Mercredi 08 Février 2023
MIURA
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Miura et alternative : un tandem impossible...
 
Lors de l'annonce des cartels de la feria pascale 2020, une course a focalisé l'attention des aficionados : l'alternative du français Maxime Solera avec l'élevage Miura.
 
Quelques « docteurs es tauromachie », dont la ville regorge, ont déclaré d'une manière péremptoire : « Impossible, il n'y arrivera pas ! »
 
Il est à noter que si l'encaste choisi avait été Domecq ou apparenté, la sentence des mêmes maîtres aurait été « bien sûr, c'est facile ».
Pour cause de pandémie, le débat fut définitivement clos.
 
Le 21 août 2021 à Sanlúcar de Barrameda, Cristobal Reyes prendra l'alternative avec la devise de Zahariche.
 
A l'inverse de l'Hexagone, cette nouvelle déclenche un tsunami enthousiaste « tras los pireneos » !
 
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L'alternative donne l'ancienneté à celui qui passe le doctorat avec échanges des trastos au premier toro, et reprise de l'ordre de lidia au deuxième toro.
 
La première semble être celle du Chiclanero. José Candido Esposito le 25 mai 1756 à Madrid. Des mains de Diego Del Álamo et de Juan Esteller, le toro s'appelait Capitán (encaste Jijon).
 
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La ganadería de Miura fut créée en mai 1842 (origine Gallardo -Cabrera), son ancienneté à Madrid avril 1849.
 
Les alternatives et les confirmations sont peu nombreuses avec les toros de cet élevage.
 
Le XIXème siècle voit cinq alternatives avec la célèbre devise.
 
- Vicente García « Villaverde » le 13 juin 1864, à Madrid des mains de Francisco Arjona « Cuchares » - Toro Corneta.
 
- José Lineo « El Cirineo » le 30 mai 1869, Séville, Antonio Carmona « Gordito » et Manuel Fuentes « Bocanegra ».
 
- José Negrón « El Negri » le 31 mai 1872 à Marchena (Séville), Parrain Gordito (mano a mano).
 
- Antonio Arana Carmona « Jarana » le 12 octobre 1890 à Séville par Fernandez Gómez « El Gallo » (père de Rafael et Joselito) et Antonio Moreno Fernández « Lagartijillo ». Le toro de la cérémonie s'appelle « Pascual ».
 
–Ángel García de la Flor « Padilla » le 19 septembre 1897 à Madrid, par Luis Mazzantini et Francisco Bonar « Bonarillo », toro : Rabituerto.
 
Ce dernier maestro clôture le siècle, le vingtième sera plus prolifique.
 
- Antonio Moreno « Moreno de Alcalá » le 1er septembre 1907 au Puerto de Santa María par Rafael Molina Martinez « Lagartijo chico » (neveu du grand Lagartijo) et Diego Olivé Rodas « Morenito de Algesiras ».
 
- Joaquín Calero y Verdejo « Calerito » le 14 octobre 1910 à Zaragoza par Vicente Pastor « El Chico de la Blusa » et « El Gallo », le toro est « Vinatero ».
 
- Jaime Noaín González le 17 août 1931 à Bilbao de Nicamar Villalta et Jesús Solorzano (Mexique). Le basque coupera quatre oreilles, certaines sources annoncent également deux queues !
 
- José González López « Carnicerito de Mejico », l'aztèque deviendra matador de toros le 13 septembre 1931 à Murcia, Domingo Ortega, le témoin Jaime Noaín (sic).
 
- Melchior Lladò Capmany « Melchor Delmonte » natif de Palma de Mallorca. Dans sa ville, il prend le doctorat le 3 juillet 1932 de Fuente Bejarano et Manuel Martínez. Le toro se nomme « Prendero », il ne fut pas tué par le majorquin blessé. (1)
 
- Antonio Mejías Jiménez « Antonio Bienvenida » (Bienvenida VII), le 9 avril 1942 à Madrid , mano a mano avec son frère Pepe (Bienvenida VI), le toro s'appelle Cabileno.
 
- « Gitanillo Chico », Rafael Vega Humares, sa parenté avec Rafael et Curro Puya lui attribue aussi l'apodo « Gitanillo de Triana  Chico ». La cérémonie se déroule à Caranbanchel - Vista Alegre des mains de Jerónimo Pimentel et Octavio Martínez « Nacional » le 10 août 1952.
 
- Fermín Murillo Paz « Fermín Murillo », à Saragosse le 21 avril 1957, parrain Manuel Jiménez Díaz « Chicuelo II » et Jaime Ostos. Le récipiendaire coupe deux oreilles, le toro s'appelle « Bonito ».
 
Les confirmations à Madrid sont au nombre de neuf.
 
1874 Manuel Hermosilla Y llanera - Toro Espejito
 
1889 Juli Aparici - « Fabrillo »
 
1906 Manuel Mejias Rapelo - toro « Jabato »
 
1920 Ernesto Pastor Lavergne (portoricain)
 
1923 Enrique Cano « Gavira »
 
1929 Heriberto Garcia (mexicain) - « Viñadero »
 
1940 Diego León « Lainez »
 
1946 Luis Mata  Fransoy - toro Carteremo
 
1948 Cayetano Ordoñez Araujo (frère d'Antonio) - toro Aguilito
 
1994 Domingo Valderrama - toro Bandolero
 
Ce Panthéon est une réponse cinglante et implacable aux aficionados trop cartésiens.
 
Suerte à Cristobal Reyes…
 
Lundi 16 août 2021
 
Jacques Lanfranchi « El Kallista »
 
(1) Il en fut de même pour Lionel Rouf « Morenito de Nîmes », blessé, il ne put tuer son toro Ratero, de Viento Verde.
 
Bibliographie :
 
–El Cossío - José María de Cossío (1943)
 
–La fiesta brava en Mejico Y España - Heriberto Lanfranchi (1978)
 
–Miura - JP Darracq « El Tío Pepe » 1991
 
–Site Associacion Toreo en red hondo 2020
 
–Site Revista Grada 2020
 
Photos DR
 
photo 3 : l'Alternative de Léo Lelée 1913, in Impressions de Toreros de J de Hermoso.