Lundi 25 Mai 2020
AMTA
Samedi, 16 Mai 2020

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Communiqué de l'AMTA - Association des Amis du Musée Taurin d'Arles -, en voie de déconfinement…

Il y a un an (plus précisément le 21 mai), notre association AMTA était créée. Grâce à vous, elle est “montée en charge” rapidement, d’une façon inespérée au départ.

Elle a été officiellement reconnue et enregistrée, et connue de la population arlésienne, mais aussi d’aficionados “extra-muros”, sans doute parce qu’elle a tenu à associer toutes les parties prenantes du monde du taureau et parce que son objet,  permettre la création à Arles d’un musée ou d’un centre d’interprétation dédié à cet animal, ne pouvait que passionner ceux qui en sont amoureux.

Nous avons travaillé et peaufiné le projet, recueilli déjà certains dons et collections, pensé à nous équiper d’un matériel informatique élémentaire et tracé une feuille de route. Mais cette route s’est avérée creusée d’un gros nid de poule, en la personne (si l’on peut dire) de ce désormais célèbre coronavirus qui vient de nous emprisonner pendant deux mois. Finis nos réunions, notre CA, les animations prévues, la conférence en souvenir de la mort de Gallito et, pour l’instant, notre AG annuelle.

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Je ne m’étendrai pas, pour ne pas plomber l’ambiance, sur la gravité de la situation sur le plan sanitaire et maintenant économique. Les médias s’en sont chargés abondamment et nous en ont rebattu les oreilles et les yeux.

Dans ce moment d’instabilité particulièrement menaçant pour notre passion commune, ancrée mais fragile, il faut soutenir toutes les initiatives prises pour aider les acteurs les plus exposés, ganaderos en premier lieu, empresas de caballos, toreros et subalternes privés de contrats, intermittents, organisateurs de courses à l’équilibre précaire - et j’en passe - à franchir le «bache».

Cependant « à quelque chose, malheur est bon », dit le proverbe, très exact et source de résilience. J’en vois deux, de ces « quelque chose », de ces intérêts.

D’abord, les Français ont pris conscience de l’importance des soignants et de leur implication au péril de leur vie, cette dernière formule devant être prise, hélas, au pied de la lettre. Cette reconnaissance vient enfin succéder à une méconnaissance et aux critiques souvent injustes de ces professionnels de santé par leurs concitoyens, et c’est tant mieux.

Ensuite, cette crise va souligner, douloureusement certes, le poids de nos traditions dans nos cœurs - à l’aune de nos privations, de notre sentiment de manque et de frustration -,  mais aussi sur l’économie de nos villes et régions méridionales. Ce dernier point devrait interpeler politiques et décideurs, et apporter un contre-argument face à tous ceux qui les jugent rétrogrades, dépassées, délétères et les verraient volontiers disparaître. Le Covid-19 vient de remettre l’humanité à sa place et ça ne nous est pas forcément défavorable.

L’AMTA, en voie de dé-confinement,  n’est pas en léthargie et doit rester optimiste.

Futile, son projet ? Que nenni, il s’en retrouve boosté ! Il est “mairie-dépendant” ; eh bien, patientons et attendons les résultats définitifs des élections municipales. Nous aurons perdu quelques mois, ce n’est pas très grave.

Envisageons le pire : que la tauromachie ne survive pas à l’infection - ce qui m’étonnerait, elle en a vu d’autres -. Dans ce cas, un lieu de mémoire serait d’autant plus obligatoire, pour l’histoire, le devoir de mémoire, l’enseignement et la transmission.  Un virus, fût-il féroce, va-t-il effacer des siècles d’afición ? Nous ne le laisserons pas faire. ¡No pasará!

Nous vous tiendrons informés de la suite de nos événements et actions.

Abrazo para todos.

Robert Régal, président

Mieux nous connaître et pourquoi pas nous rejoindre :renseignements sur le blog http://www.amismuseetaurinarles.com/

Tableau du haut : Pablo Picasso Arles, jour de corrida

 

Paul Hermé

soler 2017

Affiches / Cartels

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