Jeudi 06 Mai 2021
DIVAGATIONS DE PATRICE...

col20ph

Séville : Hôtel « Colón... »

 Comme un haïku...

De temps en temps

Les gin-tonics les reposent

De tant regarder la lune.

 

Dans l’hôtel fastueux

Un torero attend

Un ploc dans l'eau.

 

Sous le soleil du lustre de cristal

Grandissent

Les cornes.

 

Devant l’acajou du bar au néon

Sublime est celui

Qui ne sait rien.

 

De quelle señora en fleur

Je ne sais -

Mais quel parfum.

 

Aux lèvres blanches des serveuses gitanes

On devine que se lève

La brise du soir.

 

Du bas de l’escalier

Montent des voix de sacrilège

Avec quel regret je les écoute.

 

Il est transi

De pauvreté

Le becerrista assis sur les marches.

 

Manzanilla y tapita de caracol

Une corne courte, l’autre longue -

Qu’est-ce qui me trouble ?

 

Fauteuils en cuir des palabres

De farolillo en farolillo

La flamme se transmet.

 

Tables basses des connivences

Longues discussions entre eux

Rhum arrangé.  

 

Si vaine

Cette fin de journée de toros

À la couleur de l'abîme !

 

Rien ne dit

Dans le chant de la richesse

Qu’elle est près de sa fin.

Patrice Quiot

 

Paul Hermé

soler 2017

Affiches / Cartels

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