Mercredi 21 Août 2019
Fermín, Arles, Madeleine, Picasso, Saint-Gilles, Horaires, Places...
Vendredi, 19 Avril 2019

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Morceaux choisis de la conférence d’Antonio López, qui à la tête de la sastrería « Fermín » a levé à sa façon un pan de voile sur son activité au service des plus grands maestros…

Invité à parrainer récemment la dernière édition du Rendez-Vous en Terre Taurine de Nîmes, l’un des moments forts de la programmation a eu lieu dans le Musée des Cultures Taurines où il s’est déroulé en deux parties.

D’abord, tôt le matin, par un atelier de broderies taurines au cours duquel Antonio a inculqué aux nombreux volontaires les rudiments de techniques aussi complexes que minutieuses tournant autour de la confection d’un habit de lumières. Bref, le travail des « petites mains » qui requiert beaucoup de patience et de justesse dans les mouvements…

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Ensuite, dans une salle archicomble, le couturier a exprimé son ressenti par rapport à son activité, afin de mieux faire découvrir et comprendre  toutes les subtilités de cet art…

Avec Elisa Martinez pour traduire, et après une introduction de Daniel Jean Valade, Adjoint à la Culture, qui a salué son immense technique et artistique, rappelé l’importance de son œuvre, déjà exposée en ce lieu, en particulier lors de la présentation des fameux traje et capote de l’encerrona de José Tomás

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Puis Frédéric Pastor, délégué à la Tauromachie, est intervenu à son tour pour souligner notamment qu’Antonio López est celui qui incontestablement est sorti a hombros de toutes les arènes de la planète… au travers de ses remarquables costumes !

Rappelons encore que pendant ce week-end, Antonio López a tenu par sa présence à soutenir les jeunes toreros, notamment en offrant un costume de lumières au vainqueur du Trophée Nimeño II, à savoir Solalito. Un geste bien à la hauteur de  son charisme, sa générosité et son aficion…

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En connaissant mes costumes de lumières, vous me connaitrez mieux car ils sont le reflet de ma personnalité et ils racontent mon histoire ! C’est assez difficile pour moi de parler, car je ne m’exprime pas vraiment avec des mots, mais surtout avec des sentiments !

Antonio López s’est déclaré surpris d’être traduit et a promis que lorsqu’il reviendra… il parlera français !

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Le costume de lumières est celui qui donne l’image au torero, et pas l’inverse… C’est un élément qui a une vie, en tout cas, c’est ce que je vois en lui. Le costume est orgueilleux, il prend du plaisir lorsque le torero triomphe et quand il se dévêtit et qu’il pose sa chaquetilla sur une chaise, elle se grandit, comme si elle prenait vie ! Mais s’il n’a pas triomphé, on la pose sur la table et là, elle perd tout son éclat et se flétrit !

Le traje parle de lui-même et quand on est devant lui, il nous raconte une histoire. S’il était exposé avec d’autres pièces de haute couture, on se retournerait avant tout vers le costume de lumières… et on lui demanderait de nous parler !

Ce que je raconte n’est pas un conte de fées, il y a bien dans les musées des costumes qui triomphent, qui sont toujours d’actualité et qui perdureront…

Sur la chaquetilla, on peut retrouver  différentes cultures qui ont traversé le temps, que ce soit les Romains, les Chrétiens, ce métissage qui s’est créé et qui est venu jusqu’à nous, qui a donné ce que l’on connait aujourd’hui, qui nous raconte le passé et qui nous racontera encore beaucoup de choses…

Sur les broderies, on voit qu’au départ les motifs sont chrétiens, mais que l’art et la culture arabe sont aussi présents. Quand les Arabes sont arrivés en Espagne, ils avaient traversé le désert et ils avaient en tête les images des fleurs, des fleuves, de cette eau qui venait et repartait. Ils ont découvert tout ça et ont eu envie de le retranscrire et ceux qui l’ont fait, ce sont les artisans juifs qui en toute humilité avaient le pouvoir de le broder. Ce métissage donne toute la force au costume du torero, aucune autre création ne pourra nous transmettre ce qu’il nous transmet.

C’est quand on commence à découper le patron et qu’on l’idéalise qu’il prend toute sa force, c’est dès le départ qu’il prend vie. On pourrait retrouver là une œuvre qui pourrait être une pyramide sans être pour autant un monument de pierre ! Comme je l’ai déjà évoqué, c’est très difficile pour moi d’expliquer ce que je ressens car je le vis depuis mon enfance et c’est avant tout affaire de sentiments ! Ce n’est ni de l’anglais, ni du français ou de l’espagnol, ce sont tout simplement des sentiments !!!

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Ensuite, Antonio López a répondu à quelques questions ou remarques…

J’ai personnellement rappelé au sastre que lorsque je l’avais rencontré il y a quelques années dans son atelier, il m’avait montré un costume en lambeaux et tâché de sang appartenant au Juli qui avait subi une sévère cornada quelques jours auparavant. Tout en me le montrant, il m’avait dit que si je revenais dans une semaine… ce costume serait neuf !

D’où ma question, quelle est la recette, le secret ? La patience !!! (rires) C’est la clé du succès, d’ailleurs les dames qui ont brodé ce matin lors de l’atelier que j’ai dirigé ont dû s’en rendre compte ! C’est la force de la broderie, on oublie totalement notre corps et on ne laisse parler que notre âme ! Quand tu as cette force et cette maitrise, tu es capable de faire ce qui te paraissait impossible !

Sur le cheminement de la confection du traje depuis la première visite du torero jusqu’au paseo… Après les salutations d’usage, on parle de la couleur qu’il a déjà choisie, ou dans le cas contraire, on décide ensemble. Ma stratégie est de laisser parler le torero, je suis un peu comme un pêcheur qui appâte le poisson, qui lui donne du mou puis qui le ferre ! Je le ramène vers moi et en définitive, j’arrive à le convaincre par rapport à ma façon de voir les choses. En général, ils s’emballent, ils veulent tout, mais il faut bien choisir et le plus souvent, on tombe vite d’accord. Et quand je commence à parler du prix, souvent ils se ravisent sur les quantités ! A partir de là, quand le projet est lancé, ils imaginent déjà les faenas qu’ils vont réaliser avec et les triomphes qui s’ensuivront ! En réalité, ce sont les matadors qui créent ces succès et pas l’inverse, mais il leur donne cette force !

Quand il y a un triomphe avec un de nos costumes, ceux qui l’ont fabriqué sont aussi très heureux et peu importe si on lui arrache les décorations…

Le costume de lumières fait écho aux Fallas de Valencia en ce sens que ce sont des œuvres éphémères ! A la différence qu’aux Fallas, il ne reste plus que des cendres, alors que le costume de lumières rappelle les triomphes comme les blessures, étant encore là pour nous rappeler ce qui s’est passé !

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Au sujet de son personnel, des « petites mains »… Il y a onze personnes. L’atelier ouvre de 9h à 14h, puis l’après-midi de 15h à 18h. Ensuite, le soir, des stagiaires viennent jusqu’à 21h. D’autres personnes travaillent chez elles pour la sastrería, en particulier des gens ayant des enfants à charge qui arrivent ainsi à s’évader un peu du poids de leur charge.

Combien d’heures de travail sont nécessaires pour réaliser un traje de luces ? Il n’y a pas d’heures ! Parfois, je me lève au milieu de la nuit en pensant à un costume, c’est quand on est relaxé que la création arrive et qu’on parvient à trouver la solution ! Je me mets alors  au travail pour arriver à atteindre le défi que je me suis lancé ! D’ailleurs, je travaille debout car lorsque je m’assieds, je m’endors rapidement !!!

Quand je vais au cinéma avec des amis, je n’ai pas le temps de voir le générique que je me suis déjà endormi ! Mais bien sûr, quand ils me demandent ensuite comment j’ai trouvé le film, je leur réponds qu’il était très bien… même si je n’en ai rien vu !!!

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Date de la création de l’atelier… Il a été fondé dans les années soixante par mon frère. Sur un plan purement administratif, la création date de 1963, mais avec mon frère, on a commencé au début des années 60. Mon frère m’a ensuite passé le témoin, mais maintenant, je ne sais pas qui pourra le reprendre ! Il est possible que quelqu’un le reprenne, mais les artisans ne sont guère valorisés, c’est donc très compliqué. Pour prendre le relais, je recherche l’excellence, et en ce qui me concerne, je pense que c’est plutôt une qualité !

Y a-t-il eu une demande de la part d’ecclésiastiques ? Ils ont récupéré certaines de mes idées de création, pour réaliser par exemple le manteau de la Macarena de Séville sur le modèle d’un costume de Morante de la Puebla. Ils ne m’ont jamais demandé l’autorisation d’utiliser mes dessins, ce qui aurait été la moindre des choses,  et pour moi, c’est un manque d’éducation !

Ses créations sont-elles protégées ? Non, elles ne le sont pas, et même si c’était le cas, on sait très bien qu’en changeant le moindre petit détail, cette protection s’avèrerait inopérante. La seule chose que je demande, c’est que la personne vienne et me demande l’autorisation, mais ce n’est pas apparemment dans l’air du temps ! La seule solution que j’ai trouvée pour pallier cette chose, c’est de créer sans cesse, sans jamais baisser les bras. Pour entrer au paradis, il faut taper plusieurs fois à la porte !!!

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Antonio López a mis un terme à la séance en récoltant une ovation de gala, non sans avoir cité quelques jeunes aspirants présents qu’il a pris comme exemple de ce que doit être notre soutien pour le futur du toreo. En tant que parrain de ce Rendez-Vous en Terre d’Aficion, cette recommandation n’en prenait que plus de sens, non ?

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Et c'est parti...

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 Renseignements et réservations : ICI

MADELEINE

Un abonnement = 2 corridas à Madrid

 Depuis début février, les abonnements aux spectacles taurins des Fêtes de la Madeleine ont débuté avec de très nombreux avantages pour les aficionados. Ils ont même eu droit à un nouveau cadeau offert par Madrid lors de l'annonce des cartels le 6 avril dernier.   Les abonnés de la Madeleine invités aux arènes de Madrid pour la San Isidro

Les abonnés de la Feria de la Madeleine, l’une des plus importantes Ferias françaises, sont les invités privilégiés de la plus importante Feria du monde taurin : la Feria de San Isidro à Madrid.

En s'abonnant à la Feria de la Madeleine, les aficionados se verront offrir un somptueux cadeau par les mandataires taurins des arènes montoises, Simon Casas et Marie Sara. Comme proposé lors de l'annonce des cartels montois, ce n'est plus une novillada et une corrida offertes mais bien deux corridas à Madrid, dans les arènes les plus importantes du Monde, lors de la Feria majeure de la saison taurine. Ils ont la possibilité, d’assister en direct :

À la corrida de toros du 14 mai 2019

Toros de La Quinta pour, Rubén Pinar, Javier Cortés et Thomas Dufau (torero montois).

Ce sera la première fois qu’un matador de toros du Sud Ouest participera à la Feria de San Isidro. Cette corrida qui ouvrira la feria de San Isidro propose la même thématique - Thomas Dufau face aux toros de La Quinta - que la corrida d'ouverture de la Madeleine.

À la corrida de toros du 17 mai 2019

Toros d'El Tajo y la Reina de Joselito pour Joselito Adame, Román, Álvaro Lorenzo.

L'occasion pour les abonnés du Plumaçon de voir la grande révélation Álvaro Lorenzo, également présent à la Madeleine lors de la corrida du jeudi.

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Comment procéder ?

Tout abonné ayant renouvelé et réglé son abonnement avant le vendredi 10 mai 2019 à la Régie des fêtes, sera automatiquement enregistré et pourra récupérer ses places de corridas directement à la Taquilla de Las Ventas.

1 place d’abonné à la Feria de la Madeleine = 1 place pour les 2 corridas à Madrid.  

Les avantages classiques de l’abonnement :

•Invitation à la San Isidro

•La garantie du maintien de la même place chaque année

•4,5% de remise par rapport au prix individuel des billets des 5 corridas espagnoles

•L'invitation à la novillada non piquée

•La novillada piquée au prix modique de 10€

•Participation au tirage au sort de 5 callejones pour chaque corrida formelle            

PICASSO

Mercredi 24 avril à 18h au Carré d’Art, Daniel Jean Valade évoquera « Toros y Toreros », Mano a mano  Dominguín/Picasso - Faena de Bibliophile…

Nîmes dispose désormais, dans son patrimoine bibliophilique, d’un exemplaire de l’édition de l’ouvrage “Toros y Toreros”, fruit précieux de la collaboration du torero Luis-Miguel Dominguin et de Pablo Picasso, à laquelle s’est associé Georges Bourdaille. Cette acquisition s’est effectuée à l’occasion de la participation de Nîmes à l’ensemble d’expositions “Picasso-Méditerranée” initiées par le Musée Picasso de Paris.

Le musée des Cultures Taurines de Nîmes a pu enrichir ses collections par cet ouvrage dont voici le descriptif :

PICASSO Pablo - DOMINGUÍN Luis Miguel

TOROS Y TOREROS

Editions Cercle d’Art 1961.

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In-folio (385 x 275 mm), pleine toile à la Bradel illustrée d’un seul tenant en couleurs par Pablo PICASSO, gardes décorées en couleurs, sous coffret-boite de l’éditeur. Nombreuses vignettes en noir dans le texte, compositions originales à chaque page et 16 lithographies originales en couleurs à pleine-page de Pablo PICASSO, EDITION ORIGINALE et premier tirage des illustrations. Exemplaire du tirage de tête, 1 des 125 (n° 103) enrichi d’une lithographie originale signée au crayon par Pablo PICASSO et d’une suite des lithographies en couleur tirée sur papier Arches, sous chemise - cartonnée illustrée en bistre.

Livre et suite en parfait état. Très bel exemplaire.

Le texte de Luis-Miguel Dominguín est une subtile analyse de sa vocation et de son art de toréer mais aussi de sa perception de Pablo comme “regardeur” visionnaire de l’univers taurin.

Quant aux œuvres de Picasso, elles témoignent de son absolue maîtrise de multiples techniques et de sa créativité débridée, allant d’esquisses aussi dépouillées que subtilement précises, aux portraits équestres de toutes factures picturales en passant par la représentation des phases essentielles de la tauromachie. On notera combien le temps du picador, acteur essentiel, fascinait celui qui, dans sa vie comme dans ses œuvres, fut un authentique Minotaure.

La “suite” rend précieux ce tirage de tête enrichi d’une litho signée par Picasso. “Toros y Toreros” constitue désormais une pièce majeure du Musée des Cultures Taurines dont le fonds d’œuvres d’art inspirées par les diverses formes de tauromachie(s) ne cesse d’être complété.

Daniel J. Valade, membre de l’Académie de Nîmes, retrace l’itinéraire croisé de P. Picasso et L. M. Dominguín. Il analysera tant le texte du torero que les œuvres du peintre constituant cet ouvrage exceptionnel. La conférence est placée sous le double parrainage du Musée des Cultures Taurines et de l’Association des Bibliophiles de Nîmes et du Gard. L’entrée est libre, dans la limite des places disponibles.

(Communiqué)

SAINT-GILLES

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NDLR : Allez, Renaud, les trois points samedi contre les Girondins...

HORAIRES

Compte tenu des diverses contingences des soirées de feria, ainsi que de l’âge et de la forme du capitaine, il est à prévoir quelques fluctuations dans les horaires de parution.

Bien entendu, vous retrouverez les reseñas amant donné, sans autres précisions sur le moment où j’appuierai sur le bouton. Rien n’est meilleur que l’attente, parait-il...

Cette remarque vaudra pour toutes les ferias à venir, avec toutefois la promesse de suivre tout de même l’actu au plus près. Seulement avec parfois un petit décalage.

Dernière précision... le bureau des plaintes est fermé !

PLACES

Absent d’Arles pour empêchement grave, un aficionado propose ses 3 billets du samedi 20 avril après-midi, places gradins arrastre série 3, passage 38, à 19,50 € la place (prix coûtant), et 5 places pour la corrida du dimanche 21, même emplacement et prix.

Contact : 06 21 76 95 90

 

Paul Hermé

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Affiches / Cartels

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