Dimanche 05 Décembre 2021
PATRICE
Mercredi, 06 Octobre 2021
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Mescladis de nombre y apelido…
 
José Antonio Morante Camacho ;
 
José María Dols Samper ;
 
Francisco Camino Sánchez ;
 
Consuelo Cintrón Verril ; 
 
José Tomás Román Martín ;
 
María Salomé Rodríguez Tripiana ;
 
Francisco José Ureña Valero ;
 
Pablo Aguado Lucena ;
 
Manuel Laureano Rodríguez Sánche …
 
…. En Espagne, les gens ont deux noms de famille et un prénom soit simple, comme Juan, ou composé, tel que Juan Pablo.
 
Néanmoins, dans le prénom composé, Pablo n'est pas un deuxième prénom (concept inexistant en Espagne), mais fait bien partie du prénom Juan Pablo.
 
Traditionnellement, le premier nom de famille est le premier du père (apelido paterno), suivi du premier de la mère (apelido materno).
 
Les lois contemporaines sur l'égalité des sexes permettent la transposition des composants du nom de famille, à condition que tous les enfants d'un même foyer soient nommés identiquement, nom qui sera inscrit dans le Registro Civil ; et là encore, il existe des exceptions légales.
 
Par conséquent, on parle de José Antonio Calderón Barras en tant que Señor Calderón et non Señor Barras, parce que Calderón est son nom paternel.
 
Parmi les anglophones, certains Espagnols adoptent le trait d’union pour lier les composants de leur nom de famille, pour éviter toute confusion, comme : M. José Antonio Calderón-Barras.
 
À noter qu'un tel assemblage des noms de famille par le trait d’union, tel que le cas de Súarez-Llanos, n’est pas une marque de noblesse.
 
Les parents choisissent le prénom de leur enfant, qui doit être inscrit dans le Registro Civil pour établir son identité légale.
 
Moyennant quelques restrictions, les parents peuvent choisir un prénom à leur guise, le plus souvent selon leur goût, ou en l'honneur d'un parent, ou choisi dans la liste des saints catholiques, ou de noms traditionnels de l'Espagne.
 
La législation espagnole sous Francisco Franco avait limité la possibilité de nommage aux prénoms chrétiens (Jésus, Marie, Joseph, etc…) et aux noms espagnols typiques (Antonio, Laura, etc.).
 
De nos jours, la seule limitation qui reste est celle de la protection de la dignité de l'enfant, à qui ne peut être imposé un prénom qui le diminuerait auprès des autres, ni qui soit offensif au public.
 
Par exemple, des limitations sur variantes de diminutif, familières, non reconnues en tant qu'un prénom, et sur « ceux qui prêtent l'identification à confusion, et ceux qui induisent en erreur dans son ensemble quant au sexe [de l'enfant] » ; toutefois, la loi actuelle 3/2007 : Identidad de género (« Identité du genre ») accepte désormais les diminutifs.
 
Les filles catholiques étaient souvent prénommées María, en l'honneur de la vierge Marie, en ajoutant en suffixe, soit le nom d'un lieu saint ou d'un sanctuaire, soit d'un concept religieux.
 
Dans la vie de tous les jours, ces femmes omettent le préfixe nominal encombrant "María de la…" et se servent de la partie suffixe de leur prénom composé comme identité publique, sauf dans les affaires administratives, juridiques, et solennelles.
 
Par conséquent, les filles qui portent les prénoms mariaux María de los Ángeles, María del Pilar et María de la Luz se font souvent appeler Ángeles, Pilar et Luz.
 
Cependant, toutes peuvent être appelées familièrement María.
 
De même les parents peuvent baptiser une fille d'un simple “María” sans autre spécificité.
 
De même, le prénom officiel d'un garçon peut inclure María, lorsque précédé d'un nom masculin, comme José María Aznar ; à l'inverse, le prénom officiel d'une fille peut être María José ce qui devient familièrement Marijosé. 
 
Enfin, le prénom María est souvent abrégé en M. (José M. Aznar), Ma. (José Ma. Aznar), ou Mª (José Mª Morelos).
 
Le Registro Civil enregistre officiellement l'identité d'un enfant en un prénom (simple ou composé) et les deux noms de famille ; toutefois, un enfant peut être baptisé de plusieurs prénoms, comme le fils de l'infante Elena, Felipe Juan Froilán de Marichalar y de Borbón ; cependant, de tels nommages sont généralement pratique royale et de noblesse, sans sanction légale.
 
En Espagne, lors du mariage, la femme ne change pas ses noms pour prendre ceux de son mari, vu que la coutume espagnole ne connaît pas le concept de nom de jeune fille.
 
Ainsi, lorsque Leocadia Blanco Álvarez épouse Pedro Pérez Montilla, elle conserve son nom original Leocadia Blanco Álvarez.
 
Dans le chapitre V de la 2e partie du classique Don Quixote (1605, 1615), Teresa Panza aborde ce sujet en rappelant à son époux Sancho que l’on devrait s’adresser à elle comme Teresa Cascajo, par son patronyme, et non pas son nom d’épouse :
 
« Thérèse on m’a nommée en me jetant l’eau du baptême ; c’est un nom tout uni, sans allonge et sans broderie ; on appelle mon père Cascajo, et moi, parce que je suis votre femme, Thérèse Panza, et en bonne conscience on devrait m’appeler Thérèse Cascajo ; mais ainsi se font les lois. »
 
Dans la transmission générationnelle des noms de famille, la préséance du nom paternel élimine par la suite le nom maternel de la lignée familiale.
 
Toutefois, le droit contemporain assure l'égalité des sexes en permettant la transposition du nom de famille maternel à la première place, mais la majorité suit l'ordre traditionnel patronyme-matronyme.
 
Ainsi, la fille et le fils d'Ángela López Sáenz et de Tomás Portillo Blanco pourraient être Laura Portillo López et Pedro Portillo López, quoiqu'ils pourraient aussi se nommer Laura López Portillo et Pedro López Portillo.
 
Quel que soit le choix fait par la famille, tous leurs enfants doivent conserver le même ordre adopté au départ, une fois inscrit dans le Registre civil.
 
La transmission du patronyme n'a pas toujours été la norme : jusqu'au milieu du XVIIIe siècle, les sociétés hispanophones pratiquaient la transmission du matronyme, baptisaient les enfants du nom de famille maternel, et parfois, dotaient l'enfant du nom de famille d'un grand-parent (pourtant porté par aucun des deux parents) pour le prestige, ou dans un but intéressé, flattant la matriarche ou le patriarche dans l'espoir d'hériter de ses terres.
 
Comme pour les noms catalans, la coutume espagnole inclut l'option de joindre les noms de famille avec la conjonction y par exemple José Ortega y Gasset et Tomás Portillo y Blanco, un usage aristocratique ancien ; les noms catalans utilisant i à la place de y.
 
Tous les noms de famille ne sont pas d'un seul mot ; un tel usage de jointure est commun aux noms doublés (matronyme-patronyme), les noms composés ancestraux légués aux générations qui suivent - surtout quand le nom paternel ne se distingue pas socialement, comme l'ex-maire de Madrid José María Álvarez del Manzano y López del Hierro, dont le nom contient un prénom composé (José María) et deux noms de famille composés (Álvarez del Manzano et López del Hierro).
 
Dans le cas de bâtardise - lorsque le père est inconnu, ou bien refuse de reconnaitre la parenté - l'enfant porte les noms de sa mère ; donc, si María López Sáenz met au monde un fils José, d'un tel homme, les noms de famille du garçon seraient López et Sáenz, d'où il serait José López Sáenz.
 
À l'occasion, quelqu'un doté d'un patronyme quelconque et d'un nom matronyme inhabituel peut devenir connu sous le nom maternel, comme l'artiste Picasso (Pablo Ruiz Picasso), le poète Lorca (Federico García Lorca), et le politicien Zapatero (José Luis Rodríguez Zapatero).
 
D'une manière inverse, l'écrivain uruguayen Eduardo Hughes Galeano est connu sous le nom Galeano (son matronyme), parce que son patronyme anglais “Hughes” n'est pas espagnol, bien que, lorsqu'enfant, il lui arrivait de signer son nom Eduardo Gius, une approximation phonétique espagnole de l'anglais “Hughes”.
 
Sources :
 
« Système traditionnel des noms espagnols/Système onomastique et reflet social dans le domaine espagnol »
 
Patrice Quiot
 
 

Paul Hermé

soler 2017

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