Vendredi 12 Août 2022
Rêve ou réalité ?
Vendredi, 12 Octobre 2012

La perf de José Tomás à Nîmes n’en finit pas de faire parler…

Et on n’en a pas fini avec ça ! Dans les conversations qui portent sur la corrida, on n’a pas trop à attendre pour que ça vienne sur le maestro de Galapagar et son impressionnante encerrona nîmoise.

Seules, quelques voix se sont élevées pour minimiser sa prestation, venant la plupart du temps de gens… qui n’y ont pas assisté ! Mais qui ont des idées toutes faites, des dogmes, des a priori, comme ça avait d’ailleurs déjà été le cas pour le solo de Castaño avec les Miura… Finiront-ils par nous persuader que nous avons rêvé ? Eh bien, non...

Pour moi, ça ne fait pas de doute, ce dimanche 16 septembre restera mon meilleur souvenir de cette temporada, même s’il y en a eu d’autres, comme en vrac le solo de Castaño justement, Robleño à Céret, le retour de Padilla à Valencia, la Porte du Prince de Manzana à Séville, les Victorino d’Istres et de Madrid en juin, les Blohorn d’Alès, les Fuente Ymbro et Escolar Gil de Mont-de-Marsan, la goyesque d’Arles, la corrida de Darré à Mimizan… ce qui n’est déjà pas mal ! Mais au-dessus de tout ça, il y a eu José Tomás…

D’ailleurs, pour étayer mon propos, je ne résiste pas à vous citer quelques extraits de deux articles tirés du dernier numéro de la revue « Toros », qu’on ne peut pas taxer de complaisante, la « Vieille Dame » ayant même parfois la dent assez dure avec l’empresa nîmoise. Sévère, mais juste, la preuve…

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De Joël Bartolotti :

« Le 16 septembre dernier, entre 11h30 et 14h - un créneau peu taurin - l’amphithéâtre nîmois a vécu une de ses plus riches heures de toreo. (…)

Quand et où avons-nous vu pareille débauche de capote et de cette qualité, qui plus est ? Le maestro ne s’est jamais contenté de recevoir ses adversaires par trois véroniques et la demie syndicales de la quasi-totalité des actuels matadors…

La variété du répertoire, même à la muleta, en respectant les stricts canons du classicisme, ne peut que réjouir les aficionados amoureux du toreo caro y eterno…

En ces temps de faenas standardisées… voir un matador savoir être simple, précis, naturel, et surtout concis, savoir gérer le temps et l’espace, est un parfait bonheur pour le cœur et pour l’esprit… »

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De Bartolomé Bennassar :

« Mes amis permettront au doyen de la Revue, un très vieil aficionado, de témoigner du bonheur qu’il a éprouvé dimanche 16 septembre et dont il est redevable pour une part à l’impresario des Arènes de Nîmes…

Dois-je préciser que dans les années 60 du siècle précédent (laissez radoter le vieux !) j’ai vu des toreros de grande réputation, tel Pepe Luis, toréer à la satisfaction de conclaves très savants des toros de moins de présence que ceux de dimanche…

Et l’engagement de José lors de la suerte suprême fut presque total… »

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Inutile de préciser que j’adhère non seulement aux propos transcrits dans ces quelques extraits, mais à ces deux articles dans leur entier… que je vous conseille d’ailleurs vivement de lire !

 

Paul Hermé

soler 2017

Affiches / Cartels

 

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