Dimanche 17 Décembre 2017
Reportages Torofiesta : Toreros - Novilleros - Rejoneadores...
Antonio Barrera : Toujours prêt à lutter pour avancer…

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Revenu d’Amérique avec quelques côtes touchées, Antonio Barrera va mieux. Il a repris l’entraînement et compte rapidement être prêt pour les prochains contrats qui l’attendent…

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Thomas Cerqueira : A l’aube d’une saison déterminante…

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En voilà bien un qui sait conjuguer le verbe bouger sur le bout des doigts… et de la muleta ! Biterrois d’origine, Thomas Cerqueira a déjà fait pas mal de chemin et même traversé l’Atlantique pour assouvir sa passion et parvenir à réaliser son rêve : devenir matador de toros…

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Après une année passée au Mexique, où il a pu toréer dans les plus grandes arènes, Thomas est revenu dans sa ville natale… avant de repartir pour Salamanque afin de peaufiner sa préparation dans le Campo Charro. Rencontré à Béziers en compagnie de son apoderado, Francis Andreu, Thomas est revenu sur ses débuts et m’a confié les espoirs qu’il met dans la saison à venir…

 

- Thomas, on jette un coup d’œil dans le rétro ?
- Oui… Je suis né le 30 janvier 1989 ici, à Béziers, et mon aficion est venue alors que j’étais encore très jeune puisqu’à l’âge de quatre ans, mes parents m’emmenaient aux arènes pour voir les corridas. J’ai été alors inscrit à l’école taurine de Béziers, qui a tenu le coup jusqu’à ce que j’aie neuf-dix ans, puis quand l’école a fermé, j’ai continué à m’entraîner avec Philippe Gourou qui était l’entraîneur de cette école. Quand j’ai eu quatorze ans, l’école a ouvert à nouveau par Didier Bresson et tout a recommencé là, les capéas, les becerradas puis les non piquées…

 

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- Quand as-tu porté le costume de lumières pour la première fois ?
- C’était en 2005 pour une demi-finale de Graines de Toreros à Générac. Mes véritables débuts en sans picadors, c’était l’année suivante, à Soria, et j’en garde un excellent souvenir car l’arène était remplie de peñas, il y avait une ambiance formidable. Ensuite, pour mes débuts en France, je suis allé à Bayonne pour le 14 juillet 2006, et j’ai toréé un peu plus de deux ans en novilladas non piquées avant mes débuts avec picadors à Carcassonne le 21 août 2008 avec Román Pérez et un rejoneador, Pedro Calero. Malheureusement, je n’ai pas pu toréer jusqu’au 15 août 2009 à Béziers et vu que je n’avais plus de contrats après cette novillada, j’ai alors décidé de partir au Mexique…

                                                      

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- Une décision qui n’est pas banale pour un jeune torero français… Comment ça s’est passé là-bas ?
- J’avais l’appui de El Cala, un imprésario mexicain, père du matador Calita, avec qui j’avais vécu deux ou trois mois à Séville. Au Mexique, je n’ai pas regretté ma décision, autant pour le côté aventure personnelle que taurine. J’ai vécu seul et j’ai dû me débrouiller, même si El Cala m’a aidé. Ça m’a permis de connaître des gens, d’évoluer, et de pouvoir aussi toréer dans de grandes arènes, comme celle de Mexico, Querétaro… Je suis revenu en France il y a trois mois, juste avant le festival que j’ai toréé à Béziers, et c’est à ce moment que j’ai rencontré Francis Andreu avec qui j’étais déjà en contact, et finalement, ça s’est concrétisé.

 

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- Justement, j’ai l’impression que la temporada qui arrive va être déterminante pour toi, non ?
- C’est la première saison où j’ai vraiment l’impression qu’on me donne ma chance car avant, même si j’ai eu quelques opportunités, je me sentais en retrait et ne ressentais pas l’ambiance comme je peux la ressentir actuellement. Je suis davantage en confiance, je sens qu’on va m’offrir cette chance, ce sera difficile, mais je me prépare en conséquence. Mon apoderado a contacté pas mal d’empresas et j’espère que ça va déboucher sur des contrats. Je ne peux pas m’avancer, mais il est évident que j’aimerais bien avoir quelques courses, en France comme en Espagne, pour me faire une place.

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 - Comment te prépares-tu ?
- Ma principale préparation se déroule en Espagne, je vais partir en Espagne, dans le Campo Charro où mon apoderado a prévu quelques tentaderos. Avec d’autres toreros, on va courir le matin, on fait aussi du fronton et du salon… et j’aime bien aussi aller à la piscine. Le mois dernier, j’y étais déjà et j’ai pu participer à trois tentaderos et j’ai tué deux toros. Pour décembre, qui est un moi creux, c’était déjà bien…

 

 

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- Lors de ton entraînement, y a-t-il des points sur lesquels tu insistes plus particulièrement ? ?
- Je me remets toujours en question et il ne faut pas oublier que je suis encore en phase d’apprentissage, on en apprend tous les jours et c’est ce qui te fait progresser. Il faut que je travaille encore de salon pour peaufiner les attitudes et mettre en pratique les conseils qui me sont donnés par les plus expérimentés.

 

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- Tu as des modèles dans le toreo ?
- El Juli et Manzanares ! Pour moi, Manzanares est un grand interprète du toreo pur, je préfère cette lignée qui correspond plus à ce que je ressens. Quant à El Juli, ça fait douze ans qu’il est là et on dirait qu’il débute, son caractère est un exemple pour tout le monde, c’est certainement celui qui connait le plus les toros et qui a le plus de passion…

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                                      L’avis de Francis Andreu, apoderado de Thomas Cerqueira…

"Je connais Thomas depuis pas mal d’années, je suis Biterrois comme lui, je l’ai vu lors de ses débuts sans picadors, j’avais même eu l’intention de l’aider dans sa phase de transition, mais les circonstances ont fait que ça n’a pas pu alors se faire… Les efforts qu’il a consentis en partant au Mexique, sa volonté de s’affirmer et d’y arriver, tout ça a fini par me convaincre de m’occuper de lui. Thomas doit résoudre les problèmes dans un ruedo et moi, je suis là pour les résoudre au quotidien !

Je suis dans le monde taurin depuis une vingtaine d’années, j’utilise mes relations pour permettre à Thomas de se préparer dans de bonnes conditions. Je suis aussi derrière lui pour le mettre en contact avec des personnes susceptibles aussi de l’aider et de l’accompagner dans sa préparation en espérant que les gens à qui j’ai rendu des services à l’époque ont un peu de mémoire et sachent renvoyer l’ascenseur !

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L’objectif pour la prochaine saison, c’est évidemment que Thomas s’améliore encore, il en a besoin, comme les autres d’ailleurs, et ensuite qu’il puisse toréer autour de vingt novilladas dans de bonnes conditions. Il a déjà un certain bagage, il l’a prouvé, il lui manque encore un peu plus d’oficio, mais ça va s’estomper cette année et quand l’opportunité se présentera, j’essaierai de lui faire prendre une alternative de qualité. Quand et où ? On ne sait jamais, ce sont les circonstances qui décideront… Ça passe par ses capacités à démontrer qu’il est « puesto », et dans ce cas, avec ses qualités qu’il a déjà démontrées, j’aimerais qu’il soit colloqué dans un cartel de qualité où il pourra exposer sa tauromachie.

Thomas a disparu du marché européen pendant un an et demi, il lui faut reprendre le contact et prouver à nouveau que ses ambitions sont à la hauteur de son toreo. Il lui faudra par exemple prouver que ce qu’il a été capable de faire au Mexique, il est à présent capable de le refaire chez nous avec un toro un peu différent. Les résultats le diront, il lui faut reconquérir ce monde taurin et ce public espagnol et français, et à partir de là, tout est possible…"

Effectivement, tout est possible… Avec les ganas qu’il manifeste et son sérieux dans la préparation, on peut raisonnablement penser que Thomas va vivre une nouvelle aventure positive, celle qui lui permettrait de s’affirmer et d’aller de l’avant… jusqu’à la dernière marche. En tout cas, Torofiesta lui souhaite, ainsi qu’à son apoderado, une excellente temporada 2011. Evidemment, on suivra ça de près…

 

 
Clin d’œil à un maestro qui nous a tant manqué…

A l'orée de cette temporada 2011, on ne peut que souhaiter le retour de José Tomás dans les ruedos.

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Pour l'heure, quelques images de son retour triomphal à Barcelone en juin 2007...

 



Paul Hermé

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