Dimanche 16 Mai 2021
Nîmes, Juli, Madrid...

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Sortie a hombros de Rafaelillo à l’issue d’une corrida aux effets contrastés…

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Débutée par ciel menaçant puis sous une pluie battante, on ne donnait pas cher de l’issue de la corrida d’Escolar Gil, beaucoup pensant qu’elle n’irait pas à son terme. Durant les deux premiers toros, la piste s’est progressivement transformée en pataugeoire, puis… le miracle s’est produit. Et après avoir été trempés comme une soupe et plusieurs coups de tonnerre qui ne laissaient présager rien de bon, on assista à l’apparition du soleil !

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Avec un intermède pendant lequel les areneros ont remis la piste en état, du moins la rendant plus praticable, cette corrida, déjà reportée la veille, était enfin sauvée des eaux !

jt17tJacques Teissier, aumônier des arènes, à qui l’on doit probablement le revirement des cieux !!!

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Outre les considérations climatologiques, cette course a été marquée par la remarquable présentation des toros de José Escolar Gil qui débutaient à Nîmes, leur solidité, leur trapío et leur jeu varié, mais toujours intéressant, avec la palme au premier, « Chupetero », honoré de la vuelta posthume, ainsi qu'aux 3 et 4, le second, et surtout les deux derniers s'avérant plus compliqués et dangereux.

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Chez les toreros, beaucoup de décision et d’entrega, avec des fortunes diverses certes, mais tous se sont retirés avec les honneurs sous les applaudissements d’un public garnissant le cirque à hauteur d’un tiers environ.

Rafaelillo : oreille et oreille.

Fernando Robleño : saluts aux deux.

Luis Bolívar : silence aux deux.

Rafaelillo s’est taillé la part du lion dans son style combatif, d’abord devant un excellent toro qui a lancé la course de la meilleure des façons. Basée sur le rythme et l’entrega, sa faena a compris des mouvements enlevés sur les deux bords, rematés par entière après pinchazo. Avec le quatrième, lui aussi bien disposé, le Murciano doubla la mise en mettant à nouveau en évidence son sens de la combativité sur un rythme soutenu.

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Fernando Robleño n’a pas été le mieux servi. On a pu constater l’an dernier combien il était capable de relever tous les défis, mais faut-il encore qu’il trouve sur son chemin des adversaires qui se prêtent au jeu et qui sont porteurs d’un minimum de bonne caste. Ce fut le cas de son premier, mais hélas pour le Madrilène, il manqua de transmission, se montrant rapidement limité dans ses charges. Quant au cinquième, superbe mais qui n’avait rien d’un quinto bueno, il se révéla d’emblée avisé, voire criminel, et menos mal que Fernando ne se fasse pas trancher le cou en deux !

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Luis Bolívar composa une première faena comportant quelques bons passages face à un adversaire de bonne charge, mais il s’en défit avec peine. Le dernier était moins évident, envoyant le banderillero Raúl Adrada à l’infirmerie sur la troisième paire puis compliquant la vie du Colombien qui dut traguer hachazos et gañafones en guise de plat de résistance.

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L’après-midi, changement d’ambiance avec un ciel plus dégagé… et des toros moins encastés. En effet, le lot de Jandilla, au demeurant correctement présenté, s’est avéré pour la plupart décasté et faible, ce qui a largement contribué à la déception engendrée par cette corrida donnée devant  une demi-arène environ.

Juan José Padilla : saluts et vuelta.

Juan Bautista : silence et saluts.

Iván Fandiño : saluts aux deux.

Juan José Padilla a reçu son premier a portagayola puis s’est fait ovationner avec les palos. Faena brindée au public comprenant quelques séquences méritoires au début avant que son adversaire ne se décompose et qu’il ne soit obligé d’occire le moribond avant qu’il ne tombe seul. Avec le quatrième, de Vegahermosa, même maison et tout aussi faible, le Pirate se fit applaudir au second tercio puis s’engagea dans une faena théâtrale, sans possibilité de tomber la main, qui porta sur une partie de l’assistance qui crut bon de demander l’oreille refusée par le palco après entière.

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Juan Bautista reçut son premier à genoux puis se distingua par d’autres capotazos allurés. Bon tercio de banderilles puis trasteo à l’impact limité face à une bédigue sans forces qui ne lui permit pas de transmettre. Entière après pinchazo. Le cinquième n’était pas meilleur. A nouveau à l’aise au capote, l’Arlésien brinda à l’assistance avant de se distinguer par une entame genoux au sol, mais l’affaire capota vite devant le manque de race de son opposant. Entière.

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Iván Fandiño a confirmé en mettant lui aussi le paquet au capote et après trois rencontres, il débuta par le haut avant de tracer quelques séries bien cadencées puis de finir par manoletinas ajustées. Un labeur valeureux, mais sans grand éclat, conclu par demie. Avec l’ultime, il gâcha avec les aciers un travail qui aurait peut-être connu un meilleur sort compte tenu de son entrega, encore que son opposant ne soit pas lui non plus un foudre de guerre…

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JULI

Dans un communiqué à la presse espagnole, El Juli a confirmé qu’il reprendrait le chemin des ruedos le lundi 20 mai à Nîmes où il sera au cartel de l’après-midi en compagnie d’Alejandro Talavante et Diego Silveti, toros de Victoriano del Río.

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MADRID

Dernière novillada de Juan Leal avant son alternative de dimanche prochain à Nîmes… Pour la circonstance, l’Arlésien n’a guère été aidé par ses opposants de Guadaira, qui se sont avérés décastés, à l’image de quasiment tout le lot.

Juan a toutefois démontré sa valeur et ses ganas, saluts et silence, tout comme Roberto Blanco qui a salué aussi à son premier, alors que  Gómez del Pilar a eu droit à deux silences.

 

 

Paul Hermé

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Affiches / Cartels

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