Samedi 20 Avril 2019
Rajoy
Mercredi, 26 Janvier 2011

 

Si certains d’entre vous ont entendu parler de Mariano Rajoy, d’autres ignorent peut-être de qui il s’agit... Pour la compréhension de la suite, je précise que Mariano Rajoy est le leader en Espagne du Partido Popular (PP), parti de droite actuellement dans l’opposition. Puisqu’on en est aux précisions, je tiens à avertir le lecteur que je ne vais pas me lancer dans une diatribe politique sur les vertus comparées de tel ou tel parti, d’autant plus, et l’alternance le prouve, qu’il y a certainement à boire et à manger chez chacun d’entre eux.

 

 Etant depuis longtemps plutôt imperméable au chant des sirènes et autres déclarations angéliques émanant de tous bords, j’ai eu progressivement tendance à prendre avec des pincettes les envolées lyriques des sauveurs de l’humanité qui ne veulent que notre bien ! Ça doit venir de l’âge, ou plutôt de l’expérience. Ou encore de la maturité. Eh oui, je suis mûr, et bien mûr, d’ailleurs certains ne manquent jamais une occasion de me le rappeler ! Passons… Mais question politique, pour le dithyrambe ou le dénigrement, prière de s’adresser ailleurs…

 Et revenons à nos moutons… ou plus précisément à Rajoy. Si j’évoque cet homme politique, c’est que vous n’êtes certainement pas sans savoir que comme chez nous, il va y avoir des élections importantes en 2012 et que tout bien pesé, le sieur Rajoy se verrait bien prendre possession du fauteuil actuellement occupé par Zapatero au Palais de la Moncloa. En clair, il convoite le poste de chef du gouvernement espagnol.

 Je parle évidemment de tout ça uniquement par rapport au sujet qui nous préoccupe ici, à savoir le devenir de la tauromachie. Inutile de revenir sur certains épisodes d’un passé proche qui ont laissé de fâcheuses traces, et qui ont même amené curieusement Zapatero, peu favorable à titre personnel aux histoires de bêtes à cornes, à calmer le jeu, électoralisme oblige. A son tour, pour faire bonne mesure, Rajoy vient de déclarer que même s’il n’est pas aficionado a los toros, il l’est encore moins à l’abolition ! C’est clair, net et sans bavure, et c’est très important.

 En effet, la philosophie de ses propos découle du simple bon sens qui veut que ce n’est pas parce que l’on n’aime pas quelque chose qu’on doit en priver les autres ! Exactement ce que veulent faire les anti-corridas. Ou que d’autres veulent faire avec d’autres choses. A vouloir procéder ainsi, on n’en finirait pas… Et si Zapatero, qui finalement a dit pareil, mais un peu tard, s’était exprimé avant, il aurait certainement coupé l’herbe sous les pieds de certains députés du PSC (parti socialiste catalan) qui sont allés s’engluer dans la dynamique abolitionniste !

 On n’a certainement pas fini d’entendre parler de ces élections au fur et à mesure que l’échéance se rapprochera, c’est d’ailleurs pareil chez nous, et je dirais même que ça a commencé par petites touches des deux côtés des Pyrénées. D’une manière ou d’une autre, le débat taurin ne sera pas exempt, surtout en Espagne, d’où l’importance de cette déclaration. C’est donc bien le moment de pousser les politiciens à se déterminer clairement, l’occasion est trop belle et la laisser passer, ce serait certainement se préparer à de futures déconvenues, pour ne pas dire, pour la tauromachie, creuser sa tombe. En cela, 2012 sera important. Voire vital pour les toros...

 

Paul Hermé

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