Lundi 10 Mai 2021
ASIE

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Focus sur la torería asiatique…

 TOREROS NIPPONS... NI MAUVAIS !

En novembre, lors de notre périple au Pérou, nous avons évoqué Ángel Custodio Valdez y Franco « El Maestro », premier matador de toros péruvien d’origine africaine.

Hier, toujours au Pérou, est décédé à l’âge de 82 ans, Ricardo Higa Uyehara « Mitsuya », premier matador d’alternative d’origine nippone. Né le 15 septembre 1938 sur l’île japonaise de Okinawa, il passe son enfance à Supe dans la province de Barranco (Lima).

Il débute dans les arènes d’Acho en novillada le 2 avril 1961. L’année suivante, il s’expatrie en Espagne et sous la « férule » de Manuel Mejías Bienvenida « Papa Negro » débute à Málaga le 12 juillet 1964 en compagnie d’El Pireo et Monaguillo. Six jours après, il est au cartel de Vista Alegre en compagnie de Jesús Ladera et Madriles (novillos de Víctor y Marín).

Après quelques allers-retours entre l’Espagne et le Pérou, il est sacré matador de toros à Ondara (Alicante) le 28 août 70, Palomo Linares lui cédant un toro de Miguel Zaballos en présence de Julian García. Il coupe 3 oreilles ce jour là.

Le 21 novembre, il est au paséo de Lima en compagnie de Paquirri et JL Parada face à une corrida de Huaca.

A partir de là, il raccrochera l’habit de lumières et créera un journal « Nikkei Perú » où il sera dirigeant et journaliste. Il fera l’acteur dans certaines séries télévisées et finira comme secrétaire du syndicat des matadors et banderilleros péruviens.

Il est, sauf erreur, le premier matador d’alternative d’origine asiatique.

Pour être complet, signalons un autre torero d’origine chinoise, Bong Way Wong « Chiquito de Arizona », qui toréa quelques novilladas (Cadix, San Sebastián de los Reyes) dans les années 60, mais qui n’arriva jamais à l’alternative.

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Nous pouvons aussi parler de Lucien Orlewski, dit « Chinito de Francia », dont chacun de vous connaît le parcours ou encore d’Atsuhiro Shimoyama « El Niño del Sol Naciente ».

Né à Tokyo, il découvre la tauromachie en voyant le film « Sangre y Arena » avec Sharon Stone. Lui, le danseur et gymnaste, déniche par hasard un tome de l’encyclopédie du Cossío dans un magasin de Tokyo. Il se passionne pour la tauromachie et, au début des années 90, il prend le chemin de Séville.

Sur les conseils du peintre torero John Fulton, il incorpore l’école taurine et d’Alcalá de Guadaira en 1996.

Las, alors que Carlos Corbacho le conseille, il est très grièvement blessé à Pedro Bernardo (Ávila) par un novillo. Il restera paralysé et ne reviendra jamais plus affronter les toros.

Ce n’est pas pour autant qu’il quitte l’Espagne puisqu’il est encore de nos jours un citoyen sévillan.

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Enfin, citons dans ce panel de toreros asiatiques Taira Nono qui toréa dans les années 90 quelques novilladas sur la Costa del Sol et Masashi Yamanaka « El terremoto de Japón », Samurai japonais, qui tenta l’aventure du côté de Salamanque…

Jean-Charles Roux - JCS Voyages

 

Paul Hermé

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