Samedi 08 Mai 2021
Nîmes, Vic, Madrid, Gamarde…

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Sortie a hombros par la Porte des Consuls d’Enrique Ponce qui a orchestré une matinée pour l’Histoire…

Dans les toros, il y a mille façons de voir les choses, d’adhérer ou pas, mais incontestablement, cette matinée restera mémorable par l’émotion qu’elle a générée. Une arène pleine, un maestro qui venait fêter un quart de siècle d’alternative et au final, trois heures d’une bien belle histoire débutée par une remise de trophée de la part du Sénateur Maire Jean-Paul Fournier et de son délégué à la tauromachie Frédéric Pastor, une sculpture représentant un crocodile, emblème de la ville.

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Certes, il y eut aussi Pablo Hermoso de Mendoza (deux oreilles et silence) qui exécuta une partition remarquable à son premier, montant successivement sur Napoleón, Disparate, Icaro puis Pirata en faisant preuve d’enthousiasme, de temple et de précision, et récoltant deux trophées après un rejón de muerte efficace. A son second toro, les choses ont moins bien tourné, le centaure d’Estella, monté sur  Churumay, Berlín, Dali puis Pirata, tombant sur un Bohórquez plus compliqué, en tirant l’essentiel sur plusieurs passages ajustés, mais séchant à l’heure de vérité. Mais la matinée était celle de Ponce et en d’autres circonstances, Mendoza aurait pu sortir a hombros par la porte des cuadrillas, et en grand professionnel qu’il est, il s’est éclipsé à pieds pour ne pas voler une part du triomphe à son compañero.

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Pour le maestro de Chiva, qui prit dans l’ordre des toros d’Alcurrucén, Victoriano del Río, Domingo Hernández puis deux Juan Pedro Domecq, le bilan comptable se solda par : vuelta, saluts, silence, deux oreilles et deux oreilles.

Son premier, d’Alcurrucén, qui retourna une bonne dizaine de fois dans le toril avant de se décider à sortir en piste, du jamais vu, prit deux piques, la seconde en poussant jusqu’au centre pour se dégager. Après un bon second tercio et une entame de faena allurée par doblones puis derechazos templés, Ponce se relâcha et termina par entière un poil tendida, un trasteo suivi d’une pétition qui ne trouva pas d’écho du côté du palco. Bon capoteo pour recevoir ensuite un Victoriano del Río qui allait s’avérer le meilleur de l’envoi. Premier assaut sur le réserve puis excellent quite par chicuelinas mains basses et rebolera avant une seconde rencontre bien administrée, bon second tercio, brindis à l’assemblée, le bicho étant emmené jusqu’au centre avec douceur  pour de superbes redondos tracés au son de « Degollado », d’Ennio Morricone. Autres redondos sans fin avec changements de mains, suite moins évidente à gauche, mais Enrique se reprit bien sur les derniers muletazos avant de saluer la musique… puis de perdre avec la ferraille tout le crédit auparavant accumulé ! Le Domingo Hernández ne lui permit pas d’ouvrir le score, s’avérant tardo et sans classe après avoir provoqué un batacazo, soulevant la monture de face après l’avoir contournée. Long à cadrer, Ponce l’expédia d’une entière. Dommage qu’il n’en ait pas fait autant au toro précédent !

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Restait une dernière cartouche avec le sixième et le maestro de Chiva l’utilisa avec à propos, se distinguant d’abord sur un quite par delantales avant de brinder à l’assistance un trasteo composé d’enchainements templés, suaves et ajustés sur les deux rives, finissant par circulaires inversées en se fendant. Au moment de cadrer, un ténor italien, Francesco Demuro, ami de Ponce, envoya depuis la barrière « Nessun dorma » à la grande surprise du public, et comme il était dit que parfois la magie se pointe quand on ne l’attend pas, Ponce porta une entière lorsque la dernière note retentit !  Accord parfait, émouvant, avec forêt de mouchoirs blancs… S’ensuivit un moment de confusion lorsque le maestro demanda au palco la sortie du sobrero, interprétée par méprise comme le souhait d’honorer ce toro de la vuelta posthume. Sortie du mouchoir bleu, qui franchement ne s’imposait pas.

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Mais il en fallait plus  pour doucher l’alegría générale et sortit donc le sobrero de regalo, un autre Juan Pedro Domecq, pour une faena brindée à Simon Casas au cours de laquelle, au son de l’« Hymne à l’Amour », Ponce exécuta plusieurs séquences harmonieuses face à un adversaire sans classe qu’il domina avant de placer une entière qui lui ouvrait la porte des Consuls avec deux autres pavillons dans son escarcelle.

Dernier moment d’émotion quand Jean-Marie Bourret a joué le costalero de service pour porter sur ses épaules celui qui a été longtemps son patron, mais surtout un fidèle ami, le Maestrazo Enrique Ponce !!!

Avec Feria TV, voir le résumé de cette corrida en cliquant ICI

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L’après-midi, devant trois quarts d’arène, six toros de Victorino Martín corrects de présentation, dans le type, donnant un jeu inégal, mais toujours intéressant dans leur diversité, meilleur le troisième.

Paco Ureña (oreille et silence) a fêté sa confirmation d’alternative avec « Dirimente » qui prit deux piques sans style et avec lequel il construisit une faena classique comprenant des mouvements harmonieux des deux côtés lui valant après entière la première récompense de la tarde. Avec l’ultime, plus compliqué, il ne put récidiver, affichant son envie, mais ne pouvant transmettre davantage que ce que son toro ne l’autorisait. Entière après pinchazo.

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Rafaelillo (saluts aux deux) tomba d’abord sur un adversaire qui passa par le callejón après avoir brisé quelques planches. Poussant sur le premier assaut, il permit au petit Rafael, après un bon second tercio puis un brindis au public, de tracer quelques mouvements décidés et dynamiques, toréant à la voix et transmettant son entrega. Entière et trois coups de verdugo. Il reçut son second par deux largas afaroladas de rodillas puis deux bonnes piques de Juan José Esquiviel, ovationné, brindis au conclave et nouvelle débauche d’énergie, aguantant la menace avec vaillance,  mais séchant avec les aciers.

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Manuel Escribano (oreille et silence) brilla au capote puis au second tercio avec en particulier une paire par quiebro au violon. Brindis à Alain Montcouquiol et bonne entame droitière suave et templée. Par la suite, Manuel se fit accrocher, perdant ses zapatillas, mais surtout pas ses ganas ! Entière d’effet immédiat. A son second, reçu par larga afarolada de rodillas, Escribano se fit encore ovationner palos en mains, surtout sur une troisième paire au quiebro citée assis sur l’estribo. Brindis au public pour une faena démarrée par cambio mais contrariée par la suite par les conditions d’un adversaire peu propice au succès, manquant singulièrement de transmission. Deux pinchazos puis entière.

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VIC

Matin. Trois quarts d'arène. Toros de Valdellán, le 4º combattu comme sobrero après que le titulaire se soit cassé la corne, le 6º "Cubano" nº 28, vuelta al ruedo.

Paulita : ovation et saluts après avis et plamas. Medhi Savalli, palmas et silence. César Valencia, oreille et oreille. Blessure au moment d'entrer à matar. Il a été transporté à l'hôpital d'Auch. Il semble que les premières nouvelles soient bonnes. Les blessures seraient légères.

Tarde. 3/4 d'entrée.

Toros de José Escolar, très bien présentés, mais sans beaucoup d'options.

Fernando Robleño, palmas et ovation. Alberto Aguilar, silence et palmas. Rafael Cerro, silence et palmas.

PV

Reseñas et photos : cliquez ICI

Voir la vidéo de Feria TV sur la corrida de Cebada Gago en cliquant ICI

MADRID

Nouveau triomphe d’Alberto López Simón qui na coupé une oreille à chacun de ses adversaires de Las Ramblas. Saluts et silence pour David Galván et applaudissements aux deux pour Víctor Barrio.

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(Photo : Álvaro Marcos – Las Ventas)

GAMARDE

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Paul Hermé

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Affiches / Cartels

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