Lundi 20 Novembre 2017
Bautista, Saint-Sever, Rhône Aficion, A los Toros, Aficion, Armillita, Pellen, Ardèche, Alternatives, SPA…
Samedi, 11 Novembre 2017

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Un nouveau trophée venant du Sud-Ouest pour Juan Bautista…

La section Sud-Ouest de l’Association des critiques taurins a dévoilé ses trophées 2027 à St-Sever et sans grande surprise, Juan Bautista a obtenu le titre de triomphateur, notamment grâce à son triomphe retentissant devant les La Quinta à Mont-de-Marsan qui a marqué les esprits…

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Pour le reste, le prix « Tío Pepe » à la meilleure corrida est allé à Pedraza de Yeltes pour le lot lidié à Dax, celui de la non piquée a été remporté par le Lartet de la famille Bonnet,  celui du novillero sans picadors à Manuel Diosleguarde, alors qu’un prix spécial a été attribué à Emilio de Justo qui a signé quelques triomphes dans cette zone taurine, notamment à Vic, Mont de Marsan et Dax, un autre allant à Juan Leal pour son implication envers les jeunes au travers de l’organisation du Bolsín de « La Fragua »….

Les prix des catégories novillos et novilleros en piquée sont restés desiertos !

SAINT-SEVER

Matin : Classe pratique de la 33ème semaine taurine et culturelle. Quatre becerros de Coquilla de Sánchez Fabrés, encastés , exigeants avec un excellent premier pour :
 
Adam Samira (Arles) : silence
 
Anaïs Taillade (Béziers) : salut
 
Tristan Espigue (Rhône Aficion): silence
 
Nino (Nîmes) : une oreille
 
Le prix Félix Robert est déclaré desieto. Public restreint mais très aficionado. Météo tellement désagréable que les antis ne sont pas venus !

On dit que pour être beau, il faut souffrir. Pour être torero aussi ! Les quatre élèves d'écoles taurines qui ont participé à cette seconde édition du trophée Félix Robert ont beaucoup souffert face des quasi erales encastés et exigeants de Coquilla de Sánchez Fabrés.  

Des quatre, c'est l'arlésien Adam Samira d'Arles qui a le plus de bagage et de maturité technique et artistique. Auteur d'une faena allliant sens de la lidia et expression artistique , face à un très bon toro, il a malheureusement mal tué et n'a pas pu couper les deux oreilles qu'il méritait. Il sera à revoir l'an prochain en piquée.  

Tristan Espigue a mis du temps à comprendre la nécessité de lidier face à ce type de bétail. Après un début de faena brouillonne , il se rattrape lors des deux dernières séries où il adapte sa tauromachie aux particularités du Coquilla.  

Nino de Nîmes a de la volonté , du courage , de l'envie mais il est encore vert et a alterné passages où il a dominé avec passage où il a été dominé.  

Anaïs Tailhade a gagné le respect des aficionados présents. Ce respect, elle ne le doit pas au fait d'être une femme face à un toro, mais à sa capacité, malgré les coups reçus à se remettre devant le toro et à ne jamais céder ni à sa peur, ni à la douleur ressentie. C'était assurément trop tôt pour la lancer dans le grand bain face à un bétail aussi sérieux. Qu'elle récupère, travaille technique et physique et ce sera avec un très grand plaisir que nous la reverrons sur le sable d'une arène.  

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Après-midi : Novillada non piquée, quatre erales de Navalrosal légers, bien armés, faibles et manquant de race à l’exception du dernier pour :

Alejandro Mora : un avis et une oreille  

El Lauri : un avis et silence  

Yon Lamothe : deux avis et salut au tiers  

Miguel Aguilar : deux oreilles  

Bonnes poses de banderilles de Thomas Ubeda et El Santo.

 A l’issue du paseo a été observée à la mémoire de tous les taurins et aficionados décédés cette année dont le peintre landais Jacques Lasserre.  

Météo aussi pourrie que le matin, faible entrée.

Prix de l’ACONSO partagé entre Mora et Aguilar.

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Prix au triomphateur : Miguel Aguilar.

Prix « In vino veritas » pour le meilleur toreo al natural : Alejandro Mora.

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A l’issue de la course, El San Gilen a fait une vuelta pleine d'émotion après s'être fait couper la coleta.

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SI les quatre élèves de la classe taurine matinale ont souffert à cause de la caste et de l'exigence posée par les Coquillas de Sánchez Fabrés, ceux de la non piquée vespérale ont eu du mal à s'exprimer face à un bétail d'encaste Nuñez provenantt de la ganadería Nalvalrosal. Plus légers, mais mieux armés que ceux du matin, ils ont manqué de race et de forces. Seul le dernier, plus noble et plus solide mais sans grande classe, offrait quelques possibilités.  

Des quatre novilleros, celui qui a retenu l'attention des aficionados présents est Alejandro Mora. Lidiador et artiste, il a une grande main gauche et ses naturelles de trois quarts et de face ont fait rugir le public. Il y a chez ce garçon un vrai potentiel qui devrait continuer à se révéler dès le début de la prochaine temporada.  

Le mexicain Miguel Aguilar a coupé deux oreilles après une faena superficielle, profitant de la noblesse du Navalrosal et qui a porté sur le public. Et en plus, il a tué vite...

El Lauri a eu du mal à passer la rampe face à un toro faible et de peu d'intérêt.  

Le grand Yon Lamothe, à force d'abnégation, a tireé quelques muletazos intéressants face un novillo manso et compliqué. Il a eu du mal à descabeller  

(RT - Corridasi - Photos : Mathieu Saubion)

RHÔNE AFICION

Ce 11 novembre, sous un ciel gris, se terminait la 33ème Semaine Taurine et Culturelle de Saint-Sever.

Le matin, une becerrada de Juan Sánchez Fabrés (d’origine Coquilla) réunissait, dans une arène fort peu garnie malgré la gratuité, l’Arlésien Adam Samira, de l’école taurine d’Arles, la Biterroise Anaïs Taillade, de l’école Béziers-Méditerranée, le Tarasconnais Tristan Espigue, de l’école Rhône Afición, et le nîmois Nino, du Centre Français de Tauromachie.

Le lot fut sérieux, tant dans le trapío (200 kg en canal approximativement) que dans le comportement (très supérieur le premier).

Adam, qui lui servit une faena accomplie, vit s’envoler les oreilles à la suite d’une mise à mort laborieuse (silence).

Anaïs fit preuve de courage et de détermination avant de pêcher avec l’acier (salut).

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Tristan, élégant à la cape, et auteur d’une faena de qualité (surtout à droite, le becerro se révélant plus compliqué à gauche) perdit lui aussi tout espoir de trophée à l’estocade.

Nino, quant à lui, faisant montre de tout son poder, coupa la seule oreille de la matinée suite à une estocade concluante, après pinchazo.

À signaler, une belle paire de banderilles d’Antoine Saroul.

Le trophée ne fut pas attribué, les quatre prétendants se partageant la prime.

(Communiqué)

A LOS TOROS

PARLONS "TOROS" du Vendredi 17 novembre 2017 à 19h30 : deuxième soirée du cycle de conférences 2017 / 2018 à la Peña Taurine « A Los Toros » de Mont de Marsan…

Toujours soucieuse de mettre en valeur les jeunes élevages de toros de combat, surtout lorsqu'ils ambitionnent de répondre aux attentes des aficionados, notre association est fière d'accueillir cette fois l'éleveur de la Ganadería de Pincha, José Antonio Baigorri.

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Récent vainqueur de la novillada - concours de Saint Perdon au Plumaçon, l'élevage qui monte est annoncé en 2018 à Mugron et devrait normalement faire sa présentation en ouverture de la San Fermín pamplonaise.

"Espoir de diversité dans l'immense océan Domecq", la Ganadería de Pincha se situe depuis une quinzaine d'années à Lodosa (Navarre), non loin de France. C'est dans la réputée feria de novilladas de Peralta qu'elle a connu ses plus gros succès...

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Au programme : historique et mode de fonctionnement de l'élevage, encaste(s) choisi(s), critères de sélection, ambitions futures et, évidemment, questions libres des aficionados.

Entrée libre. Ouverture des portes au public dès 19h.

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Peña Taurine « A Los Toros », 2 rue Léon Lalanne, quartier des arènes à Mont de Marsan.

(Communiqué – NDLR : Trois clichés pris lors de la novillada concours de St-Perdon le 27 août dernier… J’ai inclus celui du bas qui représente tout simplement un gros coup de bol car tu peux essayer des centaines de fois de produire une telle photo et tu n’y parviendras pas ! Donc autant reconnaitre cette chance exceptionnelle en précisant que déjà publiée hier sur facebook, cette photo a remporté un vif succès, et que ce novillo n’est pourtant pas  issu d’une famille de… flamants roses !!!)

AFICION

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ARMILLITA

Affiche de la corrida dominicale dans la plaza de toros du « Nuevo Progreso » de Guadalajara (Mexique) en hommage à Armillita, récemment décédé, et dans laquelle il avait signé plusieurs triomphes retentissants…

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PELLEN

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ARDÈCHE

Le vendredi 1er décembre à 19h30, le CTPR Ardéchois accueillera à St-Etienne de Fontbellon (salle de la poste/place de l’église) Philippe Heyral qui nous présentera sa cavalerie : historique familial, dressage, fabrication caparaçon, historique des piques, présentation de piques…

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Le débat se poursuivra par un apéritif, puis un repas (pizzéria des platanes), merci de vous inscrire auprès de Georges Le Rouzic (tel0682013735) car les places seront limitées.

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(Communiqué)

ALTERNATIVES

Alternatives phantom

Jusqu'en 1950, les alternatives octroyées en France n'étaient pas reconnues, mais elles ont eu une existence, une illusion, que nous allons évoquer.

Le premier à recevoir le titre de matador dans l'Hexagone a été Manuel García Barbero « Revertito », neveu du célèbre María Salomé Rodríguez «  La Reverte ». Le tonton, pour sa despedida française à Nîmes, devint parrain.

Il imposa un autre Sévillan comme témoin, Antonio Olmedo « Valentín », c'était le 9 juin 1901 devant des toros de Benjumea. Le simulacre de cérémonie, avec le même trio, devait être répété le 16 juin à Toulouse. Corrida de la presse, toros de Lizasso. Le neveu, devant les critiques, redevint novillero.

L’amphithéâtre arlésien sera le grand pourvoyeur de ces cérémonies phantom.

Il aura également l'honneur et le privilège de présenter la première officielle et reconnue en France, dans une plaza française le 12 octobre 1958 (1).

Les spectres d'alternatives commencent en août 1903, Antonio Bayon «  Castilla », avocat de son métier, prit sa thèse taurine. Le jury est composé de Bartolomé Jiménez « Murcia », Vicente Pastor « El Niño de la Blusa », les toros sont doublement noirs : ils appartiennent à Louis Viret.

Un an plus tard, c'est le tour de Manuel Suarez « Marinero », le parrain est « Revertito » (2).

Bétail manade Franco-Russe, Jo Durand, « Durandet » en juin 1909, Ambroise Bresillon Boudin Pouly II devint matador de toros, des mains d'Enrique Vargas « Minuto » et José Moreno «  Lagartijillo », les cornupèdes sont de Correos.

Pouly II va toréer comme novillero deux mois plus tard à Marseille ! Il reprendra une alternative dans la cité phocéenne, le 22 mai 1910, très hétérodoxe. Fermín Muñoz « Corchaito» est parrain, le témoin est un banderillero Cerajillas.

La suite fut hispano-provençale avec François Helias « le Boucher » et Pierre Clarion « Trompettte » : sauts, écarts... Bétail Vázquez.

La cérémonie s'avère revenante pour le père de Pierre. Don Pedro (Pouly III) ne dérogera pas à la règle, il passera le doctorat des mains de Francisco Martín Vázquez, le témoin est Joaquín Sans « Punteret » (3), c'était le 5 septembre 1920, bétail Felipe Salas.

Le 21 septembre 1947, c'est une cérémonie exotique et première dans les annales taurines françaises. Antonio Velasquez devient le parrain de Mario Sevilla (padre), accompagné d’Antonio Toscano, ils sont originaires respectivement de Guanajato, du Jalisco, et Mexico. Cartel 100% aztèque. Bétail 100% Yonnet, de la Belugue.

Je brinde cet article à l'équipe de Canal Rugby Club, Isabelle Ithurburu et Sébastien Chabal, qui ont présenté le dimanche 5 novembre à 17h, deux rugbymen néo-zélandais jouant en France : Colin Slade et Conrad Smith (deux coupes du Monde) s'exerçant à « l'art de toréer » dans une tienta ! Élevage Jean Louis Darré (Gers) et professeur le matador Thomas Dufau. Par ces temps d'intolérance chronique… Bravo et merci

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Jacques Lanfranchi « El Kallista »

8 MAS

samedi 11 novembre 2017

(1) Pierre Schull, Parrain Luis Miguel Dominguín, témoin Luis Segura, toros du Conde de Pinohermosa.

(2) Alternative comme celle de Juan Leal : mano a mano avec Sébastien Castella.

(3) Homonyme de J Sanz y Almenar « Punteret » qui perdit la vie à Montevideo (Uruguay) le 28 /2/1888 en banderillant le toro Cocinero (Felipe Victoria) à « la silla ». Les corridas s'y arrêteront définitivement quelques années plus tard.

Bibliographie :

- Histoire de la tauromachie en Arles (Luis de la Cruz) UBTF 1977

- Histoire taurine de la ville de Nîmes (Pierre Dupuy) UBTF 1977

- Histoire de la tauromachie à Toulouse (Pierre Berdoues) UBTF 1978

- Histoire de la tauromachie à Bordeaux (Auguste Laffront) UBTF 1982

- Deux siècles de Tauromachie à Marseille (Paul Casanova) UBTF 1990

(Communiqué)

SPA

Natacha Harry, présidente nationale de la SPA, a récemment déclaré que son organisation censée protéger les animaux allait changer de stratégie dans les combats en se tournant désormais sur le plan juridique en vue de mener des actions autour de quatre grands thèmes : les animaux de divertissement, d'élevage, d'expérimentation et enfin l'animal domestique.

Le but ouvertement déclaré est de faire bouger la législation et concernant la corrida, tous les protagonistes, municipalités, organisateurs, toreros, feraient l’objet de plaintes…

Relation de cause à effet ? Ces derniers temps, les sondages pour ou contre la corrida ont tendance à proliférer dans les médias. Bien entendu, à partir du moment où la population entière du pays est invitée à se prononcer pour une activité à portée géographiquement limitée, le résultat ne fait aucun doute. Ces sondages n’ont d’ailleurs la plupart du temps aucune valeur scientifique et n’ont d’autre but que de conditionner les esprits. D’ailleurs, au passage, des sondages, on pourrait en faire sur beaucoup de sujets bien plus brûlants que les toros, mais là, bien sûr, motus et bouche cousue ! Pas de vagues, surtout pas de vagues. La paix sociale, vous dis-je, la paix sociale…

Voir la réaction de Pierre Vidal sur le site « Corridasi » en cliquant ICI où vous découvrirez notamment une vidéo sur un concours hippique en Finlande d’un genre particulier puisqu’en fait, ce concours hippique se déroule… sans chevaux !!! Un authentique délire !!! Celle-là, il fallait la trouver, et dans ce même ordre d’idée, en tenant compte des idées farfelues qui prolifèrent ça et là, on peut très bien imaginer à terme une corrida… sans toros !!!

Déjà, aux Baléares, quelques politicards aux idées lumineuses préconisent une corrida sans piques ni banderilles, sans mise à mort, sans participation équine, limitée à trois toros, et avec contrôle antidoping avant et après le combat, pour les toreros comme les toros ! Elle n’est pas belle la vie ? Voir d’autres réactions, celle du Taure Roge biterrois en cliquant  ICI et de l’Aficion, défense des Tauromachies, en cliquant  ...

 

Paul Hermé

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