Jeudi 18 Juillet 2019
Nîmes, Vic, Madrid, Foi, Saintes, Saint-Sever…
Dimanche, 15 Mai 2016

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Sortie a hombros par la Porte des Consuls pour Juan Bautista le matin et pour El Juli l’après-midi…

Matin. Ciel changeant avec soleil et vent gênant, environ deux tiers d’arène. Six toros de Torrealta corrects de présentation, donnant un jeu inégal, meilleurs les 3 et 5.

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Enrique Ponce (saluts et silence) a été invité à saluer à l’issue du paseo, ce qu’il a fait volontiers en faisant partager l’hommage à ses deux compañeros. Son premier, un superbe burraco, a pris un premier puyazo poussé puis un autre plus léger. A la muleta, son opposant ne lui offrit pas une opposition susceptible de donner du relief aux échanges, le maestro de Chiva restant toutefois très digne près du toril dans le corte professionnel qui le caractérise. Entière. Son second poussa sur le premier assaut avant une deuxième rencontre protestée pour carioca. Ensuite, il fut une vuelta de campana dès le second doblón, ce qui n’arrangea rien, pas plus que les rafales qui obligèrent Enrique à chercher un terrain propice… qu’il ne trouva jamais ! Et quand sa quête du terrain idéal fut interrompue par les sifflets de quelques excités, Ponce alla chercher l’épée pour placer une demie concluante.

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Juan Bautista (deux oreilles et deux oreilles) fut le plus en vue de cette matinée, exécutant d’excellents capotazos pour recevoir son premier qui prit deux bonnes piques. Avec la flanelle, l’Arlésien traça des séries de bon goût sur les deux rives au cours d’un labeur techniquement bien léché, conclu par un coup de canon a recibir. Le quinto, reçu par larga, prit deux piques, la première en cabécéant et la deuxième pour faire le compte. Jean-Baptiste se saisit alors des palos pour satisfaire une demande du public et se fit ovationner, notamment pour une deuxième paire au quiebro et une troisième au violon. Brindis à l’assemblée puis bonne entame droitière avec pechos redoublés, Bautista enchainant par la suite des séquences allurées curieusement accompagnées sur un rythme quelque peu décalé… De la belle ouvrage une nouvelle fois ponctuée par un estocodón a recibir qui libéra deux autres appendices.

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Une belle performance pour Jean-Baptiste, après celle de Las Ventas… et avec le même costume !

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José Garrido (saluts et silence) est venu confirmer son alternative et a mis le paquet d’emblée avec une réception de son premier client par véroniques arrodilladas rematées par larga, le tout finissant par un accrochage sans mal. Après un premier puyazo, bon quite par chicuelinas puis seconde pique en simulacre. Ensuite, échange des trastos puis début alluré sur les deux bords avant que le bicho ne s’éteigne peu à peu, Garrido ne voulant pas lâcher l’affaire et insistant sur un final encimista achevé par bernardinas des deux côtés puis entière au quatrième envoi. L’ultime prit deux piques, la seconde en mode « ça ou rien, c’est kif kif… », puis désarmé en début de faena, José se reprenant bien pour distiller de bons redondos avec une volonté concrétisée par des séquences dynamiques et parfois allurées. Entière après pinchazo.

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L’après-midi, la bonne surprise est d’abord venue de l’affluence puisque les gradins étaient pleins à l’heure du paseo. Six toros de Garcigrande dont un sobrero (5), le premier de Domingo Hernández, formant un lot le plus souvent noble, mais inégal de forces et de comportement.

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Première des trois alternatives de ce cycle, celle d’Álvaro Lorenzo (saluts et oreille) qui brilla au capote face au toro de la cérémonie. Premier puyazo correct puis un autre pour la forme, excellent quite avant un brindis à ses parents et bonne entame en donnant la distance. Le bicho eut du mal à tenir le rythme, et malgré sa décision lors d’un final encimista, le Toledano éprouva quelque mal à transmettre. Entière au second envoi. Deux heures plus tard, Álvaro prit un opposant peu piqué car juste de forces. Avec cet adversaire maniable, il s’employa à s’adjuger un trophée pour son obstination et sa rage de vaincre, même face à une opposition peu propice aux grandes envolées. Nouveau final rapproché avec un bicho qui perdit son sabot avant gauche avant une entière qui libéra le trophée tant convoité.

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Auparavant, son parrain El Juli (oreille et deux oreilles), allait se tailler la part du lion, avec un premier piqué de façon brouillonne et qui afficha par la suite des forces limitées. Bonne entame par redondos templés avant de se faire accrocher sans mal puis de se faire ovationner sur un passage gaucher, son trasteo, somme toute méritoire, étant conclu par entière. Son second prit deux caresses de la part du lancier avant un bon quite par chicuelinas puis des échanges rapprochés qui plaisent tant au public couronnés par un « julipié » concluant sur le champ.

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Sébastien Castella (oreille et saluts) se distingua au capote avant deux piques cuidées précédant un bon quite par tafalleras. Entame de faena allurée face à un bicho juste de forces, le Biterrois donnant la distance et exécutant au centre de splendides redondos. Le tout, remarquablement exécuté et soutenu par « Manolete », faisant place par la suite à une séance de surplace dont il est certainement le meilleur spécialiste. Trois quarts de lame. Avec le quinto, qui prit deux rations insignifiantes, Castella brinda au public une faena débutée par deux cambios serrés avant que le toro ne se casse un sabot, pliant la main à l’envers, ce qui a logiquement indisposé les aficionados jusqu’à ce que le Biterrois n’envoie ad patres le fauve blessé. Sortit alors un 5 bis du même fer avec lequel Sébastien dessina plusieurs capotazos appliqués avant deux puyacitos puis un brindis aux étagères. Il proposa ensuite de bons enchainements avec cites lointains, le tout ponctué par une nouvelle séance rapprochée. Manoletinas puis trois quarts de lame avant que Castella ne voie hélas les oreilles s’envoler par un maniement trop approximatif du descabello… 

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VIC

Samedi 14 mai, première corrida de Féria. Six toros de Baltasar Ibán pour :

Curro Diaz : salut, une oreille

Morenito de Aranda : un avis et silence, une oreille

Juan del Alamo : silence, silence

Salut de la cuadrilla de Morenito de Aranda après le tercio de banderilles du cinquième. 2/3 d’arènes.

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De certains toros, on dit que ce se sont des toros de troisième tiers. Des Baltasar Ibán de cette première vicoise, on retiendra qu’ils ont été des toros de premier tiers. Des quatre premiers toros, il restera dans la mémoire des aficionados présents leur engagement face au cheval. Ils ont malheureusement baissé de ton au troisième tiers, d’autant que, souvent, la lidia qui leur a été proposée ne les incitait pas à s’investir dans le combat Les deux derniers, très typés Aldeanueva, sont arrivés à la muleta avec plus d’entrega.

Le sixième, très bien piqué par Óscar Bernal, semblait devoir permettre à Del Álamo de réaliser la prestation du jour, malheureusement le toro se blesse à l’antérieur gauche et la faena tourne court.

Il y a eu des piques, dix-sept, ce jour en terre gersoise, malheureusement ce fut un festival de piques traseras données sans véritable mise en suerte.

Curro Díaz, invité de la dernière heure pour remplacer Rafaelillo, brillera à la cape face à un premier adversaire très mal piqué à deux reprises. Le toro vient à la muleta, le torero est élégant, mais la muleta manque d’autorité pour donner une autre dimension à cette opposition. On ne retiendra de cette première faena, face à un toro qui baisse de régime, que quelques détails et une estocade entière rapide d’effet. Deux naturelles, une très belle trinchera et une grande estocade permettront au torero de Linares de couper la première oreille de la Féria vicoise à son deuxième opposant.

Il faudra attendre la troisième pique au second pour voir une mise en suerte digne de ce nom. Le toro, brave à la pique, se réserve dès la sortie du tercio de banderilles. Parado, il ne permet ni ne transmet grand-chose. Morenito de Aranda ne l’oblige pas non plus à se livrer dans la muleta et en plus tue mal. Le cinquième sera le meilleur du lot. Il est piqué en dépit du bon sens, sans mise en suerte, très en arrière. A la muleta, pour accrocher le public, les toreros enchaînent redondos et autres passes circulaires, De Aranda a inventé la phase trois au premier tiers, avec un cite al regatón aussi inutile que démagogique. Le toro est noble et le début de faena est intéressant, surtout à droite. De bons moments avant que toro et faena n’aillent à menos. L’oreille, après une épée basse, ne se justifiait pas et sera contestée.

Le troisième va aller à más sous le fer, mais ne s’investira pas dans la muleta de Juan del Álamo. Le sixième, excellent au cheval, se blesse dès les premières passes de muleta et le combat perd tout sens et tout intérêt.

Il serait bon que le public, copiant certains supporters du TOP 14, rappelle aux toreros qu’ « ici c’est VIC » et que le tercio de piques ne doit pas être galvaudé.

(TR – Corridasi)

MADRID

Tarde sans grande histoire avec une arène remplie aux trois quarts, quatre toros de Flor de Jara et les deux derniers de San Martín, l’ensemble donnant peu de jeu, plus intéressant le 3.

Deux silences pour Fernando Robleño, saluts et silence pour Miguel Ángel Delgado et deux silences pour Diego Silveti.

FOI

La foi fait soulever des montagnes, dit-on. Et c’est bien vrai. En effet, que ce soit pour des disciplines sportives ou artistiques, ou encore dans notre vie quotidienne, on peut souvent vérifier l’importance de la motivation. Evidemment, dans le toreo aussi.

Hier, la seconde division de foot bouclait sa saison 2015/2016, apportant son lot de vainqueurs, ceux qui montaient en D1, et de vaincus, ceux qui descendaient en National. Parmi ceux qui se sont maintenus, ce qui n’est finalement pas si mal, une équipe, celle de Nîmes, a fait couler beaucoup d’encre. D’abord, pour des considérations extra-sportives, avec une condamnation de huit points de handicap, ce qui équivalait à faire courir un sprinter de 100m sur 120m ! Bref, une sanction qui ressemblait à mission impossible, sauf que… Bien mal barrés dans l’histoire jusqu’à la trêve, le déclic est soudain intervenu avec le changement de coach et relation de cause à effet certainement, une sorte de libération qui a vu les mêmes joueurs aller s’imposer chez les leaders à la surprise générale. De là, un mois de janvier sensationnel, y compris en termes de remontée au classement, avec un moral retrouvé chez les joueurs, ainsi que le public qui a commencé à retrouver le chemin du stade.

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(Photo : Nîmes-Olympique)

Comme on dit chez nous, les joueurs « se sont levé le maffre », traduisez qu’ils se sont bougé le cul !!! Et quand on voit ça, malgré bien sûr des imperfections, on a réellement envie de les soutenir. Du coup, le stade des Costières a vu sa fréquentation plus que doubler sur les dernières rencontres et comme on dit chez nos amis espagnols, en définitive, avec le maintien assuré, « todos contentos », joueurs, staff technique, dirigeants et public. La foi avait soulevé des montagnes…

Hier, aux arènes, dans une ambiance assez plombée à cause de la météo et avec des novillos un peu en deçà de leur réputation qui la plupart du temps ne les ont guère aidés et dans des styles différents, trois jeunes ont aussi montré leur motivation. Et dès que les choses ont davantage transmis, la course a pris un autre relief. Comme avec ce dernier novillo, face auquel, avec bien sûr quelques scories, Andy a beaucoup tenté et exposé, finissant par réussir le desquite au terme d’un trasteo volontaire et décidé. La surprise est alors venue  de la non attribution du trophée de la Cape d’Or  au moment où ce jeune venait de couper deux oreilles et s’apprêtait à sortir a hombros. Certes, à chacun ses critères et la présidence, comme le jury, ont eu les leurs. L’incompréhension est justement venue de leurs divergences. Excès de générosité d’un côté et de sévérité de l’autre ? Probablement un peu de tout ça, mais pour en revenir au seul trophée, perso, je l’aurais attribué à Andy, ne serait-ce justement que pour la motivation affichée. En pensant qu’un novillero n’en est encore qu’au stade de son apprentissage et qu’il ne s’agit donc pas d’un produit fini. Mais en devenir. Et un futur, à partir du moment où l’on entrevoit un potentiel, ça se forge et ça s’encourage, non ?

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Ceci n’étant bien sûr que mon avis…

SAINTES

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SAINT-SEVER

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Paul Hermé

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