Jeudi 24 Juin 2021
Alès, Dax, Toros…

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Décevante corrida de Prieto de la Cal…

Si les pupilles de la Marquise ont été applaudis pour leur présentation, les louanges s’arrêtèrent à ce stade car dès la pique, et encore plus après, ils accusèrent une faiblesse qui a totalement faussé les débats.

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Et pourtant, le public avait répondu présent, remplissant les gradins aux quatre cinquièmes. Il faisait beau, au loin chantaient les cigales, tout semblait propice à une belle après-midi de toros, mais on le sait hélas, « corrida de expectación, corrida de decepción »…

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Et l’adage s’est vérifié une nouvelle fois, avec des interrogations sur cette faiblesse générale des Prieto que l’on ne pouvait pas soupçonner. Dans ce cas, inutile de trop s’étendre sur ce petardazo, sauf à dire que les toreros ne sont pas en cause, Marc Serrano (vuelta et saluts) faisant l’impossible pour tirer le maximum de ses deux adversaires, Fernando Cruz (silence aux deux) se mettant en évidence sur quelques séries ajustées à son second, un sobrero du même fer un peu trompeur et finalement guère plus encasté que ses frères, et Manuel Escribano, le torero qui monte (applaudissements aux deux), entreprenant avec les palos, mais sans grandes options par la suite.

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A noter encore qu’en ouverture, François Gilles, Président de la Commission Taurine, est intervenu comme la veille pour remercier les aficionados de leur venue en nombre et pour rappeler que la corrida est légale à Alès, n’en déplaise à certains… et enhorabuena au maire et plus généralement aux autorités qui cette année ont enfin fait preuve de plus de fermeté (voir chronique : « Police »).

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Relation de cause à effet, les trophées au meilleur picador et à la meilleure faena n'ont pas été attribués.

En matinée, devant un tiers d’arène environ, quatre erales de Valverde, bien présentés, inégaux de comportement, meilleur le dernier, encasté.

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Alejandro Rubio : saluts et silence.

Manuel Vanegas : vuelta et oreille.

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Si Alejandro Rubio eut pas mal de difficultés à s’imposer, notamment face au troisième, la bonne surprise est venue du Vénézuélien Manuel Vanegas, à la torería fleurie, complet dans tous les tercios, qui aurait pu s’offrir une belle sortie a hombros s’il n’avait pêché avec les aciers. Avec le dernier, le meilleur du lot, il a affiché une belle entrega et pas mal de recours, transmettant sa détermination sur les étagères. On le reverra avec plaisir…

Avec Feria TV, voir le résumé de la bonne corrida d’Adelaida Rodríguez en cliquant ICI

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DAX

1/3 d'arène, six Garcigrande.

Juan Mora: saluts. Javier Conde: saluts. Curro Díaz: une oreille. Leandro: deux oreilles. Oliva Soto: saluts. Jean-Baptiste Molas: applaudissements.

Le palco était présidé par Pierre Albaladejo

Le festival du centenaire ne restera pas dans l'histoire. Il n'a pas suscité les passions. Les toros de Garcigrande, bien présentés pour ce genre de spectacle, ont été nobles à des degrés divers, sans avoir le piquant nécessaire aux confrontations animées.

Juan Mora a incarné la séquence nostalgie. Il a pu montrer son concept très particulier du toreo, pieds joints le plus souvent, sans fausses notes et avec élégance.

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Javier Conde eut de bons passages lui aussi avec la fantaisie dont il est familier, mais sans la continuité nécessaire pour susciter une émotion véritable.

Curro Díaz est tombé devant l'opposant qui avait le plus de relief. Il a été bien, comme il est dans ses bons jours: élégant, classique, sobre. Il tua d'une demi-lame d'effet rapide.

Il y a du rythme chez Leandro qui tomba lui aussi sur un bon Garcigrande. Le public fut sensible à sa recherche de l'esthétique. Il tua d'une entière et fut donc doublement primé.

Beaux débuts de faena d'Oliva Soto, mais le toro allant à menos, ces bonnes dispositions durèrent peu.

Jean Baptiste Molas, l'enfant du pays, a encore du chemin à faire mais ne démérita pas. Il faudra le revoir dans un contexte où la pression sera moins forte.

Pierre Vidal - Photo Nadège Vidal

TOROS

C’est par une photo des arènes de NÎMES en 1813 que s’ouvre le numéro double (1951.52) de la revue TOROS. Il y a 200 ans, Nîmes connaissait, en pleine période napoléonienne les travaux de dégagement des arènes de l’antique cité des Antonins. L’éditorial de Joël Bartolotti y revient dans les détails avec pour prolonger ce chapitre un article sur le printemps nîmois de 1813 (ça ne date pas d’hier... les historiens seront contents) proposé par Pierre Dupuy.

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Des joutes anciennes aux joutes politiques il n’y a qu’un pas que TOROS n’a pas hésité à franchir en présentant les deux (nouveaux) députés de la circonscription locale. Le sulfureux avocat Gilbert Collard et son opposante et aficionada Françoise Dumas. Chapitre comptes rendus, le lecteur retrouvera les récits des corridas de la féria de Séville ainsi que celui de la novillada de Garlin. Un hommage est rendu à Dolores Aguirre “la” grande ganadera Bilbaina récemment disparue.

A propos de technique, retour sur les histoires de bandera et sur la suerte de Mancornar. Section culture, des articles sur Elisabeth Barbier (De Mogador à Serres Paradis), et les doutes qui subsistent à propos de “Martincho” ou “El Chiclanero” et des peintres Goya ou Alenza. La parenthèse se ferme sur le Real club tauromaquico Portugués de Lisbonne qui est actuellement le doyen mondial des clubs taurins. Les clarines et cartels bouclent ce numéro double. Bonne et longue lecture…

(Communiqué)

 

Paul Hermé

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Affiches / Cartels

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