Mercredi 21 Août 2019
Arles, Ventura, Mugron, Saintes...
Lundi, 22 Avril 2019

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Triomphe de Diego Ventura lors de la corrida de rejón matinale pour avoir coupé les deux oreilles d’un toro de Los Espartales...

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Environ deux tiers d’arène, temps lourd, ciel changeant. Six toros de Los Espartales charpentés donnant du jeu la plupart à divers degrés.

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Rui Fernandes (saluts et oreille) a ouvert la course par une prestation dynamique face à un manso face auquel il étala son entrega, les aciers le privant de trophée. Son second lui compliqua la vie dès sa sortie, rechignant à se laisser placer, et après une farpa, les banderilles lui ont valu les faveurs du conclave sur plusieurs poses qui ont fait monter la note, son labeur lui valant une oreille après un premier rejón de muerte dont il sortit apparemment touché. 

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Diego Ventura (saluts et deux oreilles) a été le grand vainqueur de cette matinée car après un premier passage où il s’est avéré maladroit aux aciers, c’est avec le quinto qu’il a mis le feu sur les gradins. Pourtant, l’affaire ne s’annonçait pas très bien car avec Joselito, son cheval de salida, il posa deux farpas manquant de précision, tout comme ses deux premières banderilles. Mais à partir de là, les choses s’arrangèrent et les actions de Ventura se mirent à grimper, notamment lorsqu’il jeta la bride au sol pour casquer deux grandes paires de banderilles à deux mains, ce qui constitua incontestablement le « plato fuerte » de cette matinée. Et après un rejón concluant, les deux oreilles de la grande porte tombèrent du palco pour celui qui venait de montrer qu’il n’était pas en haut pour rien...

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Léa Vicens (oreille et ovation) ouvrit le score avec un premier qui la poussa à faire preuve de patience pour bien le mettre en place. Après, elle fit admirer son potentiel artistique sur Bético, Bazuka et Deseado pour les courtes avant de conclure avec Espontaneo d’un rejón en place au deuxième envoi. L’ultime se montra compliqué et avec lui, Léa exprima toute sa rage de vaincre, se faisant parfois couper le terrain, mais réussissant toutefois une prestation entretenue qui aurait pu connaitre un meilleur sort si la conclusion avait été plus efficace. 

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A l'issue de la course, Diego Ventura reçut en piste le 1er Trophée Luc Jalabert en présence de ses petits-enfants. Un moment bien émouvant pour celui qui aura marqué son empreinte dans le monde du rejoneo comme dans les Arènes d’Arles... 

 Voir le résumé vidéo de la corrida de rejón en cliquant ICI

Tarde. Environ un tiers d'arène, temps lourd. Deux toros de Pedraza de Yeltes (1 et 6), deux de El Tajo y La Reina (2 et 5) et Torrestrella (3 et 4), meilleurs les deux Torrestrella, le 3 étant crédité de la vuelta, et le dernier, de Pedraza.

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On a souvent entendu que les toros, il fallait les tuer ! Façon de dire que faute de réussir la conclusion, on verrait les oreilles s'envoler, ce qui a bien constitué le dénominateur commun de cette journée de clôture, voire, d'ailleurs, de la feria. Et c'est bien dommage, certes, mais l'heure de vérité reste le passage obligé vers les plus beaux triomphes. Que pas mal se sont vu confisquer sur le sable arlésien... 

Coupo Santo à l’issue du paseo, avant que le public n’invite les deux diestros arlésiens à saluer. Sans être dénué d’intérêt, ce mano a mano aura laissé au final une impression mitigée car on aurait bien aimé voir Thomas et Andy repartir sur les épaules des costaleros. Las, pour différentes raisons, à commencer par le piètre maniement de la ferraille, ce ne fut pas possible. Mais on gardera imprimées dans la rétine quelques instantanés de classe, au crédit des deux matadors comme de certains toros.

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 Thomas Joubert (oreille, saluts et saluts) prit un premier client de Pedraza astifino qui s’avéra quelconque au cheval. Après un bon quite par saltilleras, second tercio médiocre puis brindis à l’équipe médicale des arènes de Bayonne, emmenée par les chirurgiens Gouffrant et Richard qui l’ont tiré d’un bien mauvais pas l’an dernier. Thomas démarra le combat par derechazos soignés, sans bouger un orteil, toréant avec suavité et relâchement jusque dans des naturelles stoïques qui le virent éviter de peu l’accrochage. Entière au deuxième envoi. Il eut ensuite en partage « Almanaque », de Torrestrella, honoré d’une vuelta posthume. Auparavant, il provoqua notamment deux batacazos, signant un grand tercio. Refus du changement puis autre puyazo bien contenu, avec ovation au piquero. Début par statuaires au centre, derechazos appliqués puis naturelles qui firent déclencher la musique. L’ensemble, bien léché, manqua toutefois de transmission, conséquence peut-être d’un manque de forces probablement laissées à l’excès sous le fer. Echec aux aciers. L’exemplaire de Joselito, de La Reina, alla deux fois au cheval avant un bon second tercio. Par la suite, son labeur s’avéra sérieux, dans son corte, mais une nouvelle fois, Thomas en perdit le bénéfice pour une conclusion maladroite.

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 Andy Younes (silence, oreille et silence) démarra avec un superbe castaño chorreado du Tajo, un bicho de Joselito qui subit dans le peto avant un bon quite par tafalleras de Thomas à qui il brinda sa faena débutée par plusieurs séries au centre avec temple et allure. La suite fut moins évidente face à un bicho qui se mit de plus en plus à jouer le béton. Final rapproché, deux envois. Le Torrestrella prit deux bons puyazos suivis d’un quite par zapopinas de Thomas. Brindis à l’assemblée puis entame par cambio au centre, la suite par redondos ajustés donnés à un fauve qui répétait. C’est à tribord qu’Andy put donner le meilleur, l’autre rive s’avérant plus incertaine. Son trasteo se poursuivit en mode rapproché avant entière. Andy clôtura la course et la feria face à un bon Pedraza bien piqué par Nicolas Bertoli qui a dosé le traitement en quatre assauts, certains en venant de loi, dans une zone opposée à la présidence, sortant ainsi d’un tracé officiel qui à mon humble avis n’a pas lieu d’être en course normale. Son opposant afficha toutefois une certaine faiblesse des antérieurs qui allait se ressentir lors d’une faena brindée à l’auditoire qui comprit de bons moments, bien qu’inégale et une nouvelle fois tuée à la peine, à la limite du troisième avis.

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A l’issue de la course, le prix à la meilleure faena a été attribué à Thomas Joubert. 

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Serge Louis, Président du Comité de la Feria, a été lui aussi récompensé pour son inlassable activité depuis cinquante ans. Enhoranuena...  

Voir la vidéo de la corrida de clôture en cliquant ICI

VENTURA

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Avant la corrida de rejón matinale, Diego Ventura a reçu deux trophées de la part de la Commission Taurine, des récompenses obtenues lors d'éditions précédentes et qui n'avaient pas pu lui être alors remises. Et deux heures plus tard, pour faire bonne mesure, le centaure de La Puebla s'en est adjugé un troisième en piste ! Belle moisson, non ?

MUGRON

Mugron, ça commence bien pour Yon !

Lundi. Novillada. Plus de 3/4 d’arène. Novillos de Herederos de Baltasar Ibán.

Francisco de Manuel : silence après avis et silence

Dorian Canton : ovation et saluts et silence

Yon Lamothe, qui se présentait avec les picadors : oreille après avis et oreille après avis.

Yon Lamothe a été récompensé par le prix Jean Lestage allant au meilleur novillero de la tarde.

Décevant le lot de Baltasar Ibán : au physique les deux premiers étaient franchement hors du type, le reste étant plus acceptable. L’ensemble, par ailleurs, médiocrement défendu. Au moral, les Baltasar ont manqué de race, bien qu’ils aient pris chacun deux piques, montrant dans ce tiers plus de violence que de réelle bravoure. Par la suite, ils furent difficiles à manier. Le lot de Yon avait ses avantages à la muleta, le quatrième aussi. L’ensemble ne fut pas à la hauteur de la réputation de cette grande maison et laissa beaucoup d’aficionados sur leur faim.

Francisco de Manuel, peu aidé par le sorteo, montra néanmoins qu’il avait des capacités et une certaine intelligence du combat. Il prit en main la lidia de son second adversaire, le changeant de terrain, et rendit ainsi plus aisé le travail des banderilleros. C’est un exemple de sa lucidité. Le jeune homme, même s’il a de la technique, n’a pas cependant une grosse personnalité et il ne connecta jamais avec les tendidos. De plus, il ne fut pas en veine avec les aciers.

Dure journée pour Dorian Canton sur lequel pèse désormais une grosse pression: cette alternative bayonnaise pour laquelle il doit se montrer à la hauteur. Son premier Baltasar, tête haute, souvent arrêté et sur la défensive, le fit sérieusement transpirer. Il maîtrisa cette situation complexe malgré tout, mais subit une première voltereta sans frais. L’animal lui en infligea une seconde plus dure lors de son entrée a matar. On craignit le pire, mais il se releva pour un estoconazo qui lui valut de saluer. Sans doute le Béarnais était-il encore sonné lors de son second travail et il passa à côté d’un sujet pourtant plus négociable… Le compte n’y est pas pour Dorian qui devra se relever de ce moment difficile. C’est aussi dans l’épreuve que se forgent les caractères.

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Yon Lamothe a réussi son examen de passage chez les castoreños. Le lot qui lui échut était maniable et il se hissa à sa hauteur sans réellement dominer, mais bon, son enthousiasme et son goût d’entreprendre auront séduit le public des arènes de Condette. Il est encore vert le Tarusate, certes… mais comment en serait-il autrement, puisque c’est sa première novillada piquée ? Il a du culot, de la détermination on l’a vu lors de chicuelinas millimétrées et de ces manoletinas finales. Cet engagement et cette volonté auront payé, ainsi Yon a su tirer son épingle d’un jeu compliqué où il était difficile de triompher. Le « planchot » (2 oreilles et une sortie en triomphe) est à son crédit, n’est-ce-pas essentiel pour un jeune qui se lance dans une dure compétition ? 

(Pierre Vidal - Photo : Jean-Michel Lamy)

SAINTES

Pour la 1ère fois ? les arènes des Saintes Maries de la Mer présentent une corrida particulière qui rendra hommage à notre culture régionale.

L’idée originale de la Corrida Provençale est née cet hiver grâce à Sébastien CASTELLA, qui inspiré des variantes propositions de corrida à thème, comme la Goyesque à Arles ou la  Picassiene à Málaga, a souhaité créer aux Saintes Maries de la Mer la première Corrida Provençale.

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Cette corrida rendra hommage à notre culture camarguaise et provençale à travers tout le folklore exprimé par les costumes, la mise en scène, les décors et la musique.

Lors du Paséo nous assisterons à une grande « CAPELADO » formée de tous les acteurs représentant la Camargue et la Provence.

Pour la toute première fois, les matadors et leurs cuadrillas seront vêtus du costume traditionnel de Gardian.

Tous les acteurs de la culture camarguaise : manadiers, gardians, Reine d’Arles et ses demoiselles, représentants des confréries, seront présents pour rendre hommage avec nous à ce territoire précieux et unique qu’est la Camargue. Cette corrida sera un hommage à la Provence, un hymne d’amour à cette culture ancienne, mais bien vivante.

Sébastien CASTELLA a voulu que les six toros combattus ce jour soient tous issus d’élevages français. Il était important également que ses deux compagnons de cartel soient français, mais aussi Arlésiens.

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Nous espérons que le public jouera le jeu et se rendra aux arènes vêtu d’un détail vestimentaire provençal pour donner encore plus d’unité à cette corrida originale.

Nous sommes très fiers que le grand artiste nîmois Claude VIALLAT ait accepté de réaliser l’affiche, ce qui donnera à cette journée une dimension culturelle et esthétique encore plus remarquable.

(Communiqué de Marie Sara)

 

Paul Hermé

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Affiches / Cartels

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