriser l’élevage familial a placé le toro pour une première pique « légère » et aussitôt retirée puis pour une véritable 2ème pique en partant de loin et plus appuyée : tout le contraire de ce que la tauromachie actuelle nous impose.

C’est la première fois que j’ai observé cette façon intentionnelle de conduire le 1er tercio et c’est pour cela que j’en ai fait un événement qui signifie que lorsqu’un torero veut mettre en valeur un toro, qui de plus est issu de l’élevage familial, la fête peut commencer dès le 1er tercio : c’est ce qui s’est passé à Aire et le public l’a bien compris.

La corrida de Gallon à Eauze :
La noblesse Gallon, avec un tercio de pique minimal, mais aussi un grand toro, encasté, mobile et plein de toutes les qualités qui a fait remonter la moyenne des notes. Il est toutefois regrettable que pour les 2 corridas, les toros qui pour moi avaient le plus d’allure par leur taille, leur longueur et leur tête ont été mis en réserves !!

La corrida de JL Darré à Mimizan:
Un lot de toros très musclés, devant et derrière, amenés à Mimizan 2 h avant la corrida. Les arènes étaient quasi pleines, et les quelques antis ridicules. Après la présentation de ses toros en corridas concours, on craignait un manque de mobilité : tous ont galopé et ont été toréables avec des défauts qui génèrent le danger et maintiennent en haleine un public du Sud-Ouest qui aime ce type de corrida où l’efficacité prime sur l’art.
Ils sont rentrés au cheval en venant de près, comme l’exige le règlement du rugby actuel. Et quant JL Darré fabriquera des toros plus proches des gabarits de 3ème ligne que de ceux de la 1ère ligne de l’équipe de Mirande, les résultats seront encore meilleurs…

Un mystère : le manque « d’explosivité » des Yonnet à Vergèze, il est vrai âgés de plus de 5 ans et annoncés entre 520 et 590 kg. C’est pour moi toujours un plaisir de voir sortir les toros de la Bélugue, et ceux prévus le 23 octobre à Aire/Adour ne manquent pas de « piquant » (vous avez compris le mot « piquant » !).

Pour nous, vétérinaires, ces corridas auraient pu être l’occasion d’examiner les effets de la pique Bonijol dans de bonnes conditions : nous ne l’avons pas fait, ce sera pour l’année prochaine, et ce d’autant plus facilement que nous avons testé ce 9 octobre 2011, en collaboration avec le Club taurin La Unica de St Martin de Crau, une méthode de mesure des trajets des différentes piques utilisées actuellement.

Il faut souligner aussi que les trois premiers élevages du palmarès avaient suivi les recommandations de l’INRA pour la préparation alimentaire des toros.

Les « toros de France » ont été aussi présents dans d’autres corridas et novilladas qui ont marqué positivement la temporada. Je parle de ce que j’ai vu :
- L’exceptionnelle novillada de Blohorn à Lunel, 6 novillos encastés, galopeurs infatigables, 14 vraies piques au total.
- La corrida de Margé à Béziers, avec un magnifique toro toréé par Juan Bautista le 14 août sous l’orage et 4 autres présentés le 24 septembre avec Bolívar et Savalli : de beaux toros applaudis avant et après, le 2ème de Bolívar impressionnant, avec des morillos bien dessinés sur de solides charpentes : des toros qui entrent au galop dans la muleta, des faenas à un rythme soutenu du début à la fin et un public sympathique qui est entré dans la course des le 1er tercio en acceptant que Bolívar et Savalli n’étaient pas le Juli ou Castella. Il y a eu aussi la concours de Vic (je n’y étais pas), apparemment supérieure à celle de Pentecôte. Etc…. etc…

Le challenge Toros de France a constitué une bonne occasion pour les éleveurs français de montrer leurs toros de 4 et 5 ans. Il faut donc espérer que l’action « Toros de France » va continuer sous formes de corridas ou novilladas (avec ou sans financement ?). Il y a eu parfois un manque de communication sur la présentation des toros et de la ganadería, et sur le challenge « Toros de France » en général, notamment auprès du « noyau dur » des 2 à 3000 aficionados qui ne veulent pas être trompés sur la marchandise, qui aiment connaître le « manejo » de la ganadería, qui ont leurs exigences sur la conduite du tercio de piques et sa revalorisation : c’est ce public là qu’il faut séduire. 1/3 d’aficionados toristas, 1/3 des autres, 1/3 de spectateurs occasionnels, on rempli l’arène !

Il faut savoir qu’en 2010, sur 800 mâles nés dans les ganaderías françaises, seulement 285 toros ont été lidiés : 37 toros, 82 novillos et 166 NP : on doit pouvoir mieux faire, notamment grâce aux projets « Toros de France » ...et ne pas oublier que la meilleure défense de la corrida…. c’est d’y aller !

GALVÁN

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Avec Feria TV, l’excellente faena de David Galván, un des novilleros les plus en vue de la saison, qui lui a permis d’ouvrir la grande porte de Jaén... Cliquez ICI

 

Paul Hermé

soler 2017

Affiches / Cartels

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