Samedi 22 Juin 2024
Sénat, Barcelone, Rodilhan, Café Toro, Tombola, Béziers, Gamarde, Corrid’Art, Flamenco…
Mercredi, 05 Octobre 2016

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Quand "l’Esprit du Sud" a soufflé sur le Sénat…

 Colloque « L’Homme et les animaux : vers un conflit de civilisations ? » organisé le 4 octobre au Sénat…

Dans son intervention, le président Gérard Larcher a notamment déclaré :

"Vouloir considérer l’animal comme une personne aurait pour conséquence de libérer des animaux des hommes, de fracturer la communauté de destin qui les unit, ou de réduire homme et animal à des identiques, ce qu’ils ne sont pas à mes yeux.

C’est là sans doute une différence fondamentale avec l’écologie profonde, pour qui « la mort d’un humain ne signifie pas plus que la mort d’un animal »…

Il est temps de revenir à la raison : il y a bien conflit de civilisation entre les représentations de Lascaux, les cultures du livre et l’écologie profonde. Au fond ce n’est pas de l’animal dont il s’agit, mais bien de la place de l’homme, c’est à dire de savoir si l’homme possède une spécificité différente par rapport à toutes les autres espèces. C’est ma conviction, qui explique mon engagement personnel et mon engagement politique".

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Au terme d’une journée d’exposés brillants de la part de philosophes, anthropologues, sociologues, juristes, psychiatre, etc… et de témoignages souvent émouvants des représentants de toutes les filières concernées, qui ont permis de mettre en évidence les dérives sectaires du mouvement animaliste, les conclusion exposées par la sénatrice des Landes Dany Michel au nom du sénateur Jean-Louis Carrère, empêché par un problème familial, se sont terminées sur l’annonce de la création d’une commission d’enquête parlementaire sur le mouvement animaliste :

"Je demanderai donc, avec de nombreux autres sénateurs, qu’une commission d’enquête parlementaire soit mise en place pour étudier la réalité de ce phénomène inquiétant dont les ramifications et le financement s’étendent dans le monde entier. Pays des Droits de l’Homme, la France ne doit pas permettre que ceux-ci soient plus longtemps bafoués ».

En complément du colloque « L’Homme et les animaux, vers un conflit de civilisations ? » les maires des sept principales villes taurines françaises (Arles, Bayonne, Béziers, Dax, Mont de Marsan, Nîmes, Vic Fezensac), se sont réunis au Sénat le lendemain (mercredi 5), et ont ratifié la « Charte pour les libertés et la diversité des cultures », qui a été remise au Président du Sénat.

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Voici le texte intégral des conclusions :

"À l’occasion de ce colloque, des choses fondamentales ont été dites que nous pourrions brièvement résumer ainsi.   Depuis un demi siècle, une idéologie nouvelle connue comme l’écologie profonde et qui a donné naissance au mouvement végan, a entrepris de modifier le rapport de l’Homme aux animaux, tel que les religions, l’humanisme et le droit l’avaient établi depuis les débuts de notre histoire.

Sous la pression des mouvements animalistes, le Code civil a été amendé le 28 janvier 2015 pour y introduire les animaux en tant qu’« êtres vivants doués de sensibilité ». Le danger est réel, car malgré son apparence laconique et anodine, l’amendement soulève de nombreuses interrogations, sur sa portée juridique réelle et ses possibles conséquences, sur les méthodes et les objectifs des mouvements animalistes, sur la perception et les réactions des milieux concernés, agricoles notamment, ainsi – et là n’est pas le moindre motif d’inquiétude – que sur le devenir de l’idéal humaniste.

L’Animal est à la mode, et à l’Animal-objet, l’animalisme contemporain oppose l’Animal-personne.

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Les causes de cette vogue sont bien connues : sentiment de culpabilité face à certaines conditions d’élevage et d’abattage de certains animaux de boucherie, exigées par le productivisme contemporain ; urbanisation et perte de tout contact avec les bêtes sauvages ou domestiques ; oubli de la lutte ancestrale contre les espèces nuisibles ; disparition quasi-totale de toutes les formes de travail animal mais aussi de rites, de jeux, ou de relations symboliques avec les animaux, etc.

Il en découle une nouvelle figure éthico-politique, l’Animal, nouvelle incarnation du Prolétaire, et une nouvelle utopie, l’animalisme, selon laquelle rien ne différencie moralement les hommes des autres animaux.

Mais l’Animal n’existe pas. C’est une invention de l’animalisme. Ce qui existe ce sont des millions d’espèces vivantes avec qui nous avons des relations différenciées.

La vision humaniste distingue, comme le veut la sagesse du Droit français, les obligations que nous avons vis-à-vis des animaux de compagnie (ne pas rompre le contrat affectif qui nous lie à eux), celles que nous avons vis-à-vis des animaux de rente (leur assurer des conditions de vie et de mort conformes aux exigences de leur espèce), et celles que nous avons vis-à-vis des espèces sauvages (assurer l’équilibre des espèces et défendre la biodiversité). Et elle est respectueuse de toutes ces histoires millénaires entrelacées des hommes et des animaux.

À l’opposé, le phénomène de globalisation qui tend à l’uniformisation des cultures favorise le développement de la « pensée unique » dont l’animalisme est aujourd’hui le syndrome le plus inquiétant.

Comment s’étonner dés lors qu’émergent en contrepartie de fortes résistances émanant de « minorités culturelles » engendrées par les phénomènes migratoires, le brassage ethnique et l’éclatement  de la cohésion sociale (milieu urbain versus milieu rural), lesquelles réclament, comme il a été dit ici, le droit naturel et inaliénable de perpétuer leurs cultures et de les transmettre à leurs enfants.

Déjà, au début du siècle dernier, des sociologues nord américains  ont analysé ces situations de ruptures sociétales en développant le concept  de  «conflits de cultures», largement repris par la suite dans la littérature criminologique en vue d’expliquer les infractions dites « culturelles » commises par les populations étrangères.

Il incombait au droit de contribuer à la régulation de ces conflits en instituant des dispositions destinées à assurer la  protection des « minorités culturelles », gage de cohésion sociale. C’est dans ce but que se sont multipliées, dans l’ordre interne et international, les dispositions normatives ayant pour objet de lutter contre les discriminations de toutes sortes, notamment culturelles.

Ainsi s’est constitué, au fil du temps un corpus juridique,  largement développé dans le cadre européen tendant à préserver une « communauté de culture », à la fois respectueuse du principe d’égalité et soucieuse de préserver la diversité.

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La protection juridique des « minorités culturelles » constitue ainsi un instrument au service du « vivre ensemble », contre les tentatives de domination idéologique, génératrices de tant d’oppressions.

C’est ce danger de rupture entre des populations attachées aux valeurs de l’humanisme et celles qui prétendent lui substituer l’idéologie animaliste, que les intervenants de ce colloque sont venus dire ici.

La liberté d’expression étant un droit constitutionnel indiscutable, on ne saurait contester à quiconque celui de proposer une évolution de la législation sur la question animale, à partir de l’adoption en 2015 de l'amendement Glavany. En revanche, une humanisation excessive de l’animal qui aurait pour effet de porter atteinte à d’autres libertés fondamentales appelle une réponse de la part de l’immense majorité des citoyens qui place les droits universels de l’homme au-dessus de ceux que certains sont tentés de concéder aux animaux.

Et pour éviter ce conflit de civilisation extrêmement clivant qui accentuerait l’éloignement de la société urbaine de ses racines rurales, entraînerait des dommages incalculables pour l’économie et la diversité culturelle, favoriserait l’appauvrissement de la biodiversité et bouleverserait le quotidien de tous les citoyens français, la seule option de bon sens consiste à conforter la culture dans son rôle de variable d'ajustement, tel que le prévoient les lois républicaines et les traités européens.

Il est désormais évident, au regard de ce colloque, que l’État ne peut plus fermer les yeux sur la montée en puissance d’une idéologie qui bat en brèche les valeurs humanistes et menace les fondements de notre société.

Je demanderai donc, avec de nombreux autres sénateurs, qu’une commission d’enquête parlementaire soit mise en place pour étudier la réalité de ce phénomène inquiétant dont les ramifications et le financement s’étendent dans le monde entier. Pays des Droits de l’Homme, la France ne doit pas permettre que ceux-ci soient plus longtemps bafoués".

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(Communiqué - Photos Eugénie Martinez)

BARCELONE

Le 25 septembre 2011, le rideau s’est définitivement baissé sur  la Monumental de Barcelone. Avec la sortie a hombros de Juan Mora, José Tomás et Serafín Marín… Clap de fin confirmé ensuite par une décision politicarde amplement commentée depuis. Sauf qu’un recours du PP vient de remonter à la surface et l’attente de la décision officielle du Conseil Constitutionnel pourrait être positive, du moins si l’on en croit la rumeur qui va dans le sens d’une remise en cause de cette abolition. A ce propos, des informations données comme quasi certaines par un quotidien ont ensuite été démenties, et aux dernières nouvelles, le débat n'ayant pas encore eu lieu !  C’est bien pour ça qu’il faut être prudent avant de crier victoire…

D’autant plus que même en cas de décision positive du Haut Tribunal, il ne faut pas croire que l’affaire sera complètement entendue. D’abord, parce que les autorités catalanes pris les devants et ont déjà signifié qu’elles ne tiendraient pas compte de cette décision, ce qui constituerait toutefois un abus de pouvoir qui compliquerait d’autant la situation.

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Ensuite, parce que ça supposerait de la part de l’empresa en place un retour aux affaires qui demanderait un gros effort qualitatif dans la programmation pour inciter à nouveau la population à retrouver un chemin des arènes qu’elle avait globalement perdu. Enfin, parce que la société a beaucoup changé en peu de temps et que la jeunesse barcelonaise, catalane, a maintenant un mode de vie bien différent de celui des générations précédentes. Même si on peut le déplorer, au niveau de la mouvance des comportements et des idées, la corrida, la tauromachie, sont loin d’être en première ligne.

Pour toutes ces raisons, il faudra dans le meilleur des cas trouver des locomotives pour refaire le terrain perdu. Un chantier gigantesque et qui dans le meilleur des cas risque de prendre quelque temps. Qui voudra s’y atteler et relever le défi avec son argent de remplir une Monumental qui les dernières années, hors présence de José Tomás, comptait plus de fauteuils vides qu’occupés ?

Tout ça indiqué sans aucune intention de jouer le pisse-vinaigre, mais seulement sans trop perdre de vue les réalités et les complexités de la situation actuelle en Catalogne, taurine en premier lieu. Mais pas que…

Voir la vidéo de l’ultime corrida à la Monumental de la « Ciudad Condal » en cliquant ICI

RODILHAN

Rappel…

Comme chaque fin de temporada, le club taurin « Toros y Caridad » organise sa journée taurine.  

Dès 11h aura lieu une tienta avec les élèves Solalito et El Pere du Centre Français de Tauromachie, ainsi que Tristan Espigue, de l'école Taurine d'Arles, devant du bétail de Pierre-Marie Meynadier.

Apéro suivi d'un repas dont le menu n'est pas encore défini.

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A 15h, 5 novillos d'élevage français pour Jérémy Banti, Tomas Cerqueira, Cayetano Ortiz, Tibo Garcia et Baptiste Cissé.

Les tarifs, pour la journée complète (tienta, repas et festival) : 30€, festival uniquement 20€ et tienta seule 5€.

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Une partie des bénéfices de cette journée sera reversée à une association œuvrant pour des enfants malades et en fin de vie.

(Communiqué)

CAFÉ TORO

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TOMBOLA

Résultats de la tombola correspondant à la récente encerrona de Camille Juan à Vauvert…

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Les gagnants qui ne se sont pas fait encore connaître sont invités à le faire selon les coordonnées indiquées dans ce tableau…

BÉZIERS

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GAMARDE

Compte-tenu des diverses manifestations sportives au mois de mai, et notamment des phases finales en basket et en rugby, nous avons décidé de décaler légèrement notre corrida, en veillant à n'empiéter sur aucun autre spectacle taurin proche. C'est donc en principe le dimanche 11 juin que nous avons retenu, et nous travaillons d'ores et déjà au choix des toros et à la composition du cartel.

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Cochez cette date sur vos agendas !!!

(Communiqué)

CORRID’ART

Retour sur le week-end de Corrid’Art 2016 à Gajan…

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FLAMENCO

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Renseignements et réservations : cliquez ICI