Samedi 15 Décembre 2018
Chroniques du Lundi
Lundi, 09 Mars 2015

40/400,  Garde Freinet, Sevilla, Olivenza…

 40/400

Venus battre le pavé dans les mêmes proportions pour faire trembler la France, à savoir une trentaine d’antis, on a pu constater une différence de taille entre ce qui s’est passé hier à Saint-Etienne-du-Grès et à Magescq il y a trois semaines.

A Magescq, contenus à environ 400m des arènes, on ne les a ni vus, ni entendus ! Aucun contact entre les manifestants et les aficionados, bien protégés par les forces de l’ordre. A St-Etienne, les antis n’étaient qu’à environ quarante mètres des arènes et nous avons eu droit au passage aux mêmes invectives et insultes, avec concert de sifflets et crécelles (utiles pour faire du bruit quand on n’est pas nombreux !) durant la course.

Je comprends bien que la gestion de ce problème est délicate, mais il faudra que l’on m’explique pourquoi ce qui est possible dans un cas ne l’est plus dans l’autre… Car la temporada ne fait que débuter et le jour où surviendront de graves incidents, toujours possibles, on aura droit à un magnifique concert en Si majeur… Et si on avait fait ceci, et si on avait interdit cela, et si… ma tante en avait !!!

GARDE FREINET

Voulant en finir avec la « non assistance à traditions en danger », des jeunes d’une vingtaine d’associations dénoncent la remise en question d’une l’organisation d’un abrivado par une association anti-corrida qui fait actuellement pression sur la mairie de cette cité varoise.

Une nouvelle preuve que les anti-taurins veulent une abolition totale de toutes sortes de tauromachie, n’en déplaise à ceux qui tentent de faire des différences entre elles. Car si un jour, par malheur, la corrida était abolie, le reste suivrait dans la charrette. Celle de l’exécution de la Liberté !

SEVILLA

Les dés sont enfin jetés et après bien des supputations, des bruits de couloirs et des rumeurs devenues réalités, on a des cartels qui pour la deuxième année consécutive brillent par l’absence de plusieurs figuras, un terme sur lequel on pourrait disserter longtemps. Car malgré des divergences évidentes entre certains premiers de la classe et l’empresa Pagès, la tauromachie, dans le contexte délicat qu’elle traverse, aurait pu - dû - faire l’économie de cette brouille !

Après tout, les histoires de G5, G4 à présent, sont depuis longtemps bien pesantes, les susceptibilités et les surenchères des uns et des autres également, à tel point que c’est en fin de compte l’image du toreo qui en prend chaque fois un sacré coup. Sans même chercher à approfondir ce qui se trame en coulisse entre les toreros concernés, l’empresa, les Maestrantes et la Mairie, il faudra bien finir par se rendre à l’évidence que la tauromachie, c’est tout autre  chose que quatre toreros, aussi bons soient-ils, et qu’il peut y avoir des cartels fort intéressants sans eux... et leurs exigences !

Avec notamment Ponce, Manzanares, Finito, le Cid, Castella, Luque, Abellán, Ferrera, Fandiño, Pepe Moral, ainsi que parmi les émergeants » plusieurs jeunes méritants dont les trois qui prendront l’alternative, il peut toutefois se passer des choses fort intéressantes.

A-t-on rappelé au moins à ces absents de marque que les cimetières sont bourrés de gens irremplaçables ?

OLIVENZA

La corrida se meurt à petit feu, entend-on dire assez souvent. Et c’est vrai qu’elle vit des moments difficiles, ce qui à l’analyse peut paraitre une évidence en période de crise, économique, certes, mais aussi sociétale. Avec toutefois quelques raisons d’espérer…

Lorsqu’il y a adéquation entre l’affiche et le caractère d’une arène, l’intérêt est toujours là et la taquilla fonctionne. Dernier exemple en date à Olivenza où les deux corridas ont affiché le « no hay billetes ». Avec trois quarts d’arène pour les novilladas matinales pourtant télévisées !

Un cas à part, me dira-t-on, peut-être, mais on va voir maintenant qui va tirer son épingle du jeu par rapport aux cartels proposés. Car le temps où les gens accouraient aux arènes sans trop se préoccuper des cartels est bien révolu. Et tant pis pour ceux qui seraient encore tentés d’attraper les mouches avec du vinaigre…

 

Paul Hermé

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