Jeudi 24 Juin 2021
DIVAGATIONS DE PATRICE

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Encens...

 Lisses les visages de cire ; sans ride ou presque.

Fines, les bouches sans commissures.

Droits, les nez et sombres les cheveux.

Sur la même latitude, s’arrêtent les yeux.

 

Lisses les costumes sans pli et sans arrogance, les cravates.

Métalliques, les alamares des princes arabes.

Le blanc et le noir illuminent le rouge qui le distingue.

Aristocratie du mat et des reflets.

 

Lisses les mains, épaisses et protectrices.

Elles inscrivent une géométrie de Sainte Trinité.

Une défie déjà l’enfer et les autres serrent dans leur paume les objets du châtiment.

Rien ni personne ne doit l’atteindre

 

Lisses aussi les trois palos.

Les deux grands n’ont pas d’origine.

Le plus petit n’a pas de fin.

Ils  l’encadrent.

 

Lisses encore, les deux puyas.

Les cordes paraissent des cierges nains.

L’acier gris accroche la lumière de la lune.

Elles éclairent le ciel.

 

Trois toreros dans une lumière de bougie.

Celui de gauche convoque.

Celui du milieu entre en oraison.

Celui de droite sait déjà.

 

Rien ne bouge.

 

La brosse de Joëlle Mariou a fixé le lisse de l’attente.

Et le noir.

Qui, comme la fumée de l’encens, vibre dangereusement.

Patrice Quiot

 

Paul Hermé

soler 2017

Affiches / Cartels

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