Vendredi 02 Décembre 2022
DAX
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Luque termine son « enceronna » en graciant un La Quinta…
 
Troisième corrida de feria, arènes pratiquement combles, soleil et trombe d’eau à la fin. Deux heures trente-cinq de spectacle. Six toros de La Quinta, tous typés Santa Coloma, de 490 à 520 kilos chez l’éleveur, tous deux piques prises avec bravoure et tous toréables malgré les difficultés.
 
Daniel Luque (blanc et or souligné de noir) : Au premier, une entière, un descabello, avis, une oreille, au deuxième, une entière, salut ; au troisième, une entière silence ; au quatrième, une entière deux oreilles et vuelta au toro ; au cinquième, une entière, deux oreilles et la queue, vuelta au toro ; au dernier, toro gracié.
 
Président Franck Lanati assisté de Benoît Dassé et Mathieu Lassalle.
 
Marco Leal et Blanco Utrera applaudis aux banderilles, sobresaliente Jérémy Banty et Miguel Ángel Sánchez.
 
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Cette rencontre entre un homme et six toros de La Quinta ce fut un peu tout, de l’héroïsme, de la bravoure et une version taurine de « Chantons sous la pluie ». Alors que se terminait la lidia du quatrième et que l’on pensait que Daniel Luque avait tout dit, un abat d’eau entre orage et petit déluge noya en partie les arènes, provoquant chant et danse de joie de la part des aficionados souffrant de la chaleur depuis deux jours. Vu l’état de la piste, on était proche de suspendre, Luque voulait continuer comme s’il pressentait que quelques chose de grand allait se dérouler…
 
Et lorsque sortit « Sardinero », on se trouva face à un solide combattant. Luque lui servit une faena dominatrice, mais débordante de temple et d’harmonie. En quelque minutes, sans besoin d’insistance, le mouchoir jaillit du palco. Un indulto clôturait cette immense geste ou Luque avait triomphé de bout en bout.
 
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Tout avait commencé par une belle faena, harmonieuse et lente avec « Pintura ». Déja un modèle, une véritable anthologie de la tauromachie. Puis on a eu l’impression que la rencontre sombrait dans une certaine monotonie. Il n’y avait guère de trouvaille, du beau mais du banal. Mais soudainement, tout se réveilla avec « Farolito » quatrième toro de l’après-midi. D’abord un beau comportement face au cheval avec une longue charge. Suivait un peu de classicisme sur la gauche avec une muleta très basse. Puis s’enchaînèrent diverses séries. Le toro revenait sans cesse dans la muleta. Le deuxième souffle était trouvé.
 
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Dès lors, ce ne fut qu’une spirale ascendante… Tout d’abord au cinquième toro où Daniel Luque « inventa » pratiquement son adversaire. Plus la faena avançait, plus il le faisait charger, même si l’on pensait l’animal arrêté et vidé. En en tirant le maximum, il lui offrit une vuelta. C’est alors au cours de la vuelta qu’une sérieuse averse noya la piste. La suite, ce fut le point d’orgue de cette course, où Luque s’est débarrassé de cinq de ses six ses adversaires en une seule estocade. Un lot de La Quinta parfait de présentation, de grande mobilité, bravoure avec un fond de noblesse que Luque sut parfaitement révéler.
 
Jean-Michel Dussol
 
Matin : Tristan Barroso (une oreille) remporte le concours des novilladas…
 
Novillada sans picador, matinée ensoleillée et chaude. Cinq novillos de « La Espera » bien présentés et mobiles. Tous toréables, certains présentant quelques difficultés.
 
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Tristan Barroso (rouge et or) : au premier, une entière, vuelta au quatrième (finale) une entière, un descabello, avis, une oreille.
 
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Manuel Romn (blanc et or : au deuxième, une demi-lame, deux pinchazos et sept descabellos, vuelta ; au cinquième (finale), un quart de lame, trois pinchazos, un descabello, avis, salut et ovation.
 
Cristiano Torres (rose et argent), au troisième, un pinchazo, trois quart de lame, et deux descabellos, vuelta.
 
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Pierre Vidal
Photos : Bertrand Caritey
 

Paul Hermé

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