Lundi 27 Juin 2022
PATRICE
Lundi, 20 Juin 2022
capea20ph
 
Pedro Gutiérez Moya : La joie de vivre...
 
 Torero de ma jeunesse.
 
Torero de mes vingt ans.
 
 
 
Torero de liberté.
 
Dans l’insouciance de mes cheveux longs.
 
 
 
Torero d’une respiration.
 
A se faire éclater les poumons.
 
 
 
Des passes.
 
Rondes.
 
 
 
Longues.
 
Souriantes.
 
 
 
Gourmandes.
 
Comme une omelette d’asperges sauvages.
 
 
 
Fraîches.
 
Comme une menthe à l’eau.
 
 
 
Des passes.
 
Pour croquer la vie.
 
 
 
Avec.
 
Une tendresse goulue.
 
 
 
Un toreo.
 
D’estrambord.
 
 
 
De plaisir.
 
Simple.
 
 
 
Populaire.
 
Généreux.
 
 
 
Un toreo.
 
De sourires.
 
 
 
Un toreo.
 
De franchise.
 
 
 
Un toreo.
 
De liberté.
 
 
 
Et de clins d’œil.
 
A la vie.
 
 
 
Une muleta.
 
Toujours déjà là.
 
 
 
Et son pico.
 
Qui devenait grandiose.
 
 
 
Un duchón.
 
De juventud.
 
 
 
Un « Niño »
 
Qui m’enchantait.
 
 
 
Dans ses trajes.
 
Aux couleurs si vives.
 
 
 
Quand les Gauloises.
 
Valaient 90 centimes.
 
 
 
Le long du Victor.
 
En pattes’d’eph.
 
 
 
Il m’accompagnait.
 
Et m’ouvrait les portes.
 
 
 
Des plaisirs simples.
 
Des amphis dès que s’ouvraient les grilles.
 
 
 
Avec la gourde.
 
Aux trois Z en bandoulière.
 
 
 
Bien avant.
 
Et beaucoup mieux.
 
 
 
Que Bergamín.
 
Et Cela.
 
 
 
Avec les Atanasio.
 
Et les Galache.
 
 
 
Un bonheur.
 
D’arène pailletée.
 
 
 
Du sable.
 
De l’Espiguette.
 
 
 
Et des baisers.
 
De plage.
 
 
 
Et à Guijuelo.
 
Ce dimanche 19 août.
 
 
 
Pour le cinquantenaire.
 
De son alternative.
 
 
 
Le «Niño» a fait une fois de plus un carton plein.
 
Et une majorité absolue.
 
 
 
D’éternelle jeunesse.
 
Et de merveilleuse joie de vivre.
 
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Datos 
 
Pedro Gutiérrez Moya, « El Niño de la Capea », né le 17 septembre 1952 à Salamanque.
 
« El Niño de la Capea » doit son apodo au nom de l’école taurine La Capea de Salamanque où il est entré à l'âge de quatorze ans pour apprendre le toreo. Il revêt son premier habit de lumières à Salamanque le 3 mai 1969.
 
Il reste dans l'histoire comme un des grands maestros du XXe siècle, accumulant dès ses premières novilladas piquées un nombre important de trophées. Cependant, alors qu'il connaît le meilleur moment de sa carrière, il décide d'arrêter le 12 septembre 1988 au cours de la feria dans sa ville natale. Ce jour-là, il reçoit deux oreilles et une queue.
 
Il fait un retour le 31 mars 1991 à Málaga qui relance sa carrière. Mais il y met de nouveau un point final à Mexico le 5 février 1995
 
Depuis sa retraite en 1995, il se consacre à son élevage de taureaux de combat..
 
Débuts en public : Salamanque le 3 mai 1969.
 
Débuts en novillada avec picadors : Salamanque le 17 juillet 1970 aux côtés de Paco Núñez et José Ortegón. Novillos de Luis Higinio Severino.
 
Présentation à Madrid: 11 juin 1971 aux côtés de Ángel Rodríguez et Julio Robles. Novillos de de Juan Pedro Domecq.
 
Alternative: Bilbao (Espagne, province de Biscaye ) le 19 juin 1972. Parrain, Paco Camino ; témoin, « Paquirri ». Toros de Lisardo Sánchez.
 
Confirmation d’alternative à Madrid: 21 juin 1973. Parrain, Palomo Linares ; témoin, « Paquirri ». Toros d’Atanasio Fernández.
 
Premier de l’escalafón en 1973, 1975, 1976, 1978, 1979 et 1981.
 
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(NDLR : A l’issue de cette ultime corrida de Guijuelo, les petits-enfants du Niño de la Capea sont entrés en piste pour lui couper la coleta, geste ô combien symbolique qui lui a provoqué une forte émotion bien compréhensible…)
 
(Communiqué)
 
 

Paul Hermé

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