Dimanche 16 Mai 2021
PATRICE

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JR’s home...

JR fut torero.

Et l’est resté.

JR est artiste.

Et l’est toujours.

Sa maison est celle d’un torero devenu artiste.

Aucune faute de goût.

Un luxe de détails et une harmonie.

De belles choses.

Au mur, des tableaux qui racontent de secrètes histoires d’arène, des photos qui les attestent, des fleurs séchées du jeu du bouquet et les piments rouges d’une lointaine origine basque qu’un cheval en porcelaine noire ramené de Chine observe.

Au mur, dans une inquiétante retenue de gravité, gaufrés en clair et anneaux de cuivre à la base des cornes, deux bucranes de l’Afrique des sorciers contrastent avec l’opulence d’un miroir serti de coquillages et de pierreries.

Comme la pâleur d’un visage de patio de caballos qui réfute la luxuriance du traje de luces.

Dans un coin des vierges en crinoline, un crucifix de capilla de chambre d’hôtel et un galet du Rhône orné de rubans aux couleurs d’une «marque».

Au sol,  une guitare flamenca qui a bourlingué.

De la Moselle à Dubaï, du «Mas du Juge» des tamaris au Japon d’Hiroshima, du Courchevel des people, du Monaco et du Gstaad des milliardaires aux US de Malcolm X.

Voyage planétaire des accords de la rumba gitana de Lucas, de Canut, de Titi, de Nénes, de Patchaï et du regretté Marcel.

De la lune noire du désert d’Atacama aux plages des Saintes Marie de la Mer.

Tranquille, un enfant aux traits asiatiques joue sans bruit.

La lumière de Provence entre par la baie vitrée.

Des collines de Logroño les cendres d’une arrière-grand-mère le regardent.

Et celles de Pedro aussi.

Une señora blonde s’occupe en cuisine.

Dehors, une terrasse de plaisir et la grande table des amis de toujours.

En fond, des oliviers comme ceux de la Galilée du Christ, des vases d’Anduze alignés en paseo, l’eau d’une fontaine, les murs blancs d’une Espagne rêvée, des cyprès presque bleus, un porche maestrante, des graviers qui roulent sous les pieds et le ciel des arènes de Fourques.

Piscine des jours d’été.

Ceux de las seis y media à la pendule des plazas de toros, ceux des nuits des faldas de lunares et de musique des grillons.

Coche «Mercedes» qui rappelle les routes du «Coco», motos d’aventure urbaine et d’escapades dans les drailles.

Une borne de pierre romaine incrustée de motifs de cigales indique qu’on y est.

Le portail en fer brut s’ouvre dans un grincement de vie réussie.

«Le mas des Cigales».

JR’s home.

Un encanto arlésien.

La casa de un amigo.

Celle de Jules Romero, pardi !

Patrice Quiot

 

Paul Hermé

soler 2017

Affiches / Cartels

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