Samedi 08 Mai 2021
Nîmes, Vic, Madrid, Rieumes, FSTF, Toronotes…

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Triomphe de Javier Castaño pour son encerrona avec les Miura et de Juan Bautista le matin…

Devant trois quarts d’arène par beau temps, cette corrida pas comme les autres a débuté après le paseo par un bel hommage envers Pepe Limeño, ex-matador sanluqueño spécialiste à l’époque des Miura et depuis très longtemps veedor au service de l’empresa nîmoise. Jean-Paul Fournier et Daniel Jean Valade lui ont remis un souvenir en piste avant que Pepe, visiblement très sensible à ce geste, ne s’avance pour répondre à une ovation de gala.

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Puis ce fut au tour de Javier Castaño, qui allait être l’auteur d’une tarde particulière, de s’avancer pour recevoir à son tour de sympathiques applaudissements d’encouragement…

Six toros de Miura dans le type de la maison, allant au cheval sans se faire prier, inégaux de forces et de jeu par la suite, meilleur le troisième qui fut honoré d’une vuelta posthume. Salut du mayoral.

Dès l’entame de cette course, on a réalisé que Javier Castaño allait lui donner un ton particulier avec pas mal de touches personnelles, par un scénario bien huilé et dans lequel la cuadrilla allait tenir un rôle important. Que ce soit piqueros ou banderilleros, tous firent le maximum pour relever les débats, pour les animer, ce qui fit qu’en fin de compte cette course fut vraiment entretenue. A base de surprises, de trouvailles, de gestes inédits… avec pour solde de tout compte une sortie a hombros consécutive au bilan suivant : deux oreilles, oreille, oreille, saluts, oreille et saluts. Qui aurait pu l’imaginer ?

Le premier a été bien reçu au capote, il prit deux piques avant un bon quite par chicuelinas et première bonne surprise, les banderilles ont été partagées à plusieurs, ce qui allait se renouveler à plusieurs reprises, la plupart des banderilleros saluant, comme David Adalid, El Chano, Morenito d'Arles, Raúl Blázquez…

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La faena débuta par le haut puis Castaño donna la distance et traça quelques valeureux derechazos avant que le Miura ne l’avertisse sur le côté gauche. Final agenouillé puis autre surprise, au centre, il le cita à au moins dix mètres pour placer un  recibir qui se solda par entière tombée avec délire sur les étagères.

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Castaño reçut le second par larga cambiada avant un bon tercio de piques, la troisième avec le regatón, puis à nouveau partage des banderilles avec une spectaculaire rouste pour Javier Rodríguez. La faena débuta à genoux et compte tenu de la noblesse de son opposant, le Salmantino allait empocher un nouveau trophée pour s’être montré décidé et appliqué avant metisaca puis entière.

Au troisième, une autre bonne surprise attendait l’auditoire. Faisant voler le panneau d’affichage à sa sortie, « Malospelos » partit de loin pour un premier assaut visant le cou du cheval. Et c’est là que les choses prirent une autre tournure, Castaño dirigeant sa cuadrilla pour placer le bicho au toril alors que le piquero se mit sous la présidence, c'est-à-dire à environ 70 m de là !!! Et le Miura s’arranqua sous l’ovation… et même la musique. Un moment de réelle émotion et au passage certains aficionados qui défendent toujours à cor et à cri le tercio de piques venus me dire après coup qu’ils n’ont rien vu au cours de cette corrida devaient avoir des œillères plus grandes que celles du cheval du picador !

« Malospelos » partit encore une troisième fois d’environ 40 m puis une dernière rencontre emballa à nouveau le public, du moins une grande majorité, avec encore un dernier assaut de 70 m !

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Bon quite du sobresaliente Víctor Blázquez puis début de faena en étant accoudé aux planches pour des passes par le haut. S’ensuivirent des derechazos rondement menés, puis à gauche des aidées par le haut rematées par la passe du mépris, le tout dans un ensemble irrégulier, bien rematé par entière au deuxième envoi.

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Vuelta très applaudie du toro, puis de Castaño en compagnie de son piquero.

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Le quatrième a été bien mené jusqu’au centre avant de prendre quatre piques précédées de belles arrancadas. Lors du tercio de banderilles, David Adalid se fit particulièrement remarquer par un quiebro au centre, un des autres grands moments de cette course. Castaño gardera sa montera vissée sur son front et après un bon début, les choses se gâteront quelque peu, le bicho se montrant avisé et peu enclin à humilier. Javier se montra encore vaillant et en finit par entière citée de loin avant quelques longueurs au descabello.

Le cinquième, juste de forces, prit trois piques puis nouveaux saluts de Chano, Adalid et Blázquez avant une faena débutée par une autre surprise, à mon avis la moins réussie… La chaise ! Tout le monde n’est pas Morante, et tant qu’à prendre une chaise, on aurait pu choisir autre chose que celle-là, qui ferait tache dans n’importe quelle cantine… Bref, la chaise n’a pas connu un grand écho, d’autant plus que Castaño dut se déplacer à plusieurs reprises et ne fit qu’une seule passe assis dessus.  Une fois debout, il retrouva ses sensations et s’engagea dans un trasteo indécis mais volontaire, finissant même par circulaires inversées. Entière trasera et maladresse du puntillero.

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Le dernier donnait des signes de faiblesse, il fut piqué sortie fermée et après un quite des deux sobresalientes, Víctor Blázquez et David "Saleri", partage aux banderilles d’où ressortit une quatrième paire de gala, instrumentée par sesgo por dentro par David Adalid, avec la complicité de son compère Chano. Grosse ovation aux deux. Brindis au public, mais Castaño, apparemment à bout de forces, ne put remater son encerrona comme il l’aurait voulu, le Miura n’étant pas disposé à humilier. Entière, chapelet de descabellos avant sortie a hombros chaleureusement fêtée pour saluer l’exploit d’un Javier Castaño qui a su mettre en scène de la meilleure des façons cette encerrona  - avec aussi l'excellente prestation de la cavalerie Heyral - qui pour la plupart des présents restera mémorable. Et tant pis pour les autres…

En matinée, devant une arène copieusement garnie - environ trois quarts - sous le soleil et avec quelques souffles d’air, la corrida a débuté par un vibrant hommage dédié sous forme de chaleureuse ovation à Juan José Padilla qui a tenu à la faire partager à ses deux compañeros.

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Six toros de La Capea plus un sobrero de Torrehandilla  remplaçant le premier qui était attiré davantage par les planches que par le capote du Jerezano. Affichant sa mansedumbre en sortant seul de la première pique puis bien coincé, il s’invalida alors, le boulet droit cassé. Mouchoir vert… Pour le reste, le lot, un brin disparate dans ses forces et ses charges, donna toutefois un jeu intéressant pour la plupart.

Juan José Padilla se fit applaudir pour sa réception du sobrero par véroniques avant une première rencontre sous forme de montagnes russes suivie d’une autre bien dosée. Le Cyclone partit alors pour un second tercio qui lui valut encore les faveurs du public pour trois paries réussies, la dernière au violon. Brindée à l’assistance, sa faena débuta suavement par des derechazos templés, mais son adversaire, juste de forces, alla au sol sur les remates. La suite fut plus aléatoire, surtout à gauche, Padilla voyant son toro de plus en plus arrêté, se lançant alors dans un final plus populiste conclu par pinchazo puis demie plate. Saluts.

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Il accueillit le quatrième par larga cambiada de rodillas poursuivie par de vibrants capotazos provoquant les olés du public. Après deux bons puyazos, bon quite par chicuelinas puis autre ovation avec les palos.  Brindis à Marie Sara, puis petite touche d’originalité sous la forme d’une muleta blanche… qui n’allait pas le rester longtemps… Un peu comme ma chemise le jour où je mange des spaghettis bolognaises !!!

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Quelques bons échanges par derechazos suaves, incontestable sens du spectacle et de transmission malgré un opposant du genre deslucido, le tout ponctué de desplantes maison. Trois quarts de lame. Oreille.

Juan Bautista prit un premier client qui poussa sur le premier assaut avant de sortir seul d’un second sans classe. Vuelta de campana puis bons enchaînements face à un toro noble d’où ressortiront des naturelles rematées genou ployé. Suite par dosantinas près des planches puis entière tombée. Oreille.

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Face au quinto, de meilleur son, accueilli à genoux, qui prit deux piques, la seconde pour la forme, l’Arlésien reçut une vibrante ovation aux banderilles après des paires au cuarteo, quiebro et violon avec sombrero. Faena brindée à César Rincón, bien débutée par derechazos ajustés et pechos toréés. Quelques naturelles d’un bel effet, de face, puis estoconazo qui délivra deux pavillons synonymes de sortie a hombros.

El Cid brinda à l’auditoire un premier adversaire qui prit trois piques, la première rapide en sortant seul, la deuxième en sautant au cou de l’équidé et la dernière bien dosée. Malgré un poil de faiblesse qui altéra les débats, le maestro de Salteras se distingua par plusieurs séries bien construites malgré quelques longueurs dans le film… Entière qui libéra une oreille quelque peu bénévole.

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L’ultime fut reçu par trois véroniques et demie justifiant les olés descendus des étagères. Préservé en deux rencontres homéopathiques, l’animal donna quelques charges longues avant de baisser le pied. Plusieurs séries ajustées, mais conclusion bien maladroite avec les aciers. Silence.

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Avec Feria TV, voir le résumé vidéo de cette course matinale en cliquant ICI



Attention : Changements dans les cartels…

Ce matin, Javier Conde, blessé, sera remplacé par Daniel Luque et cet après-midi, Iván Fandiño, également blessé, sera remplacé par Juan Bautista…

VIC

Samedi après-midi : seconde de feria de la Pentecôte. 3/4 d'arène. Cinq toros d'Escolar Gil et un d’El Risco sorti en premier. Premier applaudi à l'arrastre, second protesté puis sifflé, troisième sifflé, quatrième applaudi. Sifflets pour le sixième aussi.
Salut d'El Fundi qui effectuait sa dernière corrida après le paseo.

El Fundi en Blanc et azabache: salut et salut après deux avis.
Fernando Robleño, en Havane et or: salut et vuelta après pétition.
Sergio Aguilar en bleu roi et or: silence et silence.

Les fêtes vicoises prohibées cette année nous manquent. Où sont les bandas? Où sont les folles nuits ? La maison bleue et les hordes de jeunes allumés, certes, mais bon enfants le plus souvent? Où sont nos vingt ans? Le maire, à l'origine de cette interdiction, a reçu une bronca majuscule en jetant la clé du toril. Sans doute voulait-il bien faire, mais la mélancolie et la tristesse habitent désormais les cœurs des festayres.

La corrida ne nous a pas remonté le moral. La présentation de plusieurs toros, du second surtout, fut protestée par une bonne partie du public. Les autres, discrets, mais dans le type, passèrent inaperçus. Médiocres à la pique et banals sous la muleta, sauf le quatrième. On nous avait habitués à autre chose. Le plus sérieux: le premier, un patapouf du Risclo, docile mais avec un sacré porte-manteau.

Le bon lot échut à El Fundi qui avec le quatrième toucha le meilleur de l'après-midi. Il fit le job dans l'ensemble avec de bons moments à droite à son second passage. Il se fit néanmoins désarmer deux fois.

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Fernando Robleño va combattre six de ces Escolar à Céret cet été, on lui souhaite une opposition plus vigoureuse. On connaît ses qualités de vaillance et de lidiador.

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Elles ne purent réellement s'exprimer. Souvent décentré à son second passage, il se la joua vraiment en fin de faena et termina par une entière qui fit demander à une partie minoritaire du public une oreille que n'accorda pas le président.

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Jour sans pour Sergio Aguilar qui tomba sur la mauvaise paire. Son second - le sixième - franchement intoréable, lui monta dessus en permanence et le prit durement, mais sans conséquence, à deux reprises. Il s'en débarrassa avec difficulté : 4 pinchazos et 5 descabellos.

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Pierre Vidal

Le matin: deux novillos sans picador de l'Astarac et Lartet et deux novillos piqués de Astarac et Lartet; un sobrero du même fer. 1/2 arène.

Javier Jiménez ovation et ovation après deux avis.
Borja Jiménez: silence et ovation.

(Photos : Jean-Michel Lamy, site Toro Passion sur lequel vous trouverez une vidéo du résumé de cette corrida vicoise en cliquant ICI)

MADRID

No hay billetes. Pablo Hermoso de Mendoza : oreille et saluts. Diego Ventura : deux oreilles et silence. Francisco Palha : silence aux deux.

RIEUMES

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FSTF

La FSTF soutient l’Association des Eleveurs Français de Toros de Combat pour l’organisation intitulée « Toros de France ». Celle-ci met en compétition les élevages français qui seront présentés en Corrida lors de la temporada 2012.
 
Les Eleveurs et la Fédération se rejoignent sur la recherche d’un déroulement correct du tercio des piques, cette phase fondamentale de la corrida qui permet de juger des qualités de bravoure du Toro.

La FSTF a donc décidé de créer un Prix au meilleur picador pour chacune des Corridas « Toros de France ».

La prochaine aura lieu ce Dimanche 27 Mai après-midi à VIC-FEZENSAC lors de la corrida de « La Cruz » (Granier).

A ce jour, ce prix a été décerné deux fois au Picador Gabin REHABI, à Vergèze et à Alès. Par contre, il est malheureusement resté « desierto » à Saint Martin de Crau et à Palavas.

La Fédération des Sociétés Taurines de France continuera à œuvrer  « pour que la fête commence au 1er Tercio » comptant sur la motivation de tous les acteurs concernés et l’adhésion des aficionados.
(Communiqué)

TORONOTES

Premier numéro d’un nouveau magazine trimestriel…

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Paul Hermé

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Affiches / Cartels

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