Jeudi 02 Février 2023
CÉSAR
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Entrée à l’Ecole Taurine de Béziers Méditerranée de César « El Quitos »…
 
C’est désormais acté, le jeune franco-mexicain César « El Quitos » va intégrer cette école taurine dirigée par Tomas Cerqueira. Un accord est intervenu et pour lui, ce sera l’occasion de s’affirmer lors des prochaines échéances de la temporada 2023 avant de passer en novillada piquée.
 
Un accord a été scellé entre les différents protagonistes, le novillero, Tomas, mais aussi Serge Alméras qui sera à ses côtés lors de ses diverses prestations. 
 
Les ayant tous rencontrés récemment, j’ai pu m’entretenir avec chacun d’entre eux afin qu’ils me livrent leurs impressions sur leur fonctionnement…
 
TOMAS CERQUEIRA
 
« L’école taurine de Béziers n’avait pas actuellement de jeune capable de la représenter dans des arènes de première catégorie, c’est pourquoi nous avons choisi César Fernández, le fils du maestro mexicain « El Quitos » pour la temporada 2023.
 
On peut dire déjà, même si rien n’est encore définitivement arrêté, qu’il devrait se produire dans des arènes comme Valencia, Séville, Arles, Béziers et quelques autres… C’est un jeune torero en qui on croit beaucoup qui sera soutenu par Serge Alméras, avec qui il y a déjà une belle entente. Il sera là pour lui donner un coup de mains et pour l’accompagner et globalement, dès qu’il le pourra, il sera parmi nous.
 
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Pour tout dire, il y avait d’autres jeunes qui souhaitaient intégrer l’école, dont je tairai les noms mais ils se reconnaitront. En outre, nous avons Luis Torrez, qui a fait l’effort de perdre quinze kilos, mais qui n’a pas encore la capacité technique pour représenter l’école au plus haut niveau de la catégorie. Mais bien évidemment, c’est lui qui représentera l’école dans les arènes de la catégorie inférieure, comme Boujan, Antequera.... On a toujours fonctionné comme ça pour que les toreros se fassent et qu’ils montent en catégorie quand ils ont acquis la technique et la maturité suffisantes, en espérant que Luis puisse évoluer pour qu’en 2024, il prenne la place que César va occuper l’année prochaine. 
 
J’en profite pour souhaiter bonne chance à Lenny Martin qui a fréquenté l’école pendant quatre ans et qu’on a décidé d’envoyer tenter sa chance en Espagne, plus précisément à l’école taurine de Badajoz !
 
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Pour revenir à Béziers, il y aussi quelques jeunes qui montent, comme Esteban qui a une personnalité importante et en qui je crois beaucoup. A ce jour, il a toréé à cinq reprises et il a été bien les cinq fois ! 
 
Pour 2023, l’école taurine retrouvera les deux novilladas de quatre, comme à chaque fois pour la feria depuis vingt ans, et j’en profite pour remercier l’empresa pour son soutien. En outre, depuis l’an passé, l’école taurine de Béziers coorganise la novillada non piquée de Boujan. »
 
SERGE ALMÉRAS
 
« Notre rencontre s’est produite par hasard, lors d’un sorteo en Espagne. César est venu me dire qu’il lui manquait une paire de non piquées pour passer dans la catégorie supérieure. L’approche s’est bien passée et je lui ai alors assuré que j’allais voir ce que je pouvais faire pour lui. Tous les professionnels qui m’en ont parlé m’en ont dit du bien et par le biais de Julien Merenciano qui l’accompagne au campo et qui s’entraine beaucoup avec lui, il y avait une opportunité de le faire entrer dans une fiesta campera. J’ai contacté Philippe Michel, Président de Col y Toros, c’est ainsi qu’il a pu aller chez François André. Je ne pouvais pas y assister, mais tous les retours que j’ai eus concordaient dans le sens où il avait été bien. C’était en milieu d’été, puis le CT de Caveirac présidé par Christian Martin a organisé un tentadero, deux vaches ont été réservées pour César. Elles sont sorties compliquées, mais Denis Loré qui l’a bien conseillé lui a trouvé pas mal de qualités.
 
Ensuite, les choses se sont enchainées, on a gardé un très bon contact et j’ai pu le faire engager pour un festival chez Albaserrada où ça s’est bien passé, César montrant beaucoup d’envie. Dans les toros, on ne fait pas l’unanimité, mais tous les professionnels présents m’en ont dit du bien, ce qui était pour moi le plus important.
 
Entre temps, j’avais appelé Robert Margé, un ami de longue date qui m’avait proposé de venir visiter sa ganadería andalouse, Ave María, et me trouvant dans les parages, j’y suis allé avec César pour qui il a mis deux vaches. Grâce à Robert, j’ai connu beaucoup de choses dans les toros, il m’a ouvert pas mal de portes, ce en quoi je lui suis très reconnaissant. Pour revenir à ce tentadero, ça s’est très bien passé et en partant, il m’a dit que le jeune lui avait plu, notamment sur une vache qui avait beaucoup de race. Nous en avons déduit que le chemin serait encore long, certes, mais que César avait un potentiel, le passage en piquée n’étant pas d’actualité pour le moment. Nous sommes repartis avec le cœur rempli d’illusion, son comportement lors de ce tentadero me confortant dans l’idée qu’avec un travail assidu au sein d’une école taurine, il aurait tout pour progresser.
 
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C’est un garçon intelligent, cultivé, qui est à l’écoute et si un jour il faut faire un très long trajet pour toréer une vache, il est certain qu’il ne rechignera pas à se déplacer ! Il a une aficion débordante et quelque chose qui ne s’apprend pas, du courage. J’en ai parlé avec Lolo de Camas, qui est très proche de son père et qui me disait que des choses primordiales dans les toros étaient le courage et l’envie. Pour moi, c’est ce que possède César, c’est pourquoi je pense qu’il devrait faire partie des révélations de l’année prochaine en novillada non piquée. 
 
L’histoire de César me fait un peu penser à celle d’Olivier Mageste à Madrid qui un jour a découvert Fernando Cruz à la Casa de Campo alors qu’il s’entrainait. Il lui avait trouvé des qualités, à l’époque on en avait parlé un peu ensemble. Tout le monde connait son parcours et je pense que César fait partie de ces toreros qui sont dans l’ombre et qui un jour peuvent atteindre la lumière.
 
J’ajoute qu’à partir du moment où il va rentrer à l’école de Béziers, je ne vais surtout pas me mêler des décisions et du fonctionnement de cette structure. Je ne tiens pas à mettre mon grain de sel, étant précisé que j’ai d’excellents contacts avec Tomas en qui je fais entière confiance, on s’est déjà beaucoup aidé mutuellement et on va continuer à le faire… »
 
CÉSAR « EL QUITOS »
 
« Je n’ai pas eu trop d’occasions de toréer en non piquée, d’ailleurs je ne me suis pas encore présenté officiellement en France. J’ai cherché des opportunités un peu partout, sans trop de résultat, et par un concours de circonstances j’ai rencontré Serge, avec qui le courant est très rapidement passé. Evidemment, je suis très heureux qu’il ait décidé de me donner un coup de mains.
 
Jusqu’à présent, je n’ai jamais eu en hiver une saison à peu près arrangée, alors que là, des perspectives d’engagement se dessinent. Un torero ne demande que ça et de savoir que j’aurai quelques dates m’encourage encore plus à m’entrainer pour être prêt lors des opportunités.
 
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Par ailleurs, je suis très content de rejoindre l’école de Béziers car ça va m’ouvrir pas mal de portes, en plus de ce que Serge va pouvoir aussi m’offrir. C’est bien ce que je demandais, qu’on me permette d’avoir quelques opportunités, ce qui n’avait jamais été le cas jusqu’à présent. 
 
On sait de qui je viens et avec mon père, ça peut être considéré comme un avantage, mais il a laissé la barre très haute, ce qui constituera pour moi un sacré challenge ! J’ai un objectif, c’est l’espoir de faire encore mieux que lui, mais ça va être très compliqué, c’est le temps qui le dira…
 
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Jusqu’à présent, ce qui m’importait en premier lieu, c’était d’être engagé, l’appellation importait peu. Mais maintenant, j’aimerais qu’on emploie exclusivement celle de : César « El Quitos » ! Ça me fait énormément plaisir d’avoir reçu cet héritage et je ferai évidemment tout pour en être digne… »