Jeudi 18 Juillet 2024
Istres
Samedi, 18 Juin 2016

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Triomphes de la terna de novilleros le matin avec les novillos  de Patrick Laugier et ses filles, et de Thomas Joubert l’après-midi pour la corrida de Joselito...

Leo Valadez (oreille et oreille) n’a jamais ménagé sa peine, comme d’habitude, pour des résultats plus ou moins positifs, le Mexicain voulant parfois trop en faire, au point de confondre par moments vitesse et précipitation. Toutefois, on ne peut pas lui chicaner son entrega et sa façon toute personnelle de se comporter en novillero... Il accueillit son premier par capotazos allurés, et après avoir placé le bichito pour la pique par trois chicuelinas marchées puis rebolera, il se fit encore remarquer sur un quite par lopecinas tout de même un poil chaloupé, puis lors d’un tercio de banderilles inégal d’impact. Brindis au conclave, début alluré en gagnant le centre puis succession de muletazos sur les deux bords aussi décidés qu’électriques avant entière. Bonne réception capotera du quatrième, pique en simulacre puis partage des palos avec Adrien avant un brindis à Luis Miguel Villalpando, apoderado d’Urdiales. Entame arrodillada, bonnes séries droitières avec cambios à la clé puis final plus approché avec pour remater des manoletinas exécutées à genoux avant un tiers puis entière qui libéra un pavillon diversement apprécié.

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Andy Younes (oreille et oreille) se distingua à son premier sur les véroniques de réception. Une pique puis bon quite par tafalleras, deux bonnes paires puis brindis à l’assistance suivi de deux cambios au centre pour débuter une faena qui demandait de la douceur face à un adversaire noble, mais juste de forces. La suite par mouvements ajustés à mi-hauteur avant entière caídita au second envoi. Au cinquième, plus charpenté, Andy se distingua encore au capote avant un bon puyazo de Gabin puis un brindis à l’auditoire et début prometteur avant que les choses ne se compliquent pour se poursuivre dans une drôle d’ambiance après que l’orphéon ait été prié de remballer les partitions du Concerto d’Aranjuez, déjà envoyé au toro précédent, et pas forcément dans l'esprit de ce qui se passait dans le ruedo. Après un trasteo baissant quelque peu de ton sur la fin malgré plusieurs gestes méritoires, et un combat au près provoquant des réactions diverses, Andy plaça une entière contraire d’effet immédiat qui lui valut un trophée quelque peu protesté par un secteur du public.

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Adrien Salenc (deux oreilles et vuelta)  a finalement été le plus en vue, d’abord par son excellent combat face à un remarquable novillo de Piedras Rojas piqué certes une seule fois, mais qui allait étaler par la suite des embestidas et un comportement de grande qualité. Brindant à son compañero Joaquín Galdós pour son dernier jour de novillero, Adrien exécuta des deux côtés des séquences ajustées en affichant aisance et détermination.

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Visiblement, Adrien a gagné en maturité, son toreo est plus posé et il a su durant l’intersaison se débarrasser de quelques scories qui auraient eu du mal à passer en piquée. Entière avec poursuite qui le vit chuter et se retrouver à la merci du novillo, heureusement sans conséquences. Deux oreilles « de mucho peso ».

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Au dernier, un colorado des deux sœurs plutôt exigeant, Adrien brinda aux gradins une faena décidée et entreprenante qui le vit faire front avec cran et aguante. Las, il perdit les trophées à cause d’un pinchazo puis d’un metisaca bas avant entière.

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Vuelta chaleureuse et émouvante avec l’éleveur avant une sortie a hombros de la jeune terna après qu’Adrien ait reçu en piste le Xème Trophée Pierre Pouly.

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Après-midi. Arènes quasiment pleines, ciel menaçant puis temps pluvieux avec éclairage prématuré des lampadaires. Six toros de Joselito, du Tajo les 2, 3 et 4 et de La Reina les trois autres, corrects de présentation, la plupart donnant du jeu à divers titres...

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Diego Urdiales (saluts et oreille) ouvrit la séance avec un client peu enclin à foncer dans la cape, avant de finalement s’y engouffrer pour permettre au Riojano d’étaler ses bonnes manières. Une rencontre furtive avant un bon quite par chicuelinas rematées par rebolera, brindis aux étagères, la suite égrenée de gestes de classe, mais sans  continuité au fil des échanges. Demie puis descabello. A son second, encore bon capoteo par véroniques, monopique puis début de faena soigné avec toutefois rapidement un ciel se noircissant et quelques coups de tonnerre qui ne laissaient rien présager de bon. D’ailleurs, un peu plus tard, ça se mit à tomber plutôt dru, chose assez inhabituelle en ce lieu à cette époque de l’année. Mais il faut dire que depuis quelques temps, on est tous un peu désorientés par la météo... Et Urdiales dans tout ça ? me direz-vous. Disons qu’avec son métier et sa propension à sortir quelques gestes de qualité pour donner de l’allure à ses trasteos, on va dire qu’il s’en est sorti dignement au cours d’une faena de pinceladas rematée par entière.

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Thomas Joubert (deux oreilles et saluts) proposa un début suave au capote avant un puyazo rectifié puis un bon quite avant, devant les micros de Movistar, un brindis pour remercier publiquement le patron du restaurant où il travaille, lui disant notamment : « sans ton fils, je ne serais pas là »... Des paroles très émouvantes qui ont précédé plusieurs échanges élégants au son de Nerva avant final par manoletinas puis un espadazón recibiendo qui foudroya le bicho, libérant logiquement les deux trophées de la grande porte. Avec le quinto, piqué en deux fois, Thomas brinda au public une faena donnée sous les gouttes au cours de laquelle il exécuta encore quelques muletazos de bon goût dans un ensemble où il y eut un peu de tout. Saluts après quasi entière.

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José Garrido (saluts et oreille) se signala au capote avant une pique contournée. Bon quite par gaoneras, début de faena par le bas suivi d’une vuelta de campana, puis alternance de mouvements bien coordonnés la plupart du temps avant de placer une entière suivie d’un violent coup de boule à l’adresse de son banderillero Antonio Chacón, heureusement sans dégâts apparents, le tout étant ensuite altéré par trois coups de verduguillo. Pour clôturer les débats alors que les aficionados commençaient à quitter l’enceinte, monopique avant que Garrido ne tienne à s’engager avec décision dans une bataille qui le vit s’arrimer comme un beau diable, ce qui lui valut en fin de compte une récompense des plus méritées après entière, le jeune maestro de  Badajoz s’étant lui aussi gagné la sympathie du conclave pour son insistance à bien faire les choses...

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(NDLR : Compte tenu du transfert pour le retour au bercail et des nouvelles lois sur le travail que j’ai décidé d’interpréter à ma façon, les reseñas des deux corridas dominicales seront publiées lundi dans la journée...)