Lundi 03 Août 2020
Nimeño II, Padilla, Muleta, Fallas, Rion, Béziers…
Jeudi, 24 Novembre 2011

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Nimeño : vingt ans déjà...

Vingt ans déjà qu’éclatait aux quatre coins de la région, ce 25 novembre 1991, l’effarante nouvelle : Nimeño II est mort. Il avait, comme on dit, mis fin à ses jours. Il avait eu trente-sept ans en mars.

Tous ceux qui dans les milieux taurins et largement au-delà suivaient avec anxiété, depuis le terrible accident

d’Arles le 10 septembre 1989, la lutte indécise et cruelle de Christian d’abord pour survivre puis pour récupérer son intégrité physique, espéraient malgré la lenteur des derniers progrès la guérison complète du torero.

On pensait que, comme devant les six Guardiola de la Pentecôte nîmoise de 1989, toujours présente dans les mémoires, et dans tant d’autres occasions de sa carrière, la persévérance, l’obstination, le courage viendraient à bout du pire.

 

Il avait en effet déjà échappé à la tétraplégie, puis au fauteuil roulant : il était debout désormais, et il marchait ! Fantastique récupération, n’est-ce pas ?

Certes, mais sa main gauche, pas encore prête à l’évidence à courir à nouveau la main des passes naturelles, est-ce qu’elle reviendrait un jour complètement ? Sans doute Christian a-t-il jugé qu’elle ne reviendrait plus et qu’il avait perdu ce dernier combat : il en a tiré ses conclusions.

Il n’y a rien à dire sur sa décision : elle lui appartient exclusivement. Ne s’imposent désormais, vingt ans après et pour toujours, que le chagrin et les regrets. Aucun de ceux qui l’ont connu ne se consolera de cette tragédie.

On peut imaginer, comme une sorte de palliatif dérisoire à la douleur de l’absence, ce qu’aurait pu être son futur de torero et d’homme : imaginer des journées de triomphe dans une fin de carrière à la hauteur des espoirs de toujours – lorsque la maturité des artistes et singulièrement celle des grands matadors exalte leur talent et fait qu’ils ne montrent jamais autant de maîtrise et ne suscitent jamais autant d’émotion que dans leurs ultimes combats.

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Mais on ne verra pas la plénitude de Nimeño, on ne saura pas ce qu’elle aurait pu être dans l’accomplissement final de cette trajectoire de passion qui a été le but de sa vie : devenir  et être le meilleur. Comme il était dans sa vie de tous les jours, sans effort ni calcul : le meilleur des hommes qui gardait la fraicheur innocente de son sourire d’enfant.

« ... Nous sommes  de l’étoffe
Dont sont faits les rêves, et notre petite vie
Se clôt d’un sommeil... »

Ainsi parle le sage Prospero dans « La Tempête » de William Shakespeare – deux vers dont la simplicité absolue des mots crie le tragique de la condition humaine – deux vers dédiés à la mémoire de Christian Montcouquiol, Nimeño Segundo, matador de toros, qui nous a quittés voici vingt ans ce 25 novembre 2011.

Jacques Boyer

(Photo : Nimeño II, Yiyo et Paquirri... trois maestros réunis à Dax en 1982, plus tard unis par un destin tragique...)

PADILLA

Après les premières nouvelles au sortir de la table d’opération qui étaient plutôt optimistes, le Dr García Perla, aux côtés de la Conseillère pour la Santé de la Junta de Andalucía María Jesús Montero, a donné une conférence de presse à l’hôpital Virgen del Rocío de Séville, où Juan José Padilla a pu remonter dans une chambre où il passera encore au moins la fin de cette semaine.

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Selon le Dr García, l’opération s’est déroulée au mieux malgré sa complexité, et le maestro devrait retrouver 80 à 85% de la mobilité de sa face. Toutefois, il faudra attendre de quatre à six mois pour mesurer le taux de récupération, Padilla restant soumis à une rééducation poussée pour que le nerf facial retrouve le maximum de son efficacité. Par ailleurs, l’intervention pour améliorer son audition a elle aussi été positive. Enhorabuena à tous ceux qui ont œuvré lors de cette délicate intervention et suerte au maestro pour sa rééducation…

MULETA

La société taurine « La Muleta » remettra ses trophées 2011 le jeudi 8 décembre  à 19 h dans sa bodega.
Cette année, les lauréats sont : le torero David MORA, le club taurin Saint Martinois LA UNICA et le razeteur Arlésien Julien REY, qui honoreront cette cérémonie de leur présence.

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A l'issue de la cérémonie, les membres de la Muleta sont conviés à partager un repas à l'Atrium en présence des trois lauréats. Une participation de 25 euros sera demandée.

Inscriptions jusqu'au samedi 3/12/11 dernier délai auprès de Martine Ferrier au 06.18.29.53.69 ou au siège les samedi 26 novembre et 3 décembre. Seuls les repas payés seront réservés.
(Communiqué)

FALLAS

Les aficionados habitués à faire une virée aux Fallas de Valencia et à la Feria de la Magdalena de Castellón vont être bien ennuyés lors de la prochaine temporada…

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En effet, les hasards du calendrier font qu’en 2012 ces deux ferias vont se chevaucher, ce qui est déjà arrivé, mais qui est tout de même assez rare… et qui n’arrange pas les empresas à si peu de distance.

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Les Fallas de Valencia se dérouleront du 10 au 19 mars (Día de San José), alors que la Feria de Castellón, qui comptera une corrida de plus cette année, aura lieu du 11 au 18 mars, soit d’un dimanche à l’autre.

RION

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BÉZIERS

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Paul Hermé

soler 2017

Affiches / Cartels

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